Archive for the ‘Non classé’ Category

Ce qu’il fallait démontrer !

mercredi, novembre 15th, 2017

On est jamais trop nombreux quand on veut répondre à  cette vaste question  « Sur quelle base repose la croyance ? » C’est celle que s’est posée une équipe multidisciplinaire, mais néanmoins préférentiellement centrée sur la psychologie et le comportement (Supernatural Belief Is Not Modulated by Intuitive Thinking Style or Cognitive Inhibition, https://www.nature.com/articles/s41598-017-14090-9). Pourtant  il ne s’agit que l’une des questions, parmi tant d’autres, que soulève le concept de croyance, et on pourrait plutôt avoir envie de poser la question du pourquoi. Et ce d’autant plus qu’il est difficile de voir une application possible aux résultats de cette recherche à moins que d’en faire part au Big Brother cher à Orwell. Quoiqu’il en soit, faut-il se réjouir premièrement d’avoir essayé de « prouver scientifiquement » que la croyance n’est pas le fait de l’intuition/le cœur, comme on aurait peut-être envie de le penser, et deuxièmement d’avoir essayé, pour étayer la discussion, d’utiliser la neuro imagerie. Il est vrai que les résultats obtenus à partir de tests cognitifs peuvent sembler ne pas avoir la même rigueur que ceux obtenus à partir d’enregistrements électro-encéphalographiques couplés à un examen du gyrus frontal inférieur, siège de l’inhibition cognitive (?). Une étude comportementale devrait pourtant démontrer l’impact du vocabulaire utilisé, dans cette appréciation, entre tests psychologiques et électrodes/imagerie. Pour finir on retiendra en premier lieu une conclusion ouverte satisfaisante puisqu’il serait « prématuré » de conclure en choisissant la raison contre le cœur ! en second lieu que  les athées seraient plus intelligents que les individus religieux aux États Unis, ce qui demande encore une vérification ! et en troisième lieu que l’environnement pourrait également avoir son rôle à jouer, vraisemblable ! Un article pour rien ? Non, puisqu’il a ouvert une discussion à laquelle chacun peut participer comme en particulier Nathan Cofnas, auteur d’un ouvrage centré sur  The Coevolution of Religious and Moral Doctrine, in Reptiles with a conscience (2012). Mais s’il fallait aborder ce problème d’une façon un peu plus sérieuse on pourrait aussi discuter de l‘inné et de l’acquis !

 

 

Mon beau sapin …

jeudi, novembre 9th, 2017

A l’heure où il est de bon ton d’investir son avenir physique aussi bien que mental dans le végétal, lui-même décrit comme une communauté bienveillante, pourquoi ne pas s’intéresser à son passé, et découvrir la paléobotanique ! Le végétal est apparu sous forme d’algues il y a probablement 1, 2 milliard d’années ce qui offre à l’humanité une réelle jeunesse. Pour en arriver aux belles futaies (par exemple) d’aujourd’hui, les transformations n’ont pas manqué. C’est ce dont traite l’article Unique growth strategy in the Earth’s first trees revealed in silicified fossil trunks from Chinadeux (http://www.pnas.org/content/114/45/12009.abstract) commenté dans, The Weird Growth Strategy of Earth’s First Trees (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50711/title/The-Weird-Growth-Strategy-of-Earth-s-First-Trees/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=57728403&_hsenc=p2ANqtz-_9ZHssV6hRwg1EwKUeCi9eb_bBTJYIAjPRRiNdksbI0U5slGiiWh4C_3_7ZV6P8rOvF0keLRb-7JZf3EV-sWtX-M9dmQ&_hsmi=57728403) et Primordial Fossils of Earth’s 1st Trees Reveal Their Bizarre Structure (https://www.livescience.com/60746-earth-oldest-trees-had-complex-structure.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171024-ls). De meilleures conditions de conservation ont ainsi permis d’améliorer les connaissances portant sur un arbre de la famille des cladoxylopsides, plus anciens que les dinosaures ! Pourquoi s’intéresser aux cladoxylopsides et plus particulièrement au xinicaulis lignescens (nouvelle tige devenant ligneuse) parce qu’il s’agit d’un exemple d’une évolution simplificatrice comme le démontre l’étude anatomique des structures arborescentes. Mais une évolution simplificatrice peut aussi cacher un parcours évolutif complexe ce qui permet aux auteurs d’ouvrir la discussion dans deux directions : l’arbre et le carbone dans la nature mais peut-être aussi pour commencer, pourquoi le monde végétal a-t-il accouché de l’arbre ?

