Posts Tagged ‘femme’

Pour faire sourire !

mardi, février 27th, 2024

Une fois n’est pas coutume, mais il est des articles scientifiques dont on pense qu’ils ont été écrits pour mettre le sourire aux lèvres, ce qui est exactement le cas de l’article suivant, Bright-red pigment is one of the earliest examples of Bronze Age lipstick. La totalité de l’âge de Bronze s’étend de moins 2200 à moins 800 ans av. J.-C et comme son nom l’indique correspond à une population sédentarisée depuis le Néolithique qui sait travailler le métal, alliage de cuivre et d’étain. Elle fait suite à la métallurgie du cuivre et de l’or, métaux moins propices à la fabrication d’armes et d’outils robustes. Ce qui sous-entend également une parfaite maîtrise de l’art du feu. Ce savoir faire nouveau induit très certainement des modifications dans le domaine économique en particulier au niveau des échanges qui dépassent largement le groupe pour franchir les “pays”. Ces modifications, ces “améliorations” pour certaines vont de paire avec la mise en place d’une hiérarchisation de la société basée sur la possession ou la non possession de tous ces nouveaux dispositifs. Que peut-on dire de la femme à cette époque ? Celle qui appartient au milieu privilégié peut avoir eu les mêmes préoccupations que toutes celles qui habiteront les temps ultérieurs : elle tente de modifier son apparence, elle se maquille. Du pigment rouge dans un flacon de pierre a été découvert et daté du troisième millénaire. L’analyse de ce pigment montre “une ressemblance frappante avec les recettes des rouges à lèvres contemporains ». L’éternel féminin est donc bien une réalité !

A leurs risques et périls !

lundi, janvier 30th, 2023

Quelques dates presqu’au hasard en partant du temps de l’histoire, quand l’homme du monde méditerranéen s’est dit qu’il était temps pour lui de coucher sur un support pas encore de papier, ses transactions économiques puis des textes plus futiles. Avant peu de traces, si ce ne sont quelques artéfacts à commencer par les peintures pariétales paléolithiques, puis quelques statuettes du paléolithique supérieur , statuettes plus souvent féminines que masculines. S’il existe quelques représentations d’attribut masculin, ce sont, en fait, essentiellement des attributs féminins qui ont défié le temps sans que l’on sache avec précision quelle signification leur accorder. Jusqu’à encore récemment la femme n’était pas reconnue comme ayant une place dans la société des chasseurs-cueilleurs. Des analyses génétiques ont montré que des dystrophies osseuses dues au lancer de flèches n’appartenaient pas aux seuls hommes, les femmes étaient également impliquées dans la chasse. On fait actuellement l’hypothèse que si les langues trilitères écrites ne comportaient que des consonnes c’est que les voyelles par leur prononciation “mouillée” étaient représentatives de la gente féminine et devaient donc être exclues. Les grecs, faisant probablement preuve d’une grande avancée sociétale, inventèrent les voyelles. L’avenir n’était peut-être pas si sombre malgré un chemin encore long et semé d’embuches “du sang et des larmes” étaient encore à venir. Néanmoins depuis ces temps ancestraux, un certain nombre de femmes ont réussi à se faire inscrire au frontispice du Dictionnaire des Femmes Célèbres. L’une d’entre elles, injustement méconnue, trône pourtant en majesté sur la façade de la Faculté de Médecine de la rue des Saints pères. Mais qui sera capable de citer son nom ? “Αγνοδίκη: Η πρώτη γυναίκα γιατρός της Αρχαίας Ελλάδας (και του κόσμου) έχει απίστευτη ιστορία” Agnodicé : La première femme médecin de la Grèce antique (et du monde) une histoire incroyable ! (PR Jean-Noël Fabiani-Salmon, et https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnodice )

