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Mentir pour se reposer ?

jeudi, novembre 3rd, 2016

10110566-mentir-a-ses-colleguesCette boite noire qu’est le cerveau ne serait-elle en train de livrer petit à petit tous ses secrets ? Car il s’agit bien d’un organe réellement magique, doublement impliqué dans le matériel et le spirituel, chef d’un orchestre dont on ne sait pas si  certains de ses instruments peuvent ou non réellement lui échapper ?  Et si complexe que les axes de recherche rayonnent dans toutes les directions depuis l’Antiquité jusqu’à après demain au gré des progrès de la technique.  Après que le positivisme ait posé comme principe que l’expérience scientifique décrivait mais n’expliquait pas, chemin emprunté par Cl Bernard (Médecine expérimentale), la démarche s’est quelque peu modifiée dans la mesure où la description a repris sa place,  celle d’une étape néanmoins indispensable puisqu’elle conditionne une seule suite celle qui tend vers le but, l’explication. C’est pourquoi aujourd’hui, cet article, Lying Repetitively Linked to Decreased Amygdala Activity (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47340/title/Lying-Repetitively-Linked-to-Decreased-Amygdala-Activity/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36497083&_hsenc=p2ANqtz-9mt5I5Njxs43JgJk7df_A5n0cvOMyPOUpGDk3AuJkUg4v9By888GTgeSjQsrLd5ZiiC2BCtUPCFYOTg1XDH6J1xCWNqw&_hsmi=36497083) pourrait devenir culte. N’est-il pas en passe de répondre enfin à une question essentielle, une de celles que Gepetto a du se poser à de nombreuses reprises, après que la fée Bleue ait donné vie à sa créature, pourquoi ment-on ? C’est un vrai soulagement que de savoir qu’il existe une raison physiologique au mensonge : si l’on éprouve ce besoin incoercible de mentir, c’est tout simplement pour mettre au repos une autre structure du système nerveux central, les amygdales (lobe temporal), impliquées comme on le sait dans les processus émotionnels ! Il reste néanmoins un vrai problème : le cerveau ne pourrait-il pas s’adapter à la malhonnêteté ? (The brain adapts to dishonesty, http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/full/nn.4426.html?cookies=accepted#abstract)

 

Pourquoi avoir puni si durement Prométhée ?

lundi, mai 9th, 2016

Prométhée_MdHCe n’est un secret pour personne, mieux vaut réfléchir avant qu’après. Pourtant,  Prométhée qui avait montré, à l’inverse de son frère Épiméthée, cette disposition n’en tira pas le juste remerciement qu’il aurait pu attendre de l’autorité supérieure. Zeus, au contraire, fort mécontent, le soumis pour ses jours restants (l’éternité, c’est long … surtout vers la fin, …..) à un supplice particulièrement effroyable. Épiméthée, réfléchissant toujours trop tard, acceptait Pandore, ce qui à l’usage ne se révéla pas un cadeau vraiment meilleur pour l’humanité. Outre le feu et le savoir, Prométhée  serait-il également à l’origine de certaines de ces “qualités” que l’on découvre au fur et à mesure de ces investigations rendues possibles par les avancées de la technique ? C’est ainsi que récemment a pu être mise en évidence la prévalence humaine dans le domaine de la consommation énergétique(Fat lot of good, http://www.nature.com/news/fat-lot-of-good-1.19845?WT.ec_id=NATURE-20160505&spMailingID=51301208&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=920498312&spReportId=OTIwNDk4MzEyS0)  confirmée en ce qui concerne particulièrement le cerveau (Study: Faster Metabolism Boosted Human Brains, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46038/title/Study–Faster-Metabolism-Boosted-Human-Brains/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=29329414&_hsenc=p2ANqtz–7_E4YShMqEiES9zjrUmyTf3AJ8mtRAxylQ1IamyjHstNxQNedu8_HAB47CZaOfycnMoiLIkIfJ_KWQUOhwQ3C65zsHQ&_hsmi=29329414).  Mais dans un domaine différent, tout ne serait pourtant pas pour le mieux dans le meilleur des mondes,  puisque se pose encore et toujours la question des erreurs pouvant survenir dans le phénomène méiotique ovocytaire (A Scrambled Mess, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45897/title/A-Scrambled-Mess/).  Si la gestion du métabolisme est un facteur positif important dans l’évolution de l’humain (vs les grands singes par exemple), la gestion du temps inscrite dans la physiologie de la reproduction femelle n’est peut-être pas seule à expliquer les défauts/erreurs survenant lors du processus de fécondation.  Mais ne peut-on voir au contraire, dans ces deux exemples qui pourraient sembler antagonistes, une synergie faisant que ces humains au gros cerveau ne se reproduiraient pas avec autant de facilité que ceux affectés d’un même organe plus petit !  Non seulement Prométhée aurait pensé avant, mais encore pour une très longue période !

