Sens et extra sens ?

septembre 28th, 2016

3843669003Après avoir envisagé les cinq sens ordinairement reconnus par les physiologistes, puis les 5+n sens du vivant en général quand on en diversifie certains, la quête serait incomplète si l’on n’envisageait pas l’étude d’un domaine que l’on qualifie tout simplement d’extrasensoriel. Parce qu’il se situe au delà du sensoriel, parce qu’il est mal défini il est loin de faire l’unanimité. Parce que  la science est garante de vérité, l’idée est venue qu’une preuve de son existence devait s’appuyer sur la dite science, partant de cette idée curieuse sinon absurde, à moins qu’il ne s’agisse de donner un simple exemple d’oxymore, que ce qui n’est pas scientifique peut s’expliquer par la science ! Toujours est-il que Joseph Banks Rhine,  botaniste de profession, fut le premier à appliquer à l’étude de la télépathie, une approche qui se voulait plus rigoureuse parce que basée sur l’utilisation de tests statistiques (ESP on Trial, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46814/title/ESP-on-Trial/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=34880620&_hsenc=p2ANqtz-9-hmxzwNxk-nEeI812itG3683-4Y7GCftGBHykKYzyxpMmnOLnBSt-mBbIAUbe0hAOi6EURFZ7l6_YRzVQeUDMqNFL7w&_hsmi=34880620). Si la transmission de pensée est un thème rebattu de la science fiction, elle fait aussi appel à l’idée selon laquelle il fut un temps où le règne du vivant n’était qu’un, chacun comprenant l’autre et s’en faisant comprendre, humain comme animal. Mais il est aussi supposé que cette extra perception pouvait soit appartenir au passé soit pourra appartenir au futur  ! Entre ces deux extrêmes, d’aucuns admettent l’existence d’individus qui posséderaient cette faculté. Et cette idée est si solidement implantée que nombre d’artistes s’en sont emparés avec succès. La question que l’on peut se poser n’est donc pas de chercher une preuve scientifique à l’existence de la télépathie mais plutôt la suivante : pourquoi la télépathie est-elle si attractive qu’il faille prouver sa réalité et donc à quel besoin humain intemporel correspond-elle ? Peut-être l’humanité ne s’est-elle pas encore débarrassée de son désir fondamental d’irrationalité d’où l’ambiguïté de prouver scientifiquement l’irrationnel !

 

To begin with …….

septembre 22nd, 2016

756603Multivers et/ou création divine, là est la question . Depuis déjà bien longtemps l’Eglise a entretenu des rapports conflictuels avec les scientifiques de son époque, le terme est volontairement édulcoré quand on pense à certaines exécutions assez brutales dont les seconds firent les frais. Il est vrai que, par définition, la foi s’accorde mal de la rationalité qui elle régit la recherche des causes premières dans le but d’une explication du monde, tandis qu’il reste encore difficile d’envisager une réponse à cette ultime question « pourquoi quelque chose plutôt que rien« . Quoiqu’il en soit, il se pourrait bien que l’on s’engage sur un chemin dont on voudrait qu’il ne soit pas que pavé de bonnes intentions ! C’est Kathryn Pritchard qui l’évoque dans un article intitulé « Religion and science can have a true dialogue » (http://www.nature.com/news/religion-and-science-can-have-a-true-dialogue-1.20627?WT.ec_id=NATURE-20160922&spMailingID=52357585&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1003755044&spReportId=MTAwMzc1NTA0NAS2). Elle travaille avec l’Archbishops’ Council in London et avec le St John’s College, de l’Université de Durham et c’est bien sur à ce titre qu’elle a été amenée à côtoyer la communauté scientifique dans un domaine bien particulier celui de la naissance du monde, de sa complexité, des théories modernes sur les hypothèses  de multiples univers …..  Il s’agit donc d’un moment universel pour l’humanité, celui de la création du monde et de son créateur, et donc de la finitude humaine. A l’heure où les créationnistes font de nouveau parler d’eux en entretenant à plaisir la polémique, il n’est pas anodin qu’un tel projet voit le jour pour que ne se propage plus ce mythe de l’impossible interpénétration de ces deux mondes. En fait les intervenants sont très loin de s’être accordés même sur un seul point mais ils se rencontrent, il ne leur reste plus qu’à s’écouter lorsqu’ils se parleront !

