Quand parle-t-on de diversité ?

A l’heure où le climato septique doit être montré du doigt, il n’est pas inutile de chercher à comprendre ce que signifient  certains termes dont ses contradicteurs usent et abusent. Ainsi sous le terme de diversité doit on entendre une polysémie dans laquelle on a l’habitude de distinguer deux cases, celle de la biodiversité et celle de la diversité culturelle. La Convention sur la diversité biologique (CDB), traité international (Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, 1992) a distingué trois buts dont celui de la conservation de la biodiversité. Parce que ce terme sous entend celui de nature, il n’a pas été nécessaire qu’il fasse flores (1988) pour que l’homme admire la dite nature même s’il est vrai qu’il n’a commencé à envisager sa protection qu’en fonction de la révolution technique initiée au XIX° siècle. Aujourd’hui on pourrait penser que le terme ne prête plus  à discussion tant il revient fréquemment au fil des écrits, des discussions, des projets politiques …. Et pourtant la biodiversité cache en son sein de troubles idées ! Sait-on en effet de quoi il est question quand on évoque le terme ? En première approche, il s’agit de la pluralité des espèces et donc uniquement d’un critère quantitatif. Mais comme le fait remarquer l’article Biodiversity moves beyond counting species (http://www.nature.com/news/biodiversity-moves-beyond-counting-species-1.22079) la quantité seule perd de sa signification.  Quand différentes espèces ont une même action sur l’environnement (Why function is catching on in conservation, http://www.nature.com/news/why-function-is-catching-on-in-conservation-1.22058) on est en droit d’introduire le concept de biodiversité fonctionnelle. Ce qui est intéressant c’est que le qualificatif de fonctionnel est largement accolé à d’autres termes, parce qu’il apporte, quel qu’en soit le domaine, une vision dynamique plus proche du réel dans le temps et dans l’espace par la mise en rapport d’une structure avec sa fonction. Si l’énumération est nécessairement la première étape de toute description, la mise en rapport des différents éléments en présence est gage de compréhension. Avec interaction devenu maitre mot, la simplicité n’est plus de ce monde !

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