L’Attraction expliquée ou inexpliquée ?

jeudi, avril 14th, 2016

attraction1Qu’est-ce que l’attraction entre deux individus et en quoi consiste-t-elle ? Les hypothèses restent encore nombreuses et comme il s’agit d’une question qui se situe dans un domaine plus immatériel que matériel, pas d’autre possibilité que d’utiliser au fur et à mesure des époques, les progrès de la technique. Partant de l’hypothèse qu’il doit nécessairement exister une base solide à tout ce qui existe, il doit donc en exister une à cet état particulier comme il devrait tout autant en exister une à son contraire. On doit donc pouvoir avoir accès à des éléments d’explication par le biais d’examens spécifiques quantifiables, fiables, reproductibles, robustes tels que la science s’enorgueillit d’en être détentrice. Ainsi, aujourd’hui, c’est à l’image que l’on fait confiance parce qu’elle “rend accessible une réalité antérieurement inaccessible” et dans le cas présent c’est une image du cerveau, tel qu’en lui même, que propose la technique (Visualizing Interpersonal Connection, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45720/title/Visualizing-Interpersonal-Connection/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=28059011&_hsenc=p2ANqtz–lXBwJkdQQY_fKvT2iXDBjuwy6vrlBdBSuPaPQGBictMyp7tRt7CR5dN2PU7OxBBnglEvaX-JDZZtp6LNRJIwgyniDlg&_hsmi=28059012). Voir c’est permettre une croyance raisonnable, c’est la raison qui s’exprime, c’est donc l’ultime preuve. Mais il s’agit d’une image ce qui introduit une étape de médiation indispensable à l’accessibilité. Si l’on fait abstraction de la théorie platonicienne selon laquelle l’image est forcément imparfaite sinon il y aurait identité et il ne s’agirait pas d’une image, il restera toujours l’étape interprétative de la dite image qui n’est pas autre chose qu’une traduction comme il est indispensable d’en utiliser une entre deux langues différents. Ces deux étapes franchies, il ne serait pas impossible que le striatum ventral et le cortex orbito-frontal médian soient impliqués dans ce phénomène “inexplicable” de l’attraction chez l’homme. Mais comme ces plages appartiennent à un circuit dit de récompense, on en revient au problème de l’acte gratuit !

En parler toujours !

mercredi, novembre 4th, 2015

exposicion-2-800-186En parler toujours sans en parler jamais assez (ni de trop!), tel pourrait aussi être un titre “accroche-lecteur” de cette revue entièrement consacrée au problème de l’obésité (The Obesity Issue, Volume 29 Issue 11 | November 2015) où l’on voit qu’il est insuffisant de s’arrêter aux simples effets délétères de l’obésité. Il faut aller plus loin en insistant sur la complexité du sujet car les facteurs sont multiples de telle sorte que déméler ce qui appartient à l’individu lui-même de ce qui appartient à l’environnement s’annonce comme un véritable casse-tête. C’est d’abord une introduction en forme de problématique, (Weight’s the Matter?, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44291/title/Weight-s-the-Matter-/), à laquelle viennent, opportunément, s’ajouter quelques développements pour aider à la compréhension à moins que ce ne soit pour ajouter à la confusion  : microbiome (Microbesity, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44300/title/Microbesity/), régime et insulino résistance (The 6,000-Calorie Diet, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44302/title/The-6-000-Calorie-Diet/), obésité et cancer (Breaking the Cancer-Obesity Link, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44280/title/Breaking-the-Cancer-Obesity-Link/), environnement obésogène (Obesogens, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44278/title/Obesogens/), obésité et cerveau   (Appetite, Obesity, and the Brain, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44392/title/Appetite–Obesity–and-the-Brain/). Mais tout n’est pas si simple puisqu’il semble bien que ce schéma ne soit pas celui de quelques autres , anormal, vous avez dit anormal ?  (A Weighty Anomaly, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44304/title/A-Weighty-Anomaly/). Quant à l’adipocyte c’est un monde en soi  qui requiert ses propres publications ! Ainsi les fils s’entremêlent-ils, non pour la confusion mais pour le plus grand plaisir de ceux  qui cherchent parce qu’ils aiment par dessus tout  répéter que “si rien n’est simple, c’est parce que tout est compliqué ! “