Les grands mères apprécieront

samedi, février 9th, 2019

Pour ses petites filles, George Sand écrivit les Contes d’une grand mère mais même sans être écrivain, toute grand mère a en réserve une infinité de récits qu’elle ne demande qu’à raconter et répéter quand ses petits enfants lui en font la demande. Bien sûr il existe aussi dans le folklore des grands mères indignes dont la Baba Yaga est un figure légendaire. Mais c’est de Montréal que viennent les informations à ne pas manquer concernant cette indispensable cheville ouvrière de la famille (“Grandmother Hypothesis” Gets Some Support, https://www.the-scientist.com/news-opinion/grandmother-hypothesis-gets-some-support-65441, Les avantages insoupçonnés d’avoir une grand-mère, https://www.usherbrooke.ca/actualites/nouvelles/nouvelles-details/article/39558/). Le sujet est loin d’être futile, il entre dans le champ d’une hypothèse appelée “l’hypothèse de la grand mère” qui s’intéresse à l’avantage présumé qu’apporte la ménopause chez la femme. Il s’agit d’un état physiologique que ne partagent pas tous les femelles mammifères : seuls quatre cétacés partageraient cet état avec l’humain. La survenue de cette infertilité en rapport avec l’âge exprimerait un avantage sélectif devenu transmissible. Ainsi lorsque l’hypothèse sera scientifiquement confirmée pourra-ton affirmer sans être accusé de discrimination sexiste que la temporalité de la physiologie de la femme n’a aucun équivalent dans la société !

Un ressenti sexué ?

mercredi, janvier 16th, 2019
Résultat de recherche d'images pour "égalité des sexes"

A l’ère de la mise en place (imposée ?) de l’égalité des sexes, que doit-on penser de l’article paru dans Current Biology (Male-Specific Conditioned Pain Hypersensitivity in Mice and Humans, https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(18)31496-9?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0960982218314969%3Fshowall%3Dtrue) et résumé dans TheScientist (Men React to Repeated Painful Experiences Differently than Women Do, https://www.the-scientist.com/news-opinion/men-react-to-repeated-painful-experiences-differently-than-women-do-65320?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=69001885&_hsenc=p2ANqtz-_uPaQPM4-gZNufLJjbuhPTMTkScJGyOIfNKXnJVi-PZXydMjviqpEPpAXGzA26vZghxT-K6X8TjQuyQXkMzJ9ecankcg&_hsmi=69001885). Une fois écarté le conditionnement pavlovien quels sont les éléments en présence : le ressenti douloureux, le processus de mémorisation, le dosage de testostérone. Quels sont les hypothèses proposées : mémoire et ressenti douloureux, testostérone et mémoire. D’où : la femme qui fabrique moins de testostérone que l’homme éprouve une ressenti moindre mais parce qu’elle aurait moins de mémoire ! Donc avant que l’une des parties ne se réjouisse trop vite de sa suprématie, on peut bien sûr décider de compléter l’étude ou plutôt et bien plus simplement de n’en pas tenir compte !

Pour bientôt ?

dimanche, juillet 6th, 2014

72287235Quand il est toujours question d’une certaine inégalité dans la façon de traiter la gente féminine qu’il s’agisse de la parité en terme de représentativité aussi bien qu’ en terme d’accès aux postes de responsabilité avec comme corollaire le traitement qui y est affecté, il n’est pas inintéressant de prendre connaissance de l’article : Women in science: A temporary liberation (http://www.nature.com/news/women-in-science-a-temporary-liberation-1.15477?WT.ec_id=NATURE-20140703).  L’auteur Patricia Fara est senior tutor au Clare College de l’Université de Cambridge au Royaume Uni (A Four Thousand Year History and Scientists Anonymous: Great Stories of Women in Science). Si certains des faits rapportés peuvent prêter à sourire, l’article dans son ensemble arbore des couleurs peu chatoyantes au regard de la société de ce début du XX° siècle. Réformer les institutions, comme celle d’instaurer l’égalité entre les hommes et les femmes est un thème ancien dont la révolution française ne s’est pas vraiment emparé. En ce qui concerne le simple droit de vote, Olympe de Gouges avait bien tenté “Les droits de la femme et de la citoyenne” à l’exemple “Des droits de l’homme et du citoyen” mais sans succès (!).  Avant 1900 quelques états américains avaient néanmoins franchi ce pas, chemin suivi après par la majorité des pays : 1918, pour le Royaume Uni, 1919 pour l’ensemble des Etats Unis d’Amérique, et bien plus tard, puisqu’il fallut attendre 1944 pour la France. La femme avait pourtant entre baillé la porte de son entrée dans le monde des diplômes, avec le premier baccalauréat féminin en 1861. Qu’il ait fallu attendre l’absence des hommes (partis à la guerre), dans la société civile pour que la femme se glisse dans l’espace ainsi laissé libre, mais qu’elle n’ait pas pu garder cette place définitivement après leur retour pourrait faire accroire l’idée que remplacement ne vaut pas placement. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, si l’on se pose la question de savoir pourquoi le ministre de l’Education Nationale fait semblant d’interrompre l’expérimentation des ABCD, la question primordiale reste en fait de comprendre pourquoi cette expérimentation a été initiée !