Posts Tagged ‘photographie’

L’histoire en image

samedi, juillet 4th, 2020
Comment trouver des preuves de la loi d'attraction | Réussir avec ...

Les premières images de l’histoire de l’homme quand il ne s’agissait pas encore d’histoire sont des mains pariétales, positives ou négatives qui restent difficiles de dater. Ces mains doivent avoir pour certaines d’entre elles, une signification. Il est peu probable que toutes celles auxquelles il manque un doigt figurent des blessures. De même toutes celles dont un ou plusieurs doigts sont repliés sont probablement porteuse d’une signification particulière comme l’indication d’une direction ou la nature d’un animal. Il existe encore des écritures non déchiffrées, ces mains le sont également pour partie. Quoi qu’il en soit l’image fait partie de l’humanité depuis la nuit des temps. Aujourd’hui à l’inverse d’hier, de par la rapidité de son acquisition elle traque l’instant et sa richesse occupe l’espace-temps rendant encore plus vrai le slogan imaginé par Jean Cau en 1978 «  Le choc des mots, le poids des photos ». Justement, c’est de photos dont il sera question puisque la technique permet d’en prendre sans compter (How the Digital Camera Transformed Our Concept of History, https://spectrum.ieee.org/tech-history/silicon-revolution/how-the-digital-camera-transformed-our-concept-of-history?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=1af892beb9-briefing-dy-20200701&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-1af892beb9-43241421). Sur le 1,4 billion de photographies qui seront probablement prises au cours de l’année 2020, combien peuvent être considérées comme pouvant/devant appartenir à l’Histoire dans la mesure où un grand nombre d’entre elles vont se retrouver sur les réseaux sociaux ou sur les sites de recherche d’ancêtres. Mais dans la grande Histoire se niche aussi la petite histoire, celle que chacun(e) regarde ou montre à ses proches. Ainsi les traces peuvent-elles devenir innombrables cachant le mémorable. Les prochains historiens auront-ils plus de difficulté à démêler l’important de l’accessoire quand leurs aînés traquaient la preuve ?

Pour le plaisir des yeux

dimanche, novembre 10th, 2019

Ou “quand art et écologie marchent de concert”.
C’est bien ce qui ressort des images prises par Richard Smith (Slideshow: Images from The World Beneath, https://www.the-scientist.com/slideshows/slideshow–images-from-the-world-beneath-66666 ) et qu’il est conseillé de regarder de toute urgence. En effet les images ne sont pas seulement belles comme le sont les modèles, elles sont également à l’instant T la preuve de l’existence d’espèces animales marines que l’on ne voudrait pas voir disparaitre (How Underwater Photography Propels Marine Biology, https://www.the-scientist.com/reading-frames/how-underwater-photography-propels-marine-biology-66588?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=78977356&_hsenc=p2ANqtz-8t0AEtIe8zq77v4tdQM3P5Ckob3Ah_VZ-OEraDAzsAzwSNsU3tJMlkgVWFMo