Posts Tagged ‘évolution’

Pourquoi devrait-elle s’arrêter ?

jeudi, août 4th, 2016

6a00e5500b4a64883301a3fd03256c970bL’évolution est un processus qui affecte de nombreux systèmes. Ne parle-t-on pas d’évolution des populations, du climat, de la société, des moeurs, des idées …. Les modifications caractéristiques de ces différents types d’évolution ne sont perceptibles que par rapport au temps et chacune ayant son échelle, la perception en est plus ou moins évidente. Quoiqu’il en soit une évolution ne se mesure qu’à l’aune d’une antériorité qui fixe un état dont on estime qu’il s’est modifié par rapport à un point que l’on estime de départ. Lamarckisme et darwinisme ont tous deux parlé d’évolution mais si la seconde théorie a supplanté la première c’est en raison des mécanismes proposés pour l’expliquer. La paléontologie humaine (paléoanthropologie) qui s’appuie sur l’étude des fossiles, émet des  hypothèses remises en question par la découverte de nouveaux spécimens ou nouveaux artefacts. A l’évidence ce domaine est lui-même en pleine évolution comme en témoigne ce récent article, Humans Never Stopped Evolving (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46651/title/Humans-Never-Stopped-Evolving/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32369516&_hsenc=p2ANqtz-8erZv28qDptwIs7dSxD8zDvJnF7j_oUQ7zsbp5fy2zDWfDMoSH88Id1gkDpe2u6Qmof8xD-ILPE31dLAVFV_vDbnz74Q&_hsmi=32369516). Première remarque, il faudrait professer une méconnaissance parfaite du concept d’évolution pour penser que l’homme y a échappé et alors depuis quand ! La seconde remarque concerne le laps de temps requis pour constater la survenue de certaines modifications. Quand les outils techniques permettent de saisir des avantages acquis il n’y a que quelques milliers d’années (cf articcle sus cité) on se dit que le préfixe paléo, s’il signifie ancien, s’inscrit dans un plus ou moins ancien ! C’est ainsi que ces mêmes outils sont en train de permettre le déchiffrage d’un segment de la population américaine de 1948 à nos jours. Ce ne sera peut-être pas plus facile que d’explorer un million d’années, car il se pourrait bien que la prise en compte des facteurs environnementaux soit particulièrement délicate. Néanmoins on pourrait presque imaginer que l’accélération d’une technicité multidisciplinaire transforme l’étude des temps anciens en une prospection des temps futurs, mais ceci est déjà le domaine de la science fiction  et et ce depuis bien longtemps, car l’homme joue aussi bien, et pas si mal, avec une technique virtuelle que réelle !

C’est pas moi …..

mardi, octobre 14th, 2014

image-3Le franglais comme la novlangue ont leurs utilisateurs et leurs détracteurs, mais qu’en est-il de certains mots d’un vocabulaire imagé et rigoureusement français des siècles précédents  ? Ainsi aujourd’hui sait-on encore ce que signifie le mot « pucier « !  Peut-être serait il bon d’en expliquer la signification car il se pourrait bien que ce substantif revienne d’usage courant. Quand l’argot touche à l’universel, on se pose la question de savoir pourquoi ! ArgotPucier :  de puce avec le suffixe -ier, allusion au fait que le lit peut parfois être l’« habitat » de la puce (Wiktionnaire),. Universel :  la part de l’homme dans l’évolution. L’article  d’Emily Monosson pourrait y répondre. Si  le pucier d’hier  n’a disparu que pour réapparaitre plus vivant que jamais, c’est parce que l’homme compte pour une part à la fois  non négligeable mais aussi difficilement quantifiable dans les processus de l’évolution  (Sleep Tight, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41005/title/Sleep-Tight/) ! Qu’il soit impliqué depuis la nuit des temps, en substance depuis son apparition semble une évidence, la sélection naturelle aurait un sens restreint si l’on n’entendait par là qu’une nature dont l’homme serait absent, puisqu’il fait partie intégrante de la dite nature. Pour ne pas aller jusqu’à la position qui voit dans la disparition de l’homme la survie de la terre, il sera toujours bon de continuer à recenser pour les minimiser au mieux les facteurs humains impliqués. Ce qui aurait aussi  par retour un effet utile pour l’homme en propre !

