Qu’est ce qui est le mieux ?

Motivation carotte ou bâton ? - LE MANAGER ETHIQUE

Le bâton ou la carotte, récompense ou punition, l’âne, parait-il, répond de la même façon à l’une ou l’autre de ces deux propositions. Qu’en est-il de l’homme ? C’est la question qu’aimerait résoudre Tali Sharot (To quell fake news, offer ‘carrots’ for truth) et elle préfèrerait nettement que la récompense surpasse la punition en terme d’efficacité. Le domaine choisi par l’auteur de l’article est particulièrement d’actualité, puisqu’il s’agit de s’attaquer aux fausses nouvelles qui ont la fâcheuse tendance à devenir “virales” selon l’expression consacrée actuellement. Expression en réalité assez bien adaptée dans la mesure où la fausse nouvelle se répand dans une temporalité presque réduite à l’instantanéité et que sa capacité à muter rappelle dangereusement celle du virus. Le poids de la fausse nouvelle est par ailleurs d’autant plus important qu’il s’intègre à un biais cognitif : croire sans en débattre toute opinion qui correspond à celle que l’on a déjà . L’idée proposée serait donc de récompenser celui qui propose l’information vérifiée, ce qui suppose une autre vision du temps et une acceptation du débat. Mais le cadre dépasse largement celui que propose l’article puisqu’il s’adresse en réalité à la construction de l’homme moral . L’apprentissage par renforcement positif fut étudié par Burrhus Frederic Skinner qui appartenait au courant “comportementaliste”, courant dont l’importance diminua au fur et à mesure ou le courant cognitif se développait. L’article devient alors plus complexe qu’il n’y paraît dans la mesure où il mélange les deux théories sus citées d’où une fragilisation de l’argumentation proposée !

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