A droite ou à gauche ?

dimanche, novembre 1st, 2015

figL3_123_hemisphere_droitLa nature préfère la droite : c’est une évidence….C’est sans doute la raison pour laquelle les “gauchers” partageaient avec les “roux” une si mauvaise presse, lors d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (…). Pourtant il existe bel et bien un phénomène de latéralisation naturel : l’homme se sert plus volontiers de la main droite, les coquilles des escargots sont en majorité dextres, les molécules font dévier la lumière à droite, d’autres à gauche tandis que certaines possèdent les deux caractéristiques. En d’autres termes, la nature montre différents exemples de chiralité ce qui se traduit par le fait que l’image d’un objet dans un miroir ne se confond pas avec le dit objet. Ce phénomène de la latéralisation pose les deux questions habituelles : pourquoi et comment. Répondre à la première, aujourd’hui encore, c’est aborder le domaine nébuleux de la téléologie, la seconde, par contre, risque d’être plus féconde même si non résolue. C’est ce qui ressort de l’article Lefties, Language, and Lateralization (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44088/title/Lefties–Language–and-Lateralization/) quand bien même seul un domaine (mais il est déjà suffisamment complexe) est abordé, celui de la latéralisation cérébrale de la zone du langage, à gauche chez quatre vingt dix pour cent des droitiers contre soixante quinze chez les gauchers ! Il n’est pas étonnant qu’en cette ère où le gène est roi, les auteurs aient axé leur recherche sur les rapports entre monogénisme, polygénisme, épigénétique et latéralité. Il semble bien que l’on se dirige vers une réponse plus complexe que ce qui avait été envisagé jusqu’à maintenant, mais le comment est en vue. La prochaine étape sera-t-elle celle du pourquoi ?

Cyborg en approche !

mardi, octobre 20th, 2015

0000911_gal_005_medLe cyborg, ou “cybernetic organism” était un être de science fiction, mélangeant à des degrés divers organisme vivant et parties mécaniques. Il s’est d’abord agi d’un humain amélioré, devenu progressivement robot organoïde. Quelqu’il soit il est en fait l’expression d’une interface entre l’organisme vivant et la machine par le biais de la pensée grace à laquelle l’un et l’autre peuvent échanger. Dépassées les lois de la robotique d’Isaac Asimov, l’homme machine tout autant que la machine homme converse avec un presque alter ego.  Comment, là est la question : télépathie ou réseaux connectés ? Si la première de ces éventualités reste toujours en mal d’explications, il semble bien que la seconde soit en passe d’être la solution (Brain New World, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44079/title/Brain-New-World/). Le cerveau reste cette boîte noire qui pense, et si l’on connaît (1875) et enregistre (1920) son activité électrique, la mise en rapport de l’un avec l’autre reste un sujet d’étude. On a pourtant déjà démontré la possibilité d’agir sur un membre-prothèse par l’action de la pensée à condition que vienne en complément un “ordinateur” sans lequel rien ne serait possible. Tirant partie des dernières découvertes scientifiques sur ce sujet, Avatar (incarnation) de James Cameron proposait-il une image de cette puissance exceptionnelle du cerveau. Ainsi fait-on miroiter au public un avenir au delà même de ses fantasmes les plus fous où à l’extrême le cerveau aurait acquis “la puissance totale”. Ne s’agirait-il pas de la version moderne du besoin d’un être supérieur détenteur de la toute puissance, mais auquel on pourrait attribuer aussi bien la bienveillance que la malveillance ce qui autoriserait des explications après lesquelles court toujours l’humanité   ?

