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Heureux comme un écologiste ?

dimanche, février 7th, 2016

ville-rose-rougeEtre écologiste est un exaltant combat de tous les jours, mais mal entendu parce que mal écouté, d’où peu cru, raillé peut-être même, leur vie pourrait n’être que difficile. Elle n’en est pas moins riche et le sera encore plus lorsqu’ils auront tous pris connaissance d’un article récent (Holding Their Ground, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45148/title/Holding-Their-Ground/) qui ne peut que les questionner dans leur lutte. On peut aussi leur rappeller dans le même temps deux noms illustres auxquels il n’est peut-être jamais référence  (Fighting Back, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45096/title/Fighting-Back/) : le premier, qui avait su faire ses “choux gras”  des petits pois, tandis que le second,  peu cité à propos du monde végétal, ne l’avait pourtant pas ignoré : Gregor Mendel et Charles Darwin. Mais  ce simple rappel est loin d’être le point important, c’est la suite qui est réellement instructive en abordant un nouveau sujet indispensable à partager avec la grande et active mouvance écologiste : celui de l’immunité au sein du monde végétal. Car la nature n’a pas attendu l’homme pour s’auto-entretenir et au demeurant comme ce dernier, n’a pas attendu pour mettre en place son système de défense. Qui plus est, il convient de ne pas oublier que ce système lui est plus qu’à d’autres parfaitement indispensable car il est bien connu que ce n’est pas une extrême mobilité qui caractérise le végétal et que par ailleurs il ne possède pas de système immunitaire cellulaire mobile. Les études menées révèlent d’étranges similitudes avec le vivant animal, entre autres  une véritable horloge dont il pourrait être utile de tenir compte, un microbiome dont on ne connaît pas encore le mode d’action cellulaire, et aussi une méconnaissance parfaite de la réponse adaptative du pathogène devant une nouvelle ligne de défense. Mais là où le bât va blesser, c’est quand les études récentes auront tendance à inviter le scientifique à pratiquer une augmentation du nombre des gènes de résistance par plante tandis que l’écologiste risquera de vouloir s’en tenir à ce que dame nature a mis en place. Comme l’un et l’autre ne visent pas le même but, il y aura nécessairement un gagnant et un perdant tant en  terme d’individu qu’en terme de bénéfice pour l’humanité dans l’optique (bien évidemment) où l’on transgresserait le principe de précaution  !