Apprendre ?

septembre 20th, 2016
Leonardo da Vinci

Leonardo da Vinci

Zeus et Mnémosyne eurent neuf filles chacune porteuse d’un savoir voué à être offert aux  humains dans les meilleures conditions. Par définition elles représentent les arts mais non la science et on touche là la grande différence établie par les anciens entre l’art et la science. L’art, création de l’homme parle au sensible et on pourrait croire qu’il n’a aucune fonction sinon celle de parler d’esthétique. La science est la recherche par l’homme d’une compréhension du monde qui l’entoure. Mais récemment  a été introduit le terme d’art scientifique faisant appel à cette nouvelle notion selon laquelle la science est devenue créatrice de l’avenir de l’humanité. Un article récent aborde un problème que l’on peut rapprocher de cette problématique sous le titre,  An Addiction to Education at All Levels (http://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(16)31134-5) car il s’agit tout simplement d’explorer comment  perpétuer une appétence pour l’apprentissage du savoir. Parce qu’il faudra toujours aimer apprendre, il faudra toujours chercher à faire aimer apprendre ! Car comment ne pas comprendre cette démarche comme un art qui serait dévolu à la science ? On peut en effet penser qu’un enseignement magister, tel qu’on le condamne aujourd’hui, n’apprenait pas à aimer sauf qu’à reconnaître que certains enseignants avaient bien été ceux qui avaient ouvert l’enseigné à l’amour de l’apprentissage. On peut aussi penser qu’une démarche personnelle pour solutionner un problème et secondairement validée par la révélation de la démarche historique est aussi formatrice. En fait l’une comme l’autre de ces attitudes est sujet dépendante et le mieux serait que le choix soit possible. Malheureusement comment ne pas voir qu’il s’agit là d’un vœux pieux et que l’on oscillera toujours entre ces deux attitudes selon les époques. Mais le fait même que pas plus l’une que l’autre ne donne de meilleurs résultats devrait permettre de s’orienter vers une troisième voie : la prise en compte de l’individu en tant que tel, élément référent dans son environnement.

Quels neurones pour apprendre ?

septembre 13th, 2016

f94698bb58c3040d85ed1703840981c5 L’homme a non seulement  l’impérieux désir de savoir mais aussi la non moins impérieuse envie de connaître les causes premières  ce qui  doit être vrai, puisque c’est Aristote qui l’a dit il y a quand même très longtemps. C’est donc la raison pour laquelle il se sent commis à cette quête sans fin dont les avancées techniques se repaissent. Ainsi en va-t-il depuis que l’homme sait exprimer ses questions dont l’une particulièrement concerne la connaissance et l’article « Specialized Neurons Encode Social Learning in Humans », (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46971/title/Specialized-Neurons-Encode-Social-Learning-in-Humans/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33928810&_hsenc=p2ANqtz-98jxPU18UCLXWRtBOTOrT2soPid2Owa0QwKklfKzuz6XFdEhechGGVUESFlgoP14YcufyU1H1PILc5wScAVNCM6Pe4MA&_hsmi=33928810)   est intéressant dans la mesure où il aborde un problème apparenté, celui de l’apprentissage. Quand l’expérimentation met en évidence une topographie définie où des neurones « s’allument » selon une démarche d’apprentissage, il semble bien que la connaissance soit le fruit du sensible et que l’innéité n’y soit pour rien à moins que d’imaginer une innéité au niveau neuronal. Si chez l’animal, l’apprentissage par essai/erreur a fait l’objet de nombreux tests,  cette étude rendue possible chez des sujets du fait de leur pathologie (épilepsie et enregistrement ) propose une base anatomique à un concept philosophique. Que faut-il en penser s’il ne s’agit pas d’une erreur d’interprétation ?

