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Gauche/Droite et Droite/Gauche

jeudi, janvier 18th, 2018

L’asymétrie cérébrale est un sujet d’études concernant de nombreux domaines depuis l’anatomie descriptive jusqu’à la philosophie ; on oubliera volontairement d’envisager celles centrées sur des différences putatives en liaison avec le sexe ! On distingue un cerveau, hémisphère pour les puristes, dominant et donc inéluctablement un hémisphère mineur et Roger Wolcott Sperry (prix Nobel de Médecine, 1981) qui étudia principalement les connexions entre les deux hémisphères s’intéressa également à l’asymétrie cérébrale en rapport avec les fonctions supérieures. Si la nature a horreur du vide, elle aime aussi l’ordre et la symétrie droite/gauche devrait être à l’honneur et pourtant ….  Ainsi les augures latins qui interprétaient la volonté des dieux sur la matérialité de certains signes, avaient-ils qualifier la gauche de sinistre, expression symbolique de sa piètre représentativité dans la nature en général puisque les individus droitiers sont largement prédominants. D’une façon très schématique on avait pu émettre l’hypothèse d’une suprématie du cerveau gauche ce qui ne s’est pas confirmé étant donnée que s’il y a prééminence elle s’exprimer en regard de la fonction considérée. Mais il ne faut pas également oublier qu’il existe des coopérations indispensables entre les deux hémisphères. Si les connexions anatomiques sont là pour le rappeler, l’article Like Humans, Walruses and Bats Cuddle Infants on Their Left Sides (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51287/title/Like-Humans–Walruses-and-Bats-Cuddle-Infants-on-Their-Left-Sides/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59919605&_hsenc=p2ANqtz-_O1Igz-1aup_mJvRgRniuyI6rcOpQaG9zN8-f_ZO7Ey8LHQ2c1RkAG8EOKCL_n4K8ccCtsHKdOdjs38G8NueKrPLCMyg&_hsmi=59919605) est intéressant à plusieurs titres. On y apprend que plusieurs mammifères partagent avec l’homme la réalité d’une asymétrie cérébrale, notion qui était encore incertaine. Les auteurs confirment également que la réalisation d’une tâche définie par l’utilisation de l’hémisphère gauche permet à l’hémisphère droit d’en effectuer une autre et le protocole expérimental mis en place a l’avantage de s’appuyer sur une fonction maternelle essentielle, celle de la protection de la progéniture. Il n’est pas impossible que l’acquisition de cette faculté s’inscrive dans une démarche ancestrale de survie de l’espèce. Mais pour terminer on ne pourra plus jamais dire d’un individu qu’il est mono-tâche !

Les bonnes résolutions

lundi, janvier 8th, 2018

Pourquoi imagine-t-on qu’il existe une solution de continuité temporelle ente le 31 décembre et le 1 janvier quand une durée identique permet chaque jour de passer au jour suivant. Pourquoi accorde-t-on à ce passage une matérialité festive et une spiritualité  plus ou moins prégnante sous forme d’une liste de bonnes résolutions. Ce passage, s’il ne situe pas exactement à la même date dans le cours de l’année selon l’époque considérée, se retrouve néanmoins dans différentes civilisations (Why We Make New Year’s Résolutions, https://www.livescience.com/42255-history-of-new-years-resolutions.html?utm_source=-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=ls_newsletter&utm_term=20180102– ), et selon les auteurs il s’agissait plutôt de renouveler pour les réaffirmer des liens personnalisés dont le défaut aurait été de se distendre avec le temps. A l’évidence si liens il y a, ils se sont modifiés. De ceux qui liaient l’individu à sa société ils se sont déplacés vers des liens de l’individu à l’individu. Car cette tradition n’est ni plus ni moins que la transcription plus ou moins exhaustive d’actions dont le but n’est rien de moins que d’aborder “la vie bonne ” du Stagyrite selon qui le bien est le but suprême de la vie. Ces résolutions maintes fois exprimées, si peu suivies, pourraient représenter un moment particulier, celui où se confondent deux temps :  le temps linéaire qui avance dans une seule direction et le temps circulaire qui se reproduit régulièrement. C’est la fluence du temps qui met en scène la finitude humaine, répéter régulièrement de bonnes résolutions permet d’en reculer le terme puisqu’elles signent un nouveau départ.