Il y a un commencement à tout

dimanche, novembre 5th, 2017

Pour Pythagore c’est une affirmation, « Le commencement est la moitié du tout ». Pour Leibniz c’est une question « Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ».  Sans oublier qu’ « Au commencement était le verbe ». La première considère l’agir, la seconde plutôt sa conséquence, la troisième le versant théologique. Mais il ne faudrait pas pour autant négliger une quatrième version elle aussi interrogative et qui reste tout autant fondamentale, « Comment il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Le comment est d’importance et interroge l’humanité depuis … la nuit des temps. C’est l’acquisition de la technique qui autorise à aller plus avant dans  cette quête. Les dernières découvertes seront elles en mesure d’expliquer ce passage de la non vie à la vie, puisque seule la présence de la première permet de définir son absence . Un point positif : l’obtention d’une réaction indispensable, la phosphorylation avec la certitude que cette étape n’a probablement pas nécessité de grandes quantités de matière liquide (Abiotic production of sugar phosphates and uridine ribonucleoside in aqueous microdroplets, http://www.pnas.org/content/early/2017/10/30/1714896114.full, ou en résumé, Building Blocks of Life May Have Formed in Water Droplets, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50699/title/Building-Blocks-of-Life-May-Have-Formed-in-Water-Droplets/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=57682692&_hsenc=p2ANqtz–Ks4Sxv2X_2d8yTsALH6dNt8tNZMXQ6QipT5rgpr8sgcoj1PFZEZj5DG46jKfbMbv-XSotBEXS3YoCWFqhqDItze4M7A&_hsmi=57682692), le point négatif : qu’est-il advenu de ses molécules primitives ? Mais il n’en reste pas moins que le problème concernant les acides nucléiques et les protéines n’est pas pour autant résolu puisque les premiers stockent l’information génétique et que les secondes servent à fabriquer les premiers ! Le lecteur se trouve donc devant deux paradoxes entre les quels  il ne pourra peut -être pas choisir : l’œuf ou la poule, Achille et la tortue !

 

Nettoyage indispensable

mardi, octobre 31st, 2017

Personne n’en disconviendra, nettoyer régulièrement fait partie de la vie courante telle qu’elle se déroule ici et là, partout et même ailleurs. Personne n’en disconviendra le vieillissement guette tout être vivant. Personne n’en disconviendra tout système tend vers l’entropie. D’où à penser qu’il peut y avoir comme une possible corrélation entre vieillissement et entropie et que l’on pourrait peut-être remédier au premier en agissant sur le second s’il existait une passerelle.  Le vieillissement, qui ne doit pas être confondu avec l’espérance de vie, est un processus physiologique normal qui se déroule selon un temps comparable pour l’humanité, à conditions de vie équivalentes. Il est la conséquence de la sénescence cellulaire  (Leonard Hayflick, 1961, fibroblastes primaires, limite de Hayflick ou plateau de sénescence réplicative) mais c’est le terme lui même qui angoisse par les images qu’il véhicule dans l’imaginaire et peu sont nombreux ceux à y voir un enrichissement au lieu d’un appauvrissement. Une seule idée sinon rien : retarder cette échéance funeste. Nombreux sont ceux qui se sont attelés à cette tâche avec des résultats modestement encourageants. C’est aussi ce à quoi s’attache l’article « To stay young, kill zombie cells? » ( http://www.nature.com/news/to-stay-young-kill-zombie-cells-1.22872?WT.ec_id=NATURE-20171026&spMailingID=55217903&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1264650535&spReportId=MTI2NDY1MDUzNQS2). Mais il se pourrait bien que ce ne soit plus le cas si l’on arrivait à éliminer les cellules sénescentes, en tout cas chez la souris ! Il reste néanmoins quelques difficultés à surmonter pour qu’une thérapeutique de type sénolytique soit mise sur le marché du fait de son efficacité parmi lesquelles on peut relever : savoir repérer les cellules sénescentes dans les différents organes avec une adaptation à la cible tout en gardant en mémoire qu’il ne s’agit pas d’un état nécessairement irréversible. Mais retarder un processus quand il est physiologique nécessite-t-il d’être normalement traité quand au bout du compte il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter !

Une comptine sinon rien !