Plus que cinq, ce n’est pas commun !

septembre 9th, 2016

apocalypse_neuronaleChez l’homme, c’est bien connu, il existe cinq sens physiologiques parfaitement répertoriés, même si la distinction peut être considérée comme artificielle dans la mesure où lorsque l’un est requis les quatre autres sont également présents. Il est non moins évident que les sens dont il est question dans le dernier numéro du TheScientist (septembre 2017, Beyond the basic five) même s’ils semblent pour certains dépasser ceux dévolus à l’humain ne lui sont pas totalement étrangers. En réalité c’est parce qu’ils ne sont pas facilement accessibles et que leur domaine d’exploration a longtemps échappé à la technique qu’ils ne font pas partie de la liste des cinq. Pourtant chez l’homme, les récepteurs musculo-articulaires sont connus depuis le tout début du XX° siècle, tandis que l’organe stato-récepteur de l’oreille interne fait l’objet de publications dès la fin du XIX°. C’est parce qu’elle  était  tributaire des nouvelles colorations argentiques mises au point par Cajal et utilisées par Golgi pour définir le concept du neurone puis la théorie de la contiguïté, que la physiologie a pu prendre le relai des connaissances histologiques et semble, de ce fait, en retard.  Puis il a ensuite fallu différencier au sein de la sensibilité en général, la sensibilité superficielle et profonde avec pour chacune des ces deux parties des sous domaines, comme la température, la douleur, la pression, l’équilibre, l’espace, le mouvement etc. . Il faut donc lire  l’article Sensory Biology Around the Animal Kingdom (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46824/title/Sensory-Biology-Around-the-Animal-Kingdom/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33795186&_hsenc=p2ANqtz-_kI-wSNhc6lNaoTje8FuqMfGuxPJzGjNkJRqukBnfAguy2zdcLMcU6ElV-_7k7vpr2dZrdv7Ds1fudDiPBAvBZnUHfGQ&_hsmi=33795186) comme une mise au point dans le règne animal des différents composants d’un sens général, celui de la perception du milieu externe et du soi dans ce milieu. On sait depuis longtemps que l’homme agit en fonction de son domaine perceptif, et s’il est tout aussi évident qu’il en est de même pour l’animal, où est la différence, peut-être dans la conscience de ces perceptions ?

De la Science de la Nature à la Science de l’Art ?

septembre 5th, 2016

Palette.Art et science, un joli programme de réflexion,  et même s’il ne s’agit pas d’une étape indispensable pour aborder l’article d’Eric Kandel : How Art Can Inform Brain Science, and Vice Versa (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46813/title/How-Art-Can-Inform-Brain-Science–and-Vice-Versa/) il n’y a pas de mal à se pencher sur cette problématique. Eric Kandel, qui a travaillé sur l’aplysie (mollusque gastéropode à corps nu), a co-obtenu  le prix Nobel de Médecine/Physiologie pour ses études sur les bases moléculaires de la mémoire à court et long terme. Parce qu’il peut appréhender le décryptage biologique des phénomènes de mémorisation, il se situe du côté des sciences de la phusis,  (φύσις), mais justement parce qu’il possède ces outils, il est à même d’explorer d’autres réponses cérébrales comme celles qui naissent de la vision d’une œuvre d’art, parce que dans cette occurrence il se pourrait bien que l’on se situe à la croisée des chemins entre ces deux cultures dont parle l’auteur  Et quoi de plus intéressant si se révélait une différence entre la perception d’une peinture figurative et celle d’une peinture non figurative ! Les objets ne manquent pas : la première est riche des siècles précédents, la seconde, bien que plus récente n’est pas en reste depuis l’apparition des oeuvres dites « abstraites ». La question est donc la suivante : que se passe-t-il en face d’une œuvre abstraite (Book Excerpt from Reductionism in Art and Brain Science, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46932/title/Book-Excerpt-from-Reductionism-in-Art-and-Brain-Science/) ? Et là est le grand thème sur lequel il faut réfléchir : que fait le cerveau lorsqu’il est placé dans un monde où ses références habituelles lui font défaut ? Qu’a trouvé celui qui aime Pollock, qu’a compris celui qui a lu Char ?