Un inventaire à la Prévert

mardi, janvier 2nd, 2018

Qu’est-ce qu’un inventaire à la Prévert ? Des Paroles qui ne sont pas en l’air mais pas que ça. C’est aussi ce qui vient à l’esprit à la lecture de l’article The New Species of 2017 (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51171/title/The-New-Species-of-2017/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59712187&_hsenc=p2ANqtz-_YAic7kvCiCKLLYjsJfsCQ4FZ88lT_NXtesfWB5vCvkz4IRQhq7wlVjlfT8zAdTS_NIZZgxQO2Zp9Dlwd-0MIdW-xx7A&_hsmi=59712187) qui vient clore l’année 2017. Et c’est aussi, même sans effet de style, un sujet d’émerveillement. Mirabile visu auraient dit les anciens ; la nature n’est-elle pas le plus grand sujet d’étonnement ! Les amphibiens explosent avec deux nouvelles espèces de crapaud et sept nouvelles espèces de grenouilles. Le monde des océans offre non seulement des crevettes  qui “chantent” mais aussi un groupe entièrement nouveau d’éponges. Mais il ne faudrait pas ignorer papillon de nuit et araignée pas plus que le rat le plus grand du monde avec ses quarante cinq cms  et son cousin le rat taupe. Quant au végétal, il existe des espèces qui se dispensent, comme d’autres, de photosynthèse mais qui contrairement à ces dernières peuvent sortir de terre pour fleurir. Et pour bien prouver que la taxinomie n’est pas un domaine dépourvu d’humour, le groupe Pink Floyd, Donald Trump et Bernie Sanders auront donné, sans le savoir (?) leur patronyme et passeront de ce fait et  quoiqu’il advienne, à la postérité. Ces “découvertes” ne remplacent pas les espèces disparues, comme on dit de futurs métiers qu’ils remplaceront les destructions actuelles, mais la biodiversité est peut-être infinie !

Qui est sujet à se briser !

jeudi, décembre 28th, 2017

Comment établit-on la différence entre fragile et faible ? Si l’on peut dire d’un vase qu’il est fragile, à coup sûr on ne pourra pas dire qu’il est faible ! Ce qui semble introduire d’emblée une connotation de jugement pour le second par rapport au premier, l’équivalent d’un jugement de valeur d’autant plus qu’il peut y avoir faiblesse sans fragilité et inversement, tout autant que simultanément faiblesse et fragilité. Ainsi le grand âge chez l’homme peut-il s’accompagner de l’un ou de l’autre, de l’un et de l’autre. Le fait que l’on améliore sans cesse l’espérance de vie (sans en augmenter la durée) accroit le choc du à la rencontre de ces deux  caractéristiques liées au temps. Mourir en pleine santé restant le but de chacun tant que l’on n’aura pas éradiquer purement et simplement cette fin, invite à tenter d’agir sur l’une comme sur l’autre de ces deux qualités négatives. S’il n’existe pas de réparateur universel, les cellules souches sont pensées par certains comme le meilleur candidat à cette fonction et c’est dans cette optique que leurs actions ont déjà été testées sur les animaux et aujourd’hui sur l’homme d’où l’article : Can Young Stem Cells Make Older People Stronger? (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51135/title/Can-Young-Stem-Cells-Make-Older-People-Stronger-/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59298212&_hsenc=p2ANqtz-91I0EIITNIqKj9nZeVgEwevm4b2QnXbBjSy6pqtEGuTHKUIGXJenED5nQvnXFVh1SSezo4eNdftV8up6aVt98QJ4ciGw&_hsmi=59298212). L’idée n’est pas de prolonger la vie mais d’améliorer celle de ceux que l’âge a rendus fragiles. Pour ce faire, quoi de mieux qu’une simple injection de cellules souches mésenchymateuses dont on commence à connaître l’influence sur les phénomènes inflammatoires eux-mêmes impliqués dans de nombreux processus parmi lesquels la fragilisation peut-être au même titre que les effets délétères du stress oxydatif ou des dysfonctionnements mitochondriaux. Sans être ἡ πανάκεια, la panacée tant recherchée, cette méthode est simple et répond à ce que la fille d’Asclépios doit  accomplir, secourir et non pas guérir, ce qui serait plutôt le rôle d’une de ses sœurs, Iaso. C’est bien ce que réaliserait cette injection. Mais en cette époque où la nature revient en majesté, si  les plantes sont mises à l’honneur, ce ne serait peut-être pas le cas de cellules souches mésenchymateuses !

