Archive for mars, 2012

Le meilleur ami de l’homme

samedi, mars 3rd, 2012

Enfin l’homme va pouvoir choisir un “nouveau” meilleur ami. Pourquoi en effet ne pas changer un “mammifère, carnivore, canidé” pour un “arthropode, hyménoptère, apidé “? Tout ce qu’un chien peut faire, l’abeille peut le faire aussi, et surtout pour beaucoup moins cher (T-Bee, http://the-scientist.com/2012/03/01/t-bee/) !!! Ce qui est peut-être inattendu c’est que cette découverte pourrrait sembler redonner une nouvelle jeunesse à l’ancienne théorie mécaniste des cartésiens. En effet pour l’un comme pour l’autre il s’agit d’un réflexe conditionné à un stimulus extérieur, mais on sait aujourd’hui que ces deux animaux sont loin d’être les seuls à réagir de la sorte. En fait la finalité serait, du fait de son bas coût, de trouver une méthode de diagnostic rapide de la tuberculose ou d’autres types d’infections. Cette méthode pourrait être la bienvenue dans les pays en développement, là où cette maladie est un fléau et où les conditions socio-économiques laissent encore à désirer. Si cette méthode pouvait y être développée, ce serait une belle réussite de la coopération entre un “homme pas supérieur” et un “animal pas inférieur”.

Une brève histoire du cancer

vendredi, mars 2nd, 2012

Quel intérêt aurait-on à écrire une histoire du cancer si ce n’est à ce que sa traque devienne efficace pour son éradication (Cancer: Solving an age-old problem, http://www.nature.com/nature/journal/v483/n7387_supp/full/483S2a.html?WT.ec_id=NATURE-20120301 ). A ce propos pourquoi ne pas rappeler que le terme de “crabe” que lui a donné Hippocrate reflète au delà des siècles l’aspect macroscopique d’une tumeur avec son hypervascularisation. Ce qui devient particulièrement intéressant ce sont les résutats d’études récentes menées sur une éponge vieille de plus de 600 millions d’années, l’ Amphimedon queenxlandica, cette éponge comportant en effet 90% des gènes impliqués dans les cancers humains ! Parce que beaucoup de ces gènes sont impliqués dans la communication cellulaire, les processus de croissance, l’apoptose et la réparation de l’ADN, cet organisme ô combien âgé devient une star contemporaine à laquelle il est indispensable de faire les yeux doux. Si longtemps avant l’apparition de l’homme, le ver était donc déjà dans le fruit ! Que faut-il en retenir ? Que la préservation des espèces apprend à l’humanité que celle-ci n’a rien inventé, et qu’il sera toujours bon de relire “Le Hasard et la Nécessité”

Réfutabilité

vendredi, mars 2nd, 2012

L’article de H. Steven Wiley reprend un problème intéressant : rupture épistémologique vs irréfutabilité(Never Say Never, http://the-scientist.com/2012/02/01/never-say-never/) : faire fi du carcan des connaissances acquises pour oser le saut dans l’inconnu, ou bien dénier à une hypothèse le qualificatif de scientifique si elle n’est pas réfutable. Si le concept de rupture épistémologique est atemporel, peut-il en être de même de la réfutabilité d’une théorie  ? Il se pourrait que ce qui différencie les deux attitudes réside dans la non contingence ou dans la contingence de la techique au concept. C’est cette non contingence de la technique dans le concept de la rupture épistémologique qui peut lui permettre de s’inscrire dans l’universalité au contraire du concept de réfutabilité.  Never say never !

Messmer

jeudi, mars 1st, 2012

A la fin du XVIIIè siècle, le magnétisme animal vécut son heure de gloire avec F.A. Messmer. Que dirait-il en apprenant que des chercheurs ont réussi à magnétiser des Saccharomices cerevisiae (Magnetic Yeast, http://the-scientist.com/2012/02/28/magnetic-yeast/) ! Si les séances dudit Messmer remportaient un vif succès en société, il est peu probable qu’il en soit de même dans une assemblée de levures. Pourtant, magnétisme il y a et probablement plus réel que celui dû au baquet de son concepteur. Mais doit-on s’étonner que le XXIè siècle cherche à apporter par le biais d’un magnétisme scientifiquement étudié des réponses identiques, par leur visée thérapeutique, à celles que Messmer affirmait déjà obtenir ? Bien sûr, les organismes sur  lesquels nos chercheurs actuels se penchent, sont des organismes modifiés de type “knock out”. Il n’empêche, magnétisme il y a, et les auteurs n’hésitent pas à imaginer obtenir une nouvelle cellule qu’il compare à un “magnet” tel celui que l’on peut afficher sur la porte de son réfrigérateur ! Trêve de plaisanterie, il ne s’agit ni plus ni moins que de viser à réaliser des nanoparticules qui seraient utilisées dans certaines thérapeutiques ciblées, voire même de pouvoir traiter directement des cellules cancéreuses. Contrairement à Mesmer, ce nouveau magnétisme animal ne cherchera plus à traiter des phénomènes “psychiatriques inexpliqués”. Mais ce qui est confondant c’est de penser que Messmer  “le charlatan” avait peut-être eu une intuition géniale !