Posts Tagged ‘esprit’

Science et Conscience

vendredi, novembre 15th, 2019

C’est l’Histoire d’une traduction qui met en scène deux compagnies théatrales : matérialité scientifique dont les acteurs, signaux électriques et substances chimiques font face à l’immatérialité des comportements (Why Can’t Science Explain Consciousness?, https://www.livescience.com/what-is-consciousness-mystery.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9916&utm_content=20191111_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=RD%2BR4M1NiOuXVIPFa%2BTFoQdyYxL9m7v3zSxXB5tzXZ9Qc_q8GMj0uybWNaK09Cp3FFPvEEEng6HoPUQRkpK9a5l3SJ7xYAHyRv ). C’est l’affrontement de l’esprit et de la matière dont le premier n’est à coup sûr pas ce qu’est le second, la question étant de savoir s’il le sera jamais ! Ce que l’on sait déjà concerne ce qui accessible à l’étude quelqu’en soient échelle et technique utilisée. Ce qui est inconnu c’est l’inaccessible dans le cas présent, la conscience. En acceptant avec l’auteur de substituer “esprit et matière” par “esprit est matière” on peut adhèrer au concept du panpsychisme selon lequel toute particule aussi élémentaire soit-elle possède une conscience élémentaire. Il faut alors accepter l’idée que la conscience se simplifie avec la simplification de l’organisme vivant qui lui correspond et ceci jusqu’à son terme ultime. La philosophie a porté cette théorie selon des approches aussi différentes que le Dieu de Spinoza, la Monade de Leibniz, le matérialisme de Julien de La Méttrie. Philosophes de tous temps et de tous pays seront enfin réunis avec la solution au problème de la “connaissace de la matière en soi” , solution aux mains des physiciens !

PISA : Program for International Student Assessment

lundi, décembre 21st, 2015

254px-Pensee_UniqueMis en place dans les années 2000 par l’OCDE, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves donne régulièrement des nouvelles du “système éducatif ” au sein de soixante cinq pays en s’attachant “aux compétences  des élèves de 15 ans dans le cadre de leur scolarité obligatoire “( http://www.education.gouv.fr/cid75515/communication-en-conseil-des-ministres-les-resultats-de-l-enquete-pisa.html). Si ce rapport préoccupe, c’est parce qu’il pointe du doigt le recul des élèves français principalement dans le domaine des mathématiques, mais il serait également bon de se préoccuper du sens accordé au terme “compétence” utilisé comme mètre étalon de l’étude. C’est une des raisons pour lesquelles on lira avec intérêt l’article Critical thinking is needed throughout life, not just in science (https://www.newscientist.com/article/mg22830513-600-critical-thinking-is-needed-throughout-life-not-just-in-science/?cmpid=NLC|NSNS|2015-1712-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS). Il n’est en effet jamais inutile de vérifier que tout discours doit s’appuyer sur une question bien posée, s’inscrire dans la rationalité et l’objectivité,  fuir (comme la peste) le dogmatisme. Ce sont quelques unes des vertus reconnues comme indispensables à la pratique de l’esprit critique qu’il serait bon de toujours mettre en oeuvre lorsque l’on aborde un sujet quelconque en expliquant pourquoi, de telle sorte qu’aucun élève ne puisse plus jamais dire “A quoi cela me servira-t-il plus tard ?” C’est pourquoi également l’approche épidémiologique est-elle aussi importante. Elle seule est capable de montrer le cheminement d’une idée, son va et vient d’erreurs en succès, puis de succès en erreurs,  marches sans lesquelles il n’y a pas de progression vers la vérité. Pourquoi donc invoque-t-on la démarche scientifique comme un outil performant dans la vie en général ? Parce que même le domaine de l’intuition y est soumis à des tests rigoureux, que l’irréfutabilité a conquis son droit à exister. Dans cette optique il n’est pas inutile de rappeler au moins trois grandes noms de la démarche scientifique objective : Claude Bernard (La médecine expérimentale) Gaston Bachelard (Le nouvel esprit scientifique) et Karl Popper (Théorie de la vérité/correspondance).