Comment est-ce possible et pourquoi ?

samedi, décembre 23rd, 2017

Comme l’écrit si bien l’auteur de l’article, Underground Castles? How Desert Spiders Craft Vertical Tunnels (https://www.livescience.com/61238-spiders-build-sandcastles-underground.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171221-ls) qui n’a pas été frustré de voir son œuvre de sable s’effondrer lamentablement peu de temps après sa construction pire même au décours de cette dernière ! Et pourtant une société non perfectible, parce qu’ayant atteint le degré de perfection ultime contrairement à la société humaine,  réalise cet exploit dans l’indifférence la plus complète. Il s’agit de la Cebrennus rechenbergi, sous ordre Araneomorphae, famille Sparassida. L’araignée, c’est bien connu, son nom même en témoigne, s’est spécialisée dans le tissage des toiles. Le sous ordre dont il s’agit, se caractérise par des chélicères modifiés ; quant à la famille, elle est connue depuis le cénozoïque et rassemble 1210 espèces. C’est assez dire qu’elle a largement eu le temps de mettre sa technique au point à savoir creuser des tunnels verticaux et stables dans un matériau caractérisé par sa capacité à s’écouler selon une vitesse en rapport avec son degré de granulométrie. Et c’est là où intervient sa qualité première, celle que lui a offerte Épiméthée, à savoir produire de la soie. En effet c’est grâce à cette dernière qu’elle peut sécuriser le tunnel creusé comme le fait l’homme. Comme lui, elle a également besoin de transporter le sable qu’elle prélève et comme lui les méthodes peuvent varier en fonction de l’appareillage dont elle dispose : par exemple, les palpes disposées à différents endroits de son corps et jouant leur rôle dans le mode de transport. Ainsi, si toutes les araignées fabriquent de la soie, elles peuvent aussi en adapter l’utilisation en fonction de l’environnement. Depuis la nuit des temps, l’araignée sécrète de la soie : toiles ou tunnels verticaux, elle adapte sa production pour habiter un environnement dont les changements ne lui incombent pas. L’éthologie a encore de beaux jours devant elle.

 

Mirabile auditu visuque

jeudi, décembre 21st, 2017

Quand on évoque les progrès de la robotique (sous toutes ses formes), on n’envisage communément que le monde sur lequel règne jusqu’à présent l’homme. Il faudra désormais voir plus grand et considérer que l’animal, lui aussi, est en droit d’en bénéficier. Tous ne sont pas encore les heureux élus : ceux dont on parle et qui donc n’ont plus lieu d’être jaloux, sont des oiseaux et plus particulièrement la Grallina cyanoleuca (la gralline pie, famille des Monarchidae ). Il s’agit d’un oiseau, à la fois rural et citadin, originaire  d’Australie. Pourquoi donc ce charmant représentant de l’ordre des passériformes a-t-il fait l’objet d’une publication ? Multimodal duetting in magpie-larks: how do vocal and visual components contribute to a cooperative signal’s function? [(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003347216300446),version résumée accessible, Robotic Birds Help Decode Avian Deception, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50945/title/Robotic-Birds-Help-Decode-Avian-Deception/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59532232&_hsenc=p2ANqtz-9REO12mZWfhhVaVFDIODcVWLxGYp7WXYuGr1zS5zU6gOn8lkaOnpAmLNIHPotwXIckbYl3mu3vLmiecLV__9kJRpM_LQ&_hsmi=59532232). Tout simplement parce qu’il est (lui aussi) un grand artiste dans le domaine de la tromperie ! Car il s’y entend à abuser ses rivaux, un seul partenaire étant capable de chanter deux partitions ! Si l’on tient compte du fait que ces duos trompeurs sont plus fréquents en période de nidification, on entrevoit une réelle finalité. Maitre Goupil n’a plus qu’a se bien tenir ! 