Au jardin du DR Frankenstein !

septembre 2nd, 2016

frankensteinPourquoi Mary Shelley n’a-t-elle pas imaginé un jardin pour son personnage, le Dr Frankenstein. En effet celui-ci aurait pu aimer nourrir sa créature à partir de végétaux qui lui auraient ressemblé. Comme on l’a affublé d’une fiancée, il aurait pu subvenir en partie au moins à l’alimentation de sa famille ! Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait, la réponse n’en sera jamais donnée, mais selon certains, ces cultures traquées comme des monstres, existent bel et bien aujourd’hui sous l’acronyme d’OGM. Pourtant ces organismes génétiquement modifiés l’ont été dans le sens d’une amélioration voulue et non d’une détérioration. Il s’agit en effet d’apporter à l’homme en situation défavorable extrême, l’espoir de pouvoir, à tout le moins, se nourrir (Opinion: GMOs Are Not “Frankenfoods”, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46908/title/Opinion–GMOs-Are-Not–Frankenfoods-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33647093&_hsenc=p2ANqtz-82_vQiDxOXtvkew7YDTRIG7EUio9XrT-pKqjCnxIhu3d4s8Vi8c8odT9MNdYZjeXN-2R_7fNm0IZGMzdpTPL-qCDYkQw&_hsmi=33647093). Comment est-il possible aujourd’hui de revenir sur ce mythe qui veut que l’homme n’a pas été créé pour créer à son tour ! Pourtant c’est bien ce qu’il fait depuis qu’il existe même si l’on préfère utiliser le terme de transformer terme auquel ne s’attache pas une connotation de malignité dans le sens qui vient du malin. La créature de Frankenstein est une création de toutes pièces (c’est le cas de le dire !) comme la chimère mythologique. Mais l’OGM n’est pas une chimère : le premier possède un génome modifié, tandis que la chimère biologique en possède deux. Il est vrai que persistera avec cette modification, la non acceptation d’une anomalie artéfactuelle quand une anomalie naturelle l’est. Sans vouloir en terminer avec ce problème récurent, pourquoi ne pas expliquer qu’il existe aussi des bienfaits, par exemple en thérapeutique, et reposant sur des bactéries génétiquement modifiées ce qui ne pose aucun problème comme c’est le cas pour l’insuline depuis 1981 !

Pas si « triste » que ça !

août 31st, 2016

Reconstitution_sepulture_Chapelle-aux-SaintsComment une erreur d’interprétation peut-elle se produire ? Lorsque le socle sur lequel elle s’appuie est trop étroit pour lui fournir suffisamment d’éléments de soutien, démontrant une fois encore que toute vérité est relative, fonction en grande partie de l’époque à laquelle elle voit le jour. Il existe néanmoins un côté positif à cette relativité : l’ouverture qui permet ultérieurement une incrémentation constructive. Ainsi en est-il (par exemple) des connaissances concernant l’Homo neanderthalensis (The Neanderthal in the Mirror, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46672/title/The-Neanderthal-in-the-Mirror/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33231574&_hsenc=p2ANqtz-8OZBpLwhVCYq97ZW5sQmMULbFdJS7nN1gArZC0-VQ1vGcr5cE70sQ5SFmGH6AdaNlHpokcQrlW092NusMDywF4RF9o5Q&_hsmi=33231574). A l’époque, non pas du paléolithique moyen, mais de Marcellin Boule,  la paléontologie en est encore à ses balbutiements, puisque ce dernier participe à la fondation de l’Institut de Paléontologie (1910, Albert I, prince souverain de Monaco, membre associé de l’Institut de France). C’est donc à lui, il y a encore peu de représentants éclairés dans ce domaine, qu’est confiée l’étude d’un squelette retrouvé par  les trois frères Bouyssonie et l’abbé  Bardon à La Chapelle aux Saints en 1908.  A cette époque on sait peu de choses de ces hommes préhistoriques, mais le squelette découvert presque entier  et enseveli  d’une façon particulière pouvait déjà indiquer un certain degré de socialisation. Malgré cette certitude quant à ses capacités, Boule en a fait, pour la postérité, un individu frustre et attardé  et ce n’est que plus tard que l’on parlera d’art moustérien ! Il est certain que Boule a été influencé par les idées de son époque sur l’évolution et que les techniques à sa disposition étaient encore rudimentaires. L’évolution (selon Darwin principalement)  n’invitait pas à penser qu’un homme différent de l’homme actuel ait pu exister pour disparaître.  Ainsi l’homme de Neandertal restera-t-il pour longtemps un être plus proche du grand singe que de l’homme moderne, erreur on ne peut plus funeste aux yeux d’aujourd’hui !