samedi, octobre 21st, 2017

Dans son livre Dune (1965), Frank Herbert introduit l’ordre du « bene gesserit » (qui se conduit bien). Il s’agit d’une organisation matriarcale douée de pouvoirs particuliers dont celui de l’utilisation de la Voix. Celle-ci a le pouvoir d’agir directement sur les centres nerveux et permet ainsi de se faire obéir, ce que l’auteur lui-même précise de la façon suivante : « Voix (la) : Permet aux adeptes de sélectionner certaines harmoniques de leur voix afin de contrôler les individus » Herbert imagine donc que le choix, par son possesseur, de certaines harmoniques vocales peut être un moyen de contrôler celui au quel on s’adresse. Le son (la voix), vibration mécanique, se transmet sous forme d’ondes. Un son pur est une vibration périodique de l’air avec une certaine fréquence et une certaine amplitude : on lui distingue une  fréquence fondamentale et des harmoniques. Or la voix est l’un des instruments grâce auquel les individus peuvent communiquer entre eux, même si le succès n’est pas toujours au rendez vous ! Mais lorsque cet instrument se révèle être prépondérant comme entre un enfant et sa mère, il prend alors toute son importance. C’est ce dont traite l’article Mothers Consistently Alter Their Unique Vocal Fingerprints When Communicating with Infants (http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(17)31114-4). S’il existe des traités de communications orales, il est remarquable que toute mère sache comment communiquer avec son enfant sans avoir connaissance de la façon pour le faire. La comptine reste donc un champ privilégié d’exploration entre ces deux termes si souvent confondus,  que sont savoir et connaissance !

Hérésie ou rupture épistémologique

dimanche, octobre 15th, 2017

Même s’il ne l’a pas prononcée, la phrase  « E pur si muove ! » rend compte du reniement de Galilée concernant la rotation de la terre autour du soleil. C’était en 1633, mais en 1859, il semble que Darwin ait dans un premier temps hésité à publier sa théorie sur l’évolution, L’origine des espèces. S’il ne fut pas traité en hérétique, il suscita néanmoins des débats passionnés car la sélection naturelle n’allait pas de soi tant dans les communautés religieuses que même au sein de la communauté scientifique. On peut distinguer deux niveaux de réflexion dans les travaux de Darwin : l’évolution des espèces et la sélection naturelle. Bien que non exprimée de façon explicite, l’idée que l’homme pouvait descendre du singe ne pouvait s’inscrire dans la δόξα de l’époque. Par ailleurs l’absence de support scientifique à la transmission des caractères acquis rendait la théorie encore plus aventureuse. C’est dans une telle occurrence que l’on est en droit d’assimiler l’hérésie scientifique à la rupture épistémologique de G. Bachelard.  Darwin est né observateur d’où le questionnement, qui devenant agissant rend obsolète la démarche s’appuyant sur l’hypothèse de travail. La grande nouveauté consiste dans le fait que l’expérience est construite malgré : c’est la philosophie du NON. On lira donc avec intérêt l’article What is Darwin’s Theory of Evolution? (https://www.livescience.com/474-controversy-evolution-works.html) pour le regard qu’il porte sur certaines erreurs mais surtout sur la démarche de validation a posteriori d’une théorie hérétique.

Tête de linotte

dimanche, octobre 8th, 2017

Pour une fois où la vulgate populaire est prise en défaut, il convient de s’y arrêter. La linotte, passereau granivore, appartient au genre Carduelis. Parce qu’elle construirait son nid au vu et au su de ses prédateurs, elle a été jugée sans cervelle d’où l’idiotisme animalier au quel le titre ci dessus se réfère. Sans qu’il soit fait nommément référence à ce charmant petit oiseau qu’il faudrait donc inclure dans une prochaine étude, on sait que le pigeon (genre Columba) lui, est loin de répondre à ce qualificatif.  Comme le décrit l’article Pigeons Can Switch Tasks More Quickly than Humans (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50506/title/Pigeons-Can-Switch-Tasks-More-Quickly-than-Humans/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=56790772&_hsenc=p2ANqtz-9nm9BxlfQv-egfGsyaarypI2eF3RT8D2qDCEu37yQz-K3EeoRxfuUzTklJojpE08a7oob6N67TBbijqsjhvX40sqv09w&_hsmi=56790772), c’est l’humain qui ne ferait pas le poids au regard de ce représentant de la gente aves. Dans le domaine de la gestion multi tâches, c’est le pigeon qui est en tête (si l’on peut dire), il est ainsi beaucoup plus performant que l’humain ! C’est la raison pour laquelle dans le cadre d’un trans-humanisme écologique (ce qui devrait plaire au plus grand nombre) on devrait envisager la greffe d’un cerveau de pigeon selon la méthode dite en dérivation de telle sorte que chaque dipôle bénéficie d’une intensité maximale ! Que ceux qui ne sont pas d’accord, lèvent le doigt !