Fascination !

lundi, décembre 18th, 2017

L’hydre est un petit animal “simple” de l’embranchement des cnidaria regroupant les anémones de mer, les méduses et les coraux. “Simple” mais néanmoins pluricellulaire ayant une capacité de régénération telle qu’une décapitation n’est pas un problème qu’elle ne puisse résoudre ! Cette capacité que Carl vn Linné mit en évidence en 1758, lui rappela fort à propos Hercule et le deuxième de ses douze travaux. Ce qui de façon connexe, amène à se poser la question de savoir comment la mythologie peut rapporter cette propriété reconnue presque deux mille ans plus tard ! Quoiqu’il en soit, l’homme reste un éternel demandeur d’histoires dans une perpétuelle recherche d’un extraordinaire que la mythologie lui apporte depuis toujours. C’est même peut-être parce qu’il entre dans l’ère de l’Intelligence Artificielle qu’il est encore plus en demande de merveilleux. Et c’est dans cette optique qu’il faut regarder “avec bienveillance” les articles parus à ce sujet. A l’item requin, le référencement des critères de Google lui fait positionner (aujourd’hui) en premier l’article CNEWS Matin traitant du Requin le plus âgé (http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-12-15/le-requin-le-plus-age-de-la-planete-aurait-512-ans-771062) auquel  fait suite le démenti suivant, Scientists Haven’t Found a 512-Year-Old Greenland Shark paru dans LiveScience Essentials  (https://www.livescience.com/61210-shark-not-512-years-old.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171216-ls). NON, les scientifiques n’ont pas découvert le plus ancien des requins qui aurait été âgé de 512 ans ! Mais quelle merveille que l’on puisse encore y croire. Pas de crainte à avoir, plus on avancera dans la technicité, et plus l’homme se réfugiera dans le magique, contrebalançant fort heureusement un monde qui parce qu’il est trop matérialiste ne peut pas satisfaire les aspirations ancestrales de l’homme et en particulier celle d’un inconnu que l’on ne maitrise pas.

A conditions identiques, combat identique !

jeudi, décembre 14th, 2017

L’association L214 vouée à la défense des animaux de production en parle peu, concentrée qu’elle est sur l’élevage des poules en batterie dénonçant (à juste titre) des manquements flagrants au “bien être des animaux d’élevage” (Bien-être animal : contexte juridique et sociétal, http://agriculture.gouv.fr/bien-etre-animal-contexte-juridique-et-societal). Le saumon puisqu’il s’agit de lui, est l’objet de l’attention de ceux qui pêchent depuis longtemps comme en témoignent même rares, des représentations pariétales du dit poisson (Les figurations de poissons dans l’art paléolithique, http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1987_hos_84_10_9852). Aujourd’hui, en raison de plusieurs facteurs, dont l’accroissement de la demande allant de paire avec une  production naturelle décroissante, la ferme aquacole s’inspire de l’élevage aviaire en batterie. Et qu’advint-il ? Si des cas de  cannibalisme sont constatés chez le Gallus gallus domesticus, la surdité est l’un des maux dont souffre ce représentant des salmonidés (Farmed salmon are deaf – and now we know why, https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/farmed-salmon-are-deaf-and-now-we-know-why?utm_source=newscientist&utm_medium=edm&utm_content=deafsalmon_dec12_topstory&cmpid). Les causes exactes n’en sont pas encore totalement élucidées. Il s’agit probablement de modifications en rapport avec le taux de croissance de l’animal dont l’une des conséquences est une anomalie au niveau des otolithes, plus riches en vatérite qu’il est normal (The effect of vaterite deposition on sound reception, otolith morphology, and inner ear sensory epithelia in hatchery-reared Chinook salmon (Oncorhynchus …, https://www.researchgate.net/publication/228374336_The_effect_of_vaterite_deposition_on_sound_reception_otolith_morphology_and_inner_ear_sensory_epithelia_in_hatchery-reared_Chinook_salmon_Oncorhynchus). Très schématiquement cette modification est cause d’une diminution de l’audition de l’animal d’élevage. Bénéfique diront les éleveurs qui estiment que le poisson sera moins stressé dans son environnement  artificiel. Maléfique diront ceux qui désirent repeupler les cours d’eau à partir des descendants de cette population. Encore un choix impossible pour la commission d’experts qui devrait être désignée à cet effet !

