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Esprit critique

dimanche, mars 26th, 2017

Quand on évoque le terme intégrité on peut choisir de ne parler que d’intégrité scientifique charge à chacun d’élargir le débat. Une fois n’étant pas coutume, il sera fait référence à des textes français passés largement sous silence puisque les plus anciens datent déjà de près d’un an. Où l’on y apprend qu’il a été créé un Office de l’intégrité contre les pratiques discutables (https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/sciences-un-office-de-l-integrite-contre-les-pratiques-discutables_111510) à la suite d’un rapport demandé au PR Corvol en vue de la mise en œuvre de la Charte nationale d’intégrité scientifique (http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid104249/remise-du-rapport-de-pierre-corvol-bilan-et-propositions-de-mise-en-oeuvre-de-la-charte-nationale-d-integrite-scientifique.html). On peut aussi  voir comme une prolongation dans ce second article qui prend pour sujet l’information scientifique et ses dérives, Pourquoi l’information scientifique ne parvient-elle pas toujours à convaincre ?- Jim.fr (https://planpsy2011.wordpress.com/2016/12/25/pourquoi-linformation-scientifique-ne-parvient-elle-pas-toujours-a-convaincre-jim-fr/). En cherchant bien on trouve même une Association pour la Science et la transmission de l’Esprit Critique (ASTEC) dont le site en dépit d’une présentation un peu « farfelue »  (https://.esprit-critique.org/#story) a le mérite de mettre le doigt sur ce point important qu’est l’esprit critique, lui qui permet de lutter contre les aliénations en tous genres. Ainsi, plus qu’important, essentiel , c’est l’esprit critique qui se trouve pleinement impliqué dans la recherche et la mise en place de l’intégrité scientifique ainsi que de son corollaire, l’information et ses dérives devenues possibles particulièrement quand elle a perdu son devoir d’intégrité. On ne saurait donc trop recommander pour toute lecture, de choisir de prendre son temps, pour permettre l’exercice de son esprit critique à quelque niveau que ce soit (http://www.jim.fr/medecin/jimplus/posts/e-docs/vu_a_la_tele_quand_les_pseudosciences_tiennent_la_vedette__164520/document_jim_plus.phtml) !

L’information en question …..

mercredi, janvier 7th, 2015

Public InformationSous le titre The bad luck of cancer (http://www.sciencemag.org/content/347/6217/12.summary Cancer often caused by ‘bad luck’, not genes, say Johns Hopkins researchers, http://www.news.com.au/lifestyle/health/cancer-often-caused-by-bad-luck-not-genes-say-johns-hopkins-researchers/story-fneuzlbd-1227172343837)( Cancer : une question de probabilités, http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/02/cancer-une-question-de-probabilites) Bert Vogelstein and Cristian Tomasetti du Johns Hopkins University viennent de présenter les résultats d’une étude à propos de la survenue du processus cancéreux.  S’appuyant sur un modèle mathématique et négligeant deux types de cette affection qui auraient peut-être pu modifier la conclusion proposée, l’étude fait grand bruit et fait de se lever une première question dans le public : doit-on vraiment arrêter de fumer ou de boire en excès ? Comme il est habituel, la presse non/peu spécialisée a extrait de son contexte l’article en focalisant l’attention des lecteurs, peu au fait de la question, sur un titre « choc » qu’il faudrait comprendre au second degré. Il ne serait donc pas inutile d’enjoindre  la dite presse de proposer à ses lecteurs la lecture attentive d’un autre article Stem Cell Divisions Help Explain Cancer Risk (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/41827/title/Stem-Cell-Divisions-Help-Explain-Cancer-Risk/). Or  il n’est pas anodin de noter que la revue Science proposait déjà en complément de son article sur le manque de chance relative à l’apparition du cancer, cette seconde publication Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions (http://www.sciencemag.org/content/347/6217/78.abstract). On ne le dira jamais assez, l’information est un outil dangereux, très dangereux quand la compréhension manque à l’informateur tout autant qu’à l’informé. Il existe en effet un mélange entre la dimension cognitive du discours et sa dimension performative au niveau de celui qui la reçoit. Ne plus recourir à une information censurée implique que la dite information soit responsable !