« Ils ont des yeux et ne voient point »

lundi, octobre 2nd, 2017

Regarder sans voir ou voir sans regarder ? Là est la question. Aujourd’hui un neurone vient s’intercaler dans ce processus pour expliquer que l’on pourrait voir sans voir  ! On pourrait en effet voir sans être conscient que l’on voit ce qui est l’opposé de regarder sans voir mais pourrait se rapprocher de voir sans regarder ! Dans l’article Your Brain Sees Faces, Even When You Don’t (https://www.livescience.com/60477-your-brain-sees-faces-even-when-you-dont.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20170922-ls) les auteurs cherchent à montrer qu’ un neurone pourrait être mis en corrélation avec le phénomène de la conscience. Ces cellules qui s’illuminent par le biais d’une image spécifique se localisent dans une zone qui n’était pas connue comme impliquée dans les processus de conscience et de perception. De là à imaginer que l’on va pouvoir mettre le doigt sur le rapport entre perception et mémoire il n’y a qu’un pas (de géant!). Que disait H. Bergson quand il parle du sensible et de son corps ?  Il existe deux systèmes d’images : « l’un appartient à la science, chaque image n’est rapportée qu’à elle même et garde valeur d’absolu, l’autre qui est dans le monde de la conscience où toutes les images se règlent sur une image centrale, notre corps » (Matière et Mémoire, 1939) et deviennent de ce fait relatives. Pour lui qui s’intéressa aux schémas élaborés par les différents neurologues tout au cours du XIX° siècle et qui prédisaient « …qu’il n’y a pas, il ne peut y avoir dans le cerveau une région où les souvenirs se figent et s’accumulent » (Matière et Mémoire) une vrai remise à niveau va devoir être engagée ! Mais surtout il est évident que l’homme ne peut s’empêcher de continuer à découper l’homme en menus morceaux pour qu’à un élément matériel ne corresponde qu’un seul élément immatériel ! Ce serait si simple !

Le lépidoptère et l’aves

jeudi, septembre 28th, 2017

« La chenille et l’oiseau » voilà comment à la façon de Mr de La Fontaine, on pourrait aussi intituler l’article The Caterpillar that Cries Wolf (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50442/title/The-Caterpillar-that-Cries-Wolf/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=56668977&_hsenc=p2ANqtz-9lk7Oj2u2r02NhazbWtaifM8zSpAuzMv70T1itVAodHdeuBRsQUdDdMuACieIO5EHbZWoOKFW75k-go234hg83I4PSMg&_hsmi=56668977). Où l’on s’aperçoit une fois encore, s’il en était besoin, qu’il existe bel et bien une vie sociétale animalière encore largement méconnue et donc de ce fait, digne d’intérêt. De quoi s’agit-il ? Lorsqu’elle risque d’être choisie comme plat de résistance d’un oiseau en mal de nourriture, la chenille émet un son signifiant à son prédateur potentiel qu’il aurait intérêt à ne pas poursuivre dans cette voie, étant donné le danger qui le guette ! Une chenille versus un oiseau ? Un signal décodé et qui donc a sens, entre une larve de lépidoptère  et un aves ? C’est un son qui correspond au signal d’alarme dont l’oiseau lui-même est à l’origine lorsqu’il pressent le danger ! Quand on sait que pour protéger les cultures on a troqué l’épouvantail pour des bruits de canon, on voit que l’on pourrait utiliser la chenille. Reste à s’assurer que cette dernière  ne soit, au bout du compte, plus destructrice, mais là c’est l’homme que cela regarde !

Exceptionnel, vous avez dit exceptionnel !

lundi, septembre 25th, 2017

Quelle serait la meilleure définition de l’humain, s’il devait en exister une, puisque l’on voit reculer les frontières qui avaient été érigées entre les espèces animales et l’homo sapiens sapiens. C’est avec Prométhée, ayant du réparer les erreurs de son frère Épiméthée, que la race humaine s’est distinguée par l’utilisation qu’elle avait su faire du feu qui lui avait été  offert. On a depuis, proposé plusieurs « définitions » à commencer par celle de Platon pour qui « l’homme serait un bipède sans plume« . A l’opposé on ne peut passer sous silence celle qui fait de l’homme « le seul être vivant ayant connaissance de sa finitude« . Mais il pourrait exister également une autre possible distinction, celle qui fait de l’homme le suprême prédateur. Si la célèbre formule de Hobes « Homo homini lupus est«  laisse à entendre que le loup, tel l’homme, attaque son semblable pour le plaisir, on peut être tenté de chercher à prouver cette assertion. C’est le propos de « Do Animals Murder Each Other? » (https://www.livescience.com/60431-do-animals-murder-each-other.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20170918-ls). Deux constatations s’imposent. Premièrement il se pourrait qu’il existe des « causes » identiques en ce qui concerne animaux et humains comme  celles qui relèvent de la conservation d’un territoire ou de la conquête sexuelle. Deuxièmement il existerait quand même une différence, celle qui relève de l’infanticide où l’homme serait moins impliqué ! Et pourtant la mythologie puis les textes sacrés rappellent que les meurtres d’enfants  ainsi que les « petits meurtres en famille » sont loin d’être exceptionnels. Mais le point à retenir (qui  « fait froid dans le dos »), est celui  qui montre que ce sont les mammifères sociaux qui sont les plus meurtriers. La société pervertirait-elle le monde animal comme elle a perverti le monde de l’humain !!