C’est pas si pire !

vendredi, décembre 8th, 2017

Quelques bonnes nouvelles de fin d’année ne peuvent pas faire de mal pour aborder dans un meilleur climat l’année suivante ! Ainsi est-il possible de ne pas voir les changements climatiques en 2018 de la même façon qu’ils ont été envisagés en 21017 ! Il serait même possible d’en minimiser les effets délétères sans pour autant s’interdire de les combattre. Si ‘on accepte la logique selon laquelle le vivant immobile aura beaucoup plus difficulté à échapper à son environnement, le monde végétal devrait avoir beaucoup plus de mal à s’adapter au réchauffement climatique. Les migrations sont certes plus ou moins aisées mais il n’en reste pas moins vrai que l’animal, quelque soit son moyen de locomotion, semble plus à même que le végétal de se déplacer par ses propres moyens. Et pourtant devant certaines observations est né l’idée du changement de niche climatique (Grows well in sun and warmth — and shade and cold, http://www.nature.com/articles/d41586-017-07841-1?WT.ec_id=NATURE-20171208&spMailingID=55522319&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1301192799&spReportId=MTMwMTE5Mjc5OQS2). L’importance du sujet réside dans la connaissance encore très partielle du(des) rôle(s) que joue la niche climatique selon les espèces dans la distribution spatiale de la biodiversité (ex : Evolution de la niche climatique et de la distribution géographique des espèces végétales alpines, https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01062257/). Mais si la niche climatique est susceptible de changement spontané, il n’est peut-être pas indispensable de se précipiter pour s’investir dans ce que l’on nomme la migration assistée ! Est-il urgent d’attendre ?

Ne pas se tromper de combat !

lundi, décembre 4th, 2017

Idéaliste mais aussi parfaitement inadapté, Don Quichotte se bat avec des armes devenues dérisoires dans un monde qui ne correspond plus à son sens de l’éthique. Aujourd’hui, l’un des combats parmi ceux qui agitent la société, voit s’affronter deux visions du futur de l’homme dans une société à laquelle on devait s’attendre ! La machine en lieu et place de l’homme, devenu lui-même créateur, n’est pas réellement une nouveauté. Si le terme même de robot est une invention de l’écrivain/scientifique I. Asimov,  également inventeur des trois lois qui régissent le monde des dits robots, il existe des précédents d’abord telluriques comme Pandore, faite d’argile et d’eau, œuvre d’Héphaïstos, et le Golem. Puis apparaissent les automates qui s’améliorent progressivement depuis Héron d’Alexandrie en passant par  Jacques de Vaucanson. Il s’agit de mécaniques  de plus en plus perfectionnées dans leur réalisation mais qui ont en commun de reproduire les actions humaines de façon plus ou moins proche de la réalité. Jusqu’à aujourd’hui il n’existait aucune interface entre l’homme et sa machine mais ce n’est plus le cas et de loin. Une première étape est franchie avec le cyborg, être humain augmenté grâce aux  parties mécaniques qui lui ont été greffées. Dans cette option, le receveur est  l’être humain, et le donneur, les pièces mécaniques. Le progrès ne pouvant être arrêté l’inverse est devenu possible de telle sorte que le receveur est la machine et le donneur l’homme : vive le biohybrid autrement dit, la machine augmentée (Forget Cyborgs — Biohybrid Robots Are Almost Here , https://www.livescience.com/61058-biohybrid-robots.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171130-ls) ! Que l’homme veuille créer un être à son image comme il fut dit que Dieu le fit à la sienne, pourquoi pas puisque l’homme envisage là sa puissance divine. Qu’à l’inverse l’homme se glisse dans la machine, l’interprétation devient plus difficile et sa signification pose question. D’où le titre : mène-t-on le bon combat ?