Différence n’est pas inégalité !

lundi, octobre 5th, 2015

1280x720-Kw2Biologie et culture, sont bien deux mamelles indissociables des différences constatées entre filles et garçons sans que l’on puisse, aujourd’hui encore, prouver que l’un est plus que l’autre en cause. Les tenants historiques de la suprématie du sexe masculin, dit fort, sur le sexe féminin, dit faible, exprimaient la croyance en des différences essentielles menant aux revendications ultérieures des féministes. Différences visibles mais aussi invisibles, parmi lesquelles celles qui pourraient se rencontrer au niveau du cerveau : le cerveau mâle contre le cerveau femelle, quelle belle affiche ! Alors que, depuis longtemps, les expérimentations animales s’adressent de façon prépondérante aux  individus mâles, il semble bien, aujourd’hui qu’il existe des différences entre les deux sexes au niveau du cerveau (Sex Differences in the Brain, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44096/title/Sex-Differences-in-the-Brain/), différences qu’il conviendrait de ne pas ignorer ! Mais les facteurs en cause sont nombreux et interviennent dans des temps plus ou moins précoces du développement puis de la maturation. Premièrement, ce sur quoi il convient s’insister pour ne pas faire que des différences deviennent des inégalités, c’est que pour la majorité des fonctions la distinction n’est pas possible. Deuxièmement, c’est qu’en l’absence de certains facteurs de transcrition, la différenciation se fera dans le sens femelle mais que, lorsque la masculinisation intervient, elle se fait au niveau cellulaire en terme de nombre et de taille de neurones définis dans des localisations spécifiques. Troisièmement que l’épigénétique, à laquelle on peut difficilement attribuer un rôle simplificateur, s’inscrit également dans un nouveau temps par rapport à ce que l’on croyait. Tout porte à croire que les recherches sont loin d’être abouties mais qu’elles pourraient apporter des éléments d’explication dans des désordres psychiatriques “séxués“.  Mais ce qui semble peut-être le plus intéressant serait le fait que contrairement aux autres organes, le cerveau n’est pas univoque mais qu’il reflète à des degrés divers masculinisation et féminisation selon les aires. Serait-ce l’image des deux moitiés qui se cherchent, selon le mythe de l’androgye de Platon ?

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A quoi ça tient ?

mardi, mars 31st, 2015

Le-cerveau-dans-la-guerre-des-sexesIl ne s’agit pas ici d’envisager l’humanité de l’homme, ni de savoir si l’on naît homme ou femme ou si on le devient, si la parité est devenue une affaire qui dépasse les frontières de l’hexagone, enfin tous ces sujets plus importants les uns que les autres, même s’ils se situent dans des registres différents. Il s’agit tout simplement (si l’on peut dire !) de la programmation des conduites sexuelles femelles  au niveau cérébral. Les féministes inconditionnelles ne seront  pas heureuses de savoir que féminin reste l’expression d’une absence. Ici,  au niveau cérébral chez la souris,  il s’agit d’une répression des gènes liés au sexe male par un processus de méthylation de l’ADN (Female Brain Maintained by Methylation, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42555/title/Female-Brain-Maintained-by-Methylation/). Pourtant il ne s’agirait pas d’un défaut de signaux en rapport avec l’absence des hormones ovariennes, mais d’un phénomène actif de répression, ce qui est totalement différent d’un phénomène passif du à un manque. Par ailleurs cette méthylation s’avère ne pas être un processus limité dans le temps puisqu’elle doit se poursuivre pour que cet état se maintienne. Les hormones mâles indispensables interviennent à une période critique, limitée dans le temps tandis que la méthylation doit être continue chez la femelle. Il faudra également tester une autre hypothèse, à savoir que les hormones males pourraient agir en diminuant cette indispensable méthylation. Ce n’est pas encore avec ces nouvelles questions  que se terminera la guerre des sexes !