Consensus ?

août 28th, 2016

Golden Grad In Thinker Pose On Diploma Graduation ConceptSi tous les chercheurs cherchent, tous ne trouvent pas (cela se saurait depuis Charles de Gaulle !) mais alors ces derniers, que font-ils ? Un certain nombre d’entre eux se dévouent à une tâche, oh combien ingrate, reproduire les expériences citées pour confirmer ou infirmer les résultats obtenus par leurs prédécesseurs dans le domaine choisi. Mais avant de s’impliquer dans une reconstitution, parfois hasardeuse, il existe un lieu d’échanges privilégiés : le congrès. Le présentateur et l’auditeur peuvent en effet y deviser courtoisement et de ces rencontres peuvent émerger, à tout le moins, des idées en vue de faire progresser le sujet choisi. Mais pourquoi faudrait-il se lancer dans la reproduction plutôt que dans l’originalité d’un sujet, qualité qui a été pendant longtemps indispensable à l’acceptation d’un article ? C’est pourtant une tendance actuelle initiée dans un domaine où on ne l’attendait pas nécessairement : la psychologie. C’est ce que les anglo-saxons appellent les « registered replication reports » /RRRs (Introduction to the Registered Replication Report, http://pps.sagepub.com/content/11/1/156.full). En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’arriver à se mettre parfaitement d’accord sur des résultats à partir de données qui se doivent d’être parfaitement identiques : savoir/pouvoir enfin refuser le consensus mou, celui qui ne satisfait personne et n’aide pas à la recherche de la vérité. Ainsi cet article Go forth and replicate! (http://www.nature.com/news/go-forth-and-replicate-1.20473?WT.ec_id=NATURE-20160825&spMailingID=52137465&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=984506081&spReportId=OTg0NTA2MDgxS0) prône-t-il l’utilité d’un bavardage assumé (gossip) entre les tenants et les aboutissants de projets de recherche et ce, dans quelque domaine que ce soit. Dans cette époque de mondialisation, voici au moins un champ prometteur de résultats qui se situe bien loin de ses/ces effets négatifs que l’on commence à dénoncer. Pour ne pas à avoir à y remédier, il vaudra toujours mieux prévenir que guérir !

Question de définition

août 22nd, 2016

(http://mbio.asm.org/content/7/4/e00874-16.full)

En cause le mot « Anthropocène« . A priori aucune difficulté. Άνθρωπος : homme au sens de l’humain, καινός : nouveau, d’où le néologisme crée par Paul Crutzen, prix Nobel de chimie en   1995, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIII° siècle avec la révolution industrielle et succéderait ainsi à l’Holocène   (https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne). Mais à concept simple : nouvelle ère caractérisée par l’action de l’homme sur l’évolution de la planète, question tout aussi simple : quand l’action de l’homme a-t-elle eu une (des) incidence(s) sur l’évolution de la planète ? Selon P. Crutzen  le début de la révolution industrielle signe le passage de la dernière période du quaternaire, le Pléistocène vers l’Holocène. Le premier correspond à une période glaciaire, le second à une période de réchauffement qu’accompagne un certain nombre d’extinction d’espèces. Avec l’anthropocène, l’action de l’homme sur son environnement devient prépondérante jusqu’à la modifier la lithosphère et c’est là que le bât blesse. Comment juger sur environ deux cents ans des modifications au niveau de la croûte terrestre et d’une partie du manteau supérieur demandent les géologues qui en discutent toujours (Allons-nous entrer dans l’anthropocène en 2016 ?
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/02/allons-nous-entrer-dans-l-anthropocene_4840896_3244.html#kwVKyXbp02vEmHcW.99 ). C’est dans ce contexte (un an plus tard néanmoins) que parait l’article  : 
Define the Anthropocene in terms of the whole Earth (http://www.nature.com/news/define-the-anthropocene-in-terms-of-the-whole-earth-1.20427?WT.ec_id=NATURE-20160818&spMailingID=52085095&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=983154956&spReportId=OTgzMTU0OTU2S0) preuve qu’il n’existe pas encore de consensus (mou/dur ?). Mais c’est aussi (surtout ?) l’occasion de prendre conscience de la non simplicité du concept : l’action de l’homme sur l’évolution de la planète. Scientifiques de tous les pays unissez vous, l’écologie n’est pas rien, mais elle n’est pas tout non plus !