Il y a un os ?

dimanche, mars 16th, 2014

 

imagePourquoi choisir une nageoire plutôt qu’un virus géant perdu au sein du permafrost (Ancient Giant Virus Discovered,http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39325/title/Ancient-Giant-Virus-Discovered/). Qu’est-ce qu’une nageoire comparée à cette découverte qui renvoie, aux calendes grecques, le souhait universel de l’éradication de certains des responsables d’affections humaines.  Contemporaines de cette découverte, de nombreuses publications pratiquent l’exploration du domaine des virus et de l’ARN des origines de la vie, (Viruses Reconsidered, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39244/title/Viruses-Reconsidered/,RNA World 2.0, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/39252/title/RNA-World-2-0/ ) et la nageoire peut alors sembler bien misérable en comparaison. Pourtant c’est de nageoire dont il sera question ! Mais pas de n’importe qu’elle nageoire (Convergent Fish Fins, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39332/title/Convergent-Fish-Fins/), cette petite formation juste en avant de la nageoire caudale, que tous les poissons, du reste, ne possèdent pas. Il est vrai qu’elle est tout à fait particulière, puisque le tissu qui la constitue est du tissu adipeux. En raison de son inconstance et de sa constitution, il y avait fort à parier, et c’est ce qui fut fait, qu’il s’agissait d’un organe vestigial, en voie de disparition, le péroné de l’homme en quelque sorte. Il n’en serait rien. Pour les auteurs cette nageoire adipeuse pourrait aider à comprendre comment d’autres appendices, comme les membres, auraient pu se développer, ce qui est particulièrement important, il faut en convenir, puisque les formes de vie terrestres proviendraient de formes marines grâce à l’apparition desdits membres et à l’adaptation de la respiration. Comme quoi, ce que l’on croyait vestigial peut avoir un grand avenir dans le passé !

Du moustique à l’homme

mardi, octobre 22nd, 2013

Qu’il s’agisse des ancêtres des familles d’insectes comme le moustique , ou des ancêtres de la famille des hominidés, la paléontologie peut sauter allègrement d’un fossile  à l’autre à condition qu’elle ait un matériel d’étude à sa disposition. Il semble bien que d’une façon générale, les découvertes permettent le plus souvent d’apporter des rectifications en ce qui concerne  les données temporelles. Et ces rectifications font plonger les racines des uns et des autres de plus en plus profondément. Ainsi en est-il de celui auquel appartenait le crâne  récemment mis à jour en Géorgie (Ancient Georgian Ancestors, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/37913/title/Ancient-Georgian-Ancestors/). La fourchette reste néanmoins relativement large, entre 2.6 millions et 10 000 ans ! Mais ce que l’on ressent à la lecture de l’article c’est le sentiment de jubilation des auteurs s’émerveillant de la préservation et donc de la qualité de l’objet sur lequel ils ont été amenés à travailler ce qui leur permet d’envisager un réexamen d’espèces classées antérieurement comme différentes. Les résultats obtenus par extrapolation ou par raisonnement analogique sont rarement conclusifs c’est à dire définitifs, ils restent néanmoins une étape indispensable dans l’attente, plus ou moins longue, de ce que chacun cherche, avec plus ou moins de bonheur : la preuve alors qualifiée d’indiscutable.

À propos du cœlacanthe

samedi, avril 6th, 2013

Utiliser le terme de fossile accolé à celui de vivant ne correspond plus depuis quelques temps déjà à la réalité comme en témoigne encore l’article récent, The Falsity of Living Fossils (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/34927/title/The-Falsity-of-Living-Fossils/). Il convient en effet de distinguer fossile et fossile vivant. Le premier est une espèce éteinte, tandis que le second par définition est une espèce actuelle présentant des ressemblances morphologiques avec les-dites espèces éteintes. S’il s’agit bien d’un fossile vivant c’est qu’il a du cesser d’évoluer depuis les temps qualifiés de fossilifères ce qui est en contradiction avec les principes génétiques de l’évolution. Qu’une espèce puisse parfaitement disparaître est une certitude, mais une espèce existante est nécessairement le produit de l’évolution d’un ancêtre. Selon un processus identique à la mise en place de la théorie de la mécanique ondulatoire de L. de Broglie qui a su féconder la théorie corpusculaire par la théorie ondulatoire, la théorie de l’évolution a réuni la génétique de G. Mendel et la sélection naturelle de son contemporain Ch. Darwin alors même que ce dernier n’en avait fait aucun cas. Dans ces deux exemples, l’obstacle épistémologique que pouvait constituer le savoir du passé n’existe plus.  Dans un sens la rupture épistémologique de G. Bachelard correspond à la négation de cet obstacle permettant l’accès à quelque chose de nouveau qui en tenant compte du passé et du présent les dépasse tous les deux.