Posts Tagged ‘humanité’

Mathusalem connais pas

mardi, octobre 11th, 2016

1753593Après quelques jours de silence, il est bon de se replonger dans l’actualité des nouveautés scientifiques. Parmi celles-ci il en est une qui traite du temps. Il ne s’agit ni plus ni moins que du temps de la vie humaine, celle qui fait régulièrement la une des journaux avec des allures de match entre les pays, la France et Jeanne Calment, l’Italie et Emma Morano. Il est certain que dans cet ordre d’idée, le champion toutes catégories reste et restera Mathusalem dont le nom est de ce fait devenu synonyme de longévité. Or ce dont l’homme se préoccupe depuis ….., c’est de son temps de vie terrestre, puisqu’il est probablement le seul à avoir conscience de sa finitude. Ainsi la question posée par l’article, The limits to human lifespan must be respected, http://www.nature.com/news/the-limits-to-human-lifespan-must-be-respected-1.20728?WT.ec_id=NATURE-20161006&spMailingID=52464950&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1020921868&spReportId=MTAyMDkyMTg2OAS2) concerne-t-elle la façon d’envisager les limites de la vie humaine : respect ou transgression ? Que la durée de vie, longévité continue d’augmenter et ce dans de meilleures conditions est le fait d’actions externes, c’est l’espérance de vie dont on voit bien qu’elle est fonction de nombreux facteurs, pays, sexe, rang sociétal …, mais sans toucher à l’horloge naturelle. Si les facteurs environnementaux sont multiples, les facteurs internes sont loin d’être tous répertoriés. On parle volontiers du raccourcissement des télomères et du rôle que pourrait tenir l’enzyme télomérase comme une clef qui ouvrirait la porte vers une prolongation de la durée de vie. Mais c’est là que se posent plusieurs questions : est-il possible et licite d’augmenter indéfiniment et quels en  seront les effets collatéraux ? Ces derniers seront certainement d’importance essentiellement en ce qui concerne le rapport entre les besoins de la population humaine et ce qui pourra lui être offert. Mais en ce qui concerne la première partie de la question, qui a jamais établi l’âge butoir à la longévité de l’homme. Les acquis auraient semblé bien improbables il y a quelques siècles et c’est déjà certainement la survenue d’individus  exceptionnellement âgés pour leur époque qui explique le personnage de Mathusalem. On a donc déjà répondu à la première partie de la question ! En addendum, on pourra lire avec intérêt l’article, Study: Human Life Span Maxed Out (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47209/title/Study–Human-Life-Span-Maxed-Out/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35506671&_hsenc=p2ANqtz-8JaM3f-gSXmPUPs4yRjRX7lKsP8e9Q11lJqUCYgsAXEnxVvLXRBERVsubDBkijk17FpmlxSZfPdVix_1G8II_CN1TyvQ&_hsmi=35506671)

Anthropomorphisme et Zoomorphisme

vendredi, juillet 24th, 2015

imageAnthropomorphisme : attribuer à des animaux ( des objets) des caractéristiques propres à l’homme, Zoomorphisme : utiliser les formes animales dans différents types de représentation. Pas si simple,  les échanges entre l’animal et l’homme sont en train de prendre un cours particulier. Si l’homme ne change pas fondamentalement quand on lui a  greffé des valves cardiaques d’origine porcine, ou posé du corail pour restructurer un os, que devient une souris à qui l’on a greffé des cellules gliales foetales d’origine humaine ? (When Does a Smarht Mouse Become Human? http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43327/title/When-Does-a-Smart-Mouse-Become-Human-/). On peut arguer du fait que la valve appartient toujours à l’extériorité de l’individu, qu’il s’agit bel et bien toujours d’un non soi. Pour le corail, l’accaparation par les cellules osseuses d’un matériel osteoconducteur rend la distinction plus difficile. Elle le sera plus encore quand des cellules souches auront été cultivées sur un squelette de corail. C’est un pas de plus qui est franchi quand on entre dans le domaine des manipulations génétiques puisqu’elles autorisent la mise en place d’un nouveau soi. La question est donc de savoir quelles sont les caractéristiques qui permettent de définir l’humanité par rapport à l’animalité. Les avis sont nombreux et plus anciens les uns que les autres, voire également plus humoristiques les uns que les autres, mais il n’existe encore aujourd’hui aucune réponse satisfaisante. L’homme serait le seul à avoir conscience de sa finitude et il est vrai que la conduite de l’animal n’invite pas à penser qu’il possède cette conscience, mais l’argument reste fragile ! L’homme réparé et l’animal préparé participent à un drôle de mélange des genres !! L’un fait un pas vers l’autre et inversement, de telle sorte que dans peu de temps (certainement !) il faudra bien qu’ils se comprennent de nouveau comme dans les temps mythiques !