Discours numérique

mercredi, octobre 8th, 2014

mensonge-56267Aujourd’hui si le discours s’est déplacé d’un interlocuteur réel à un interlocuteur virtuel, il est loin de s’en être trouvé amoindri. On pourrait même affirmer sans se tromper beaucoup, qu’il est devenu assourdissant sur les réseaux dits sociaux. Le discours scientifique ne s’est pas désolidarisé de cet état de fait et participe largement au bruit ambiant. Si l’on fait volontairement abstraction des discours proposés par les médias radiophoniques, télévisuelles ou journalistiques qui s’abstiennent trop fréquemment de consulter les points de presse officiels sans doute trop exacts pour eux, il existe sur les réseaux sociaux de véritables  échanges en temps presque réel. L’intérêt de ces échanges vient surtout des sujets abordés,  recherches encore non finalisées, résultats préliminaires, premières expériences. Certains de ces échanges se situent dans le cadre de la polémique comme celui récent sur les cellules STAP. Les protagonistes y trouvent ou non un débat fructueux, certains d’entre y sont particulièrement favorables tandis que d’autres s’y refusent encore (pour quelles raisons ? ). Il est néanmoins réconfortant de savoir qu’une telle démarche existe (Setting the Record Straight, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/41056/title/Setting-the-Record-Straight/) puisqu’il s’agit en fin de compte de rendre audible la place du discours dans la société d’aujourd’hui. Il est probable qu’il s’agit là sinon de la seule, du moins de l’une des méthodes les plus appropriées pour faire que l’instantanéité des informations n’interdise pas la réflexion,  peut-être un outil pour ne plus berner autrui même s’il ne s’adresse qu’à un public restreint ! Il est toujours bon de se remettre en mémoire l’affaire Sokal, puis Sokal et Bricmond (Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique,  1996), véritable arnaque intellectuelle et scientifique montée de toutes pièces par les auteurs, qui désiraient montrer combien les vérifications sont nécessaires avant publication. La mise en ligne de leur texte aurait peut-être fait réagir bon nombre d’internautes !

La discussion continue

jeudi, mars 7th, 2013

Celui par qui le scandale arrive, c’est celui qui porte au vu et au su de tous une parole scientifique dont on se pose toujours la question de savoir quel est le degré de gauchissement qu’elle aurait pu subir. L’article « Mouse study findings prove contentious among scientists »(http://pittnews.com/index.php/hidden/71071-mouse-study-findings-prove-contentious-among-scientists) est un modèle du genre dans la mesure où les questions posées sont déjà au nombre de quatre pour les principales. La première concerne l’existence d’un droit universel à la connaissance. La deuxième, si un tel droit existe, à qui sera accordé le droit de transmission. Troisièmement, de l’interprétation naît le/les questionnement(s) de ceux qui sont à l’origine de la découverte. Et pour ce qui est de la quatrième il convient de ne pas oublier l’intermédiaire qui risque de se trouver en but aux critiques croisées de ses lecteurs aussi bien que de ceux qu’il a cru traduire pour la bonne cause ! Faudrait-il que l’on fasse taire l’un plutôt que l’autre ? On pourra sereinement répondre non à cette question lorsque l’on aura réintroduit le désir de discussion né de l’écoute et du temps de la réflexion.

Arrêt sur image

vendredi, juillet 8th, 2011

Aujourd’hui les informations ne se suivent même plus, elles se télescopent, puis  s’auto-détruisent, et les cendres qui en restent n’appartiennent pas plus aux unes qu’aux autres.

Nous en vivons la démonstration parfaite avec la suite des évènements de ces six derniers mois, évènements naturels, géopolitiques, mais aussi « personnels ». S’il est normal que les premiers aient des conséquences mondiales, il est plus inattendu que le dernier en date se retrouve placé sur le même plan que les précédents !

Et pouquoi sommes nous si surpris qu’il en soit ainsi ? Qu’avons nous fait du passé ? Pouvait-il nous être utile ? Il n’est aucunement question d’être « passéiste« , avant ce n’était pas mieux, mais de tirer des leçons pour que ce temps passé ne soit pas perdu.

L’idée est que ce passé doit servir à éclairer le présent-futur pour le gérer au mieux, et ce dans tous les domaines….