Les plans sur le papier étaient fort beaux …..

vendredi, mars 27th, 2015

web_6-Neuromorphic_Heidelberg--469x239“Le Human Brain Project est bel et bien retenu par l’Union européenne dans son concours au milliard d’euros de subvention sur dix ans. Le projet de l’EPFL veut d’ores et déjà ratisser plus large, vers les Etats-Unis et le Moyen-Orient” dossier de presse du 7 octobre 2013 (http://www.letemps.ch/dossiers/dossiers_2012/2012_flagships/). Aujourd’hui, rien ne va plus (Rethinking the brain, http://www.nature.com/news/rethinking-the-brain-1.17168?WT.ec_id=NATURE-20150326), la rébellion s’affirme par le biais d’une lettre ouverte ((www.neurofuture.eu), forme accessible à tous et à chacun, aux spécialistes et aux non spécialistes, enfin à tous ceux qui, parce qu’ils s’intéressent au fonctionnement du cerveau, n’ont plus qu’une envie, “modéliser le cerveau à partir de super ordinateurs”. Malheureusement, les plans sur le papier étaient fort beaux, mais il semble bien que le ver soit dans le fruit, puisque tout projet requiert une tête et que celle en question, ait voulu être /ait décidé d’être la seule qui devrait dépasser de toutes les autres têtes pensantes qui avaient pu se croire associées à condition d’accepter sans discussion, voire même de ne pas tout comprendre du projet lui-même. Il se pourrait aussi que se soient fait jour des conflits d’intérêts de telle sorte que ce projet montre/démontre en première intention, combien les intentions humaines peuvent être dévoyées ! Sera-ce l’arrêt du dit projet ou va-t-il être possible de dépasser/surpasser ces mauvaises idées pour accéder à la connaisssance de cheminements neuronaux que l’on aimerait exemplaires !

 

 

Du nouveau ?

mardi, janvier 20th, 2015

homfembel4Rien de définitif dans ce récent article sur ce  qui pourrait être des nouveautés essentielles à propos des différences homme/femme …. (Crossed Wires, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41919/title/Crossed-Wires/) puisque depuis des siècles on continue cette recherche essentielle de ce en quoi la gente masculine diffère de la gente féminine. L’explication selon laquelle ces deux entités figurent les deux moitiés d’une pomme, idée selon laquelle il existerait une complémentarité entre les deux sexes ne satisfait pas, à l’évidence, un grande partie des deux populations. Il est donc de bon ton de pointer ces différences, en s’appuyant entre autre sur les différences de fréquence dans la survenue d’une même maladie en fonction du sexe. Aujourd’hui, c’est un organe noble, s’il en fut, qui est sur la sellette, soit en d’autres termes : le cerveau a-t-il un sexe ? Impossible de se faire une idée précise quant à la réponse tant les avis semblent “mal” partagés, tant les conditions mêmes de l’étude semblent insuffisamment décrites ! Si l’on s’est intéressé à la taille, au poids, voire au nombre de neurones (!!!), il s’agit ici du “câblage” que l’on peut distinguer en homolatéral et controlatéral. Même s’il existe effectivement des différences entre l’homme et la femme, ce qui n’est pas évident à la lecture de l’article, on est en droit de se poser la question de savoir comment s’est fait le choix des deux échantillons dans le but de les comparer : neuf cent quarante huit individus (quatre cent vingt huit  mâles et cinq cent vingt et une femelles) entre huit et vingt deux ans. Même s’il s’agit d’individus jeunes, et donc en reconnaissant  que les expériences vécues sont moins nombreuse à huit ans qu’à vingt deux, il n’en est pas moins vrai que ces expériences existent, qu’elles sont fonction du milieu dans lequel elles interviennent et que les réponses apportées ne peuvent être identiques. D’où la question du primum movens, câblage vs situation : la situation modèle-t-elle le câblage, un câblage différent a-t-il modifié la réponse ? La science a ses limites. Il est heureux de se voir confirmer que l’homme n’est pas réductible à des données quantitatives seules.