Posts Tagged ‘espèces disparues’

Et quoi d’autre(s) ?

vendredi, février 22nd, 2019

Si l’on avait déjà eu quelques nouvelles du Coelacanthe l’année passée, cette année semble au moins aussi prometteuse. Deux annonces récentes donneraient à penser que l’horizon aurait sinon tendance à se dégager tout au moins à ne pas s’assombrir ! Pour enchanter les optimistes et décontenancer les pessimistes sans peut-être (néanmoins) faire basculer les seconds vers les premiers on retiendra deux publications récentes : A Rare Giant Tortoise Has Been Found in Galapagos For The First Time Since 1906 (https://www.sciencealert.com/a-giant-tortoise-thought-to-be-extinct-has-been-found-in-the-galapagos-after-100-years), This Massive, Nightmare Bee Was Once Thought Extinct. Not Anymore (https://www.livescience.com/64814-biggest-bee-found-again.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190221-ls) sans compter cette panthère noire parfaitement réelle comme en témoigne le film de Will Burrard-Lucas
(http://www.leparisien.fr/societe/une-panthere-noire-photographiee-pour-la-premiere-en-afrique-depuis-plus-d-un-siecle-13-02-2019-8011527.php,). Pour chacun de ces animaux l’homme avait déjà abandonné tout espoir. D’espèces en voie de disparition, tous trois étaient devenues des espèces disparues, à tel point qu’un programme avait été envisagé pour recréer cette fameuse tortue géante des Galapagos : Second Chance for Lost Galapagos Tortoises?(https://www.the-scientist.com/the-nutshell/second-chance-for-lost-galapagos-tortoises-30922). On peut donc se dire d’une part, que l’homme va un peu vite en besogne ou qu’il ne sait plus chercher. Conséquence de cette deuxième hypothèse, on va bientôt retrouver les dinosaures perdus de Jurassic World !

CRISP : la révolution

mercredi, mars 1st, 2017

Ou quand une endonucléase révolutionne le génie génétique ! En 2012,  E. Charpentier et J. Doudna inventent la technique d’édition du génome CRISPR (brin de séquence génétique)/cas 9  (endonucléase) : technique qui s’est vue attribuée le nom de ciseau génétique. Il ne s’agit ni plus ni moins que de couper l’ADN en deux zones actives, une pour chaque brin de la double hélice, le trou laissé vacant pouvant être comblé par n’importe quel fragment d’ADN. Ainsi le génome peut-il être manipulé selon un processus de réécriture dans plusieurs buts dont la réparation, l’amélioration, et celui dont traite l’article Study: Resurrecting Extinct Species Could Harm Living Ones (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48641/title/Study–Resurrecting-Extinct-Species-Could-Harm-Living-Ones/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=43529663&_hsenc=p2ANqtz-9kpp_A_3zISLRmIl01aCBRnFxpOVXPT8TCQ7iU1DGAnsXcKQHw9PxbIAEiROJLLB9MVSJsW4B4AW32YRhbbCtKnDsuoQ&_hsmi=43529663). S’il existait déjà une technique (1970), celle de 2012 se révèle beaucoup plus rapide, fiable et aussi moins onéreuse et certains y voient dés lors un outil qui s’intègrerait parfaitement dans un projet de transhumanisme/posthumanisme. Pourtant ce n’est pas et de loin le sujet de l’article sus cité puisque ce dernier aborde la question de la résurrection d’espèces disparues (de-extinction ! ), ce qui, et c’est normal, pose plusieurs questions, parmi lesquelles celle du choix quand on considère les espèces déjà disparues et celles en voie de disparition. La question reste ouverte d’autant que quelle que soit l’option, le coût économique de l’aventure risque d’être dissuasif ! Ne fait pas Jurassic World qui veut !