Plus que cinq, ce n’est pas commun !

apocalypse_neuronaleChez l’homme, c’est bien connu, il existe cinq sens physiologiques parfaitement répertoriés, même si la distinction peut être considérée comme artificielle dans la mesure où lorsque l’un est requis les quatre autres sont également présents. Il est non moins évident que les sens dont il est question dans le dernier numéro du TheScientist (septembre 2017, Beyond the basic five) même s’ils semblent pour certains dépasser ceux dévolus à l’humain ne lui sont pas totalement étrangers. En réalité c’est parce qu’ils ne sont pas facilement accessibles et que leur domaine d’exploration a longtemps échappé à la technique qu’ils ne font pas partie de la liste des cinq. Pourtant chez l’homme, les récepteurs musculo-articulaires sont connus depuis le tout début du XX° siècle, tandis que l’organe stato-récepteur de l’oreille interne fait l’objet de publications dès la fin du XIX°. C’est parce qu’elle  était  tributaire des nouvelles colorations argentiques mises au point par Cajal et utilisées par Golgi pour définir le concept du neurone puis la théorie de la contiguïté, que la physiologie a pu prendre le relai des connaissances histologiques et semble, de ce fait, en retard.  Puis il a ensuite fallu différencier au sein de la sensibilité en général, la sensibilité superficielle et profonde avec pour chacune des ces deux parties des sous domaines, comme la température, la douleur, la pression, l’équilibre, l’espace, le mouvement etc. . Il faut donc lire  l’article Sensory Biology Around the Animal Kingdom (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46824/title/Sensory-Biology-Around-the-Animal-Kingdom/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33795186&_hsenc=p2ANqtz-_kI-wSNhc6lNaoTje8FuqMfGuxPJzGjNkJRqukBnfAguy2zdcLMcU6ElV-_7k7vpr2dZrdv7Ds1fudDiPBAvBZnUHfGQ&_hsmi=33795186) comme une mise au point dans le règne animal des différents composants d’un sens général, celui de la perception du milieu externe et du soi dans ce milieu. On sait depuis longtemps que l’homme agit en fonction de son domaine perceptif, et s’il est tout aussi évident qu’il en est de même pour l’animal, où est la différence, peut-être dans la conscience de ces perceptions ?

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