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Pour une nouvelle définition ?

vendredi, mars 30th, 2018

Pour continuer de poser/de se poser des questions à propos de l’IA, en voici une, parmi tant d’autres non encore formulées. Il s’agit d’une activité humaine qui  a été, est et sera à jamais, sujet de réflexion, de discussion, de philosophie pour MR  Jourdain. Depuis des décennies, quand on demandait de définir l’ART, les réponses étaient légion d’autant plus variées que le mot est particulièrement polysémique. On pouvait néanmoins s’entendre sur le fait qu’il s’agissait d’une activité humaine pouvant être dépourvue d’intérêt pratique, mais parée d’un appel aux sens. En sera-t-il de même demain : When computers make art ? (https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/when-computers-make-art?utm_source=newscientist&utm_medium=edm&utm_content=computerart_mar26&cmpid). Quand on prête attention aux différentes illustrations proposées dans l’article sus dit, la confusion est consternante ; il est réellement impossible de distinguer l’œuvre humaine et l’œuvre machine. C’est dans cette occurrence qu’il faut penser CAN ce qui équivaut pour chacun et pour tous, à penser GAN ( CANs are GANs that can think creatively, https://hackernoon.com/what-are-creative-adversarial-networks-cans-bb81d09aa235). Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un système basé sur deux réseaux de neurones en compétition, générateur et discriminateur pour les GANs auxquels viendra s’ajouter pour le générateur des CANs la capacité de penser la créativité. Pour ceux que ce sujet intéresse, ils pourront lire, mais alors avec beaucoup d’attention, l’article suivant qui étant en français devient nettement plus compréhensible,  Existe-t-il des IA créatives ( https://weave.eu/ia-creative/) ! On pourrait béatement se rassurer en se disant que les œuvres ainsi créées sont œuvres humaines du fait des algorithmes eux mêmes “ suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant d’obtenir un résultat” à savoir l’image choisie, malheureusement la propriété de ces machines étant leur capacité à apprendre, elles seront rapidement capables de créer ces œuvres uniques qui étaient jusqu’à aujourd’hui le propre de l’homme

IA

jeudi, avril 13th, 2017

IA ou l’AI de Steven Spielberg, film paru sur les écrans en 2001, doit être associé tout autant à Stanley Kubrick qu’à  Brian Aldiss.  Si le second comme le premier sont (est/était) reconnus pour leur implication dans une vision du futur, le troisième, sans doute moins connu en France que les précédents, s’inscrit également dans une vision humaniste du monde futur. A l’évidence ces trois personnages, aujourd’hui,  sont loin d’être des habitants de l’Utopie de Thomas More  puisqu’on peut sans difficulté les citer (mais les auteurs ne l’ont pas fait !) en exergue de cette publication éminemment sérieuse : Learning through ferroelectric domain dynamics in solid-state synapses (https://www.nature.com/articles/ncomms14736) commentée, sobrement, dans les médias français sous le titre : Une première synapse artificielle (https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211930224978-une-premiere-synapse-artificielle-2078571.php) : pour plus de facilité on se rapportera à : Synapse artificielle : “Le memristor permettra des architectures neuromorphiques radicalement nouvelles” (https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/synapse-artificielle-le-memristor-chainon-manquant-vers-le-cerveau-electronique_112009). Point n’est besoin, étant donnée la difficulté du sujet  de s’appesantir sur le procédé en lui-même : effet tunnel (Ferroélectricité de couches minces nanométriques, http://iramis.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=fait_marquant&id_ast=2093) et ferroélectricité (matériau possédant une polarisation électrique à l’état spontané, polarisation qui peut être renversée par l’application d’un champ électrique extérieur) pour plutôt parler du memristor. Comme son nom l’indique (?) il ne s’agit ni plus ni moins que d’une mémoire/résistance ce qui signifie, tout simplement, qu’il s’agit d’une résistance variable à l’inverse d’une résistance classique dont la valeur est stable.  C’est cette capacité de variation qui permettra à la synapse artificielle d’apprendre ! Dans ce cas particulier, il y a donc, une zone de contact spécifique qui assure le passage d’une information, mais une zone qui, parce qu’elle garde en mémoire, est douée de la capacité d’apprendre du fait de la variabilité de sa résistance ! C’est réellement l’IA à portée de main et bientôt, pourquoi pas,  l’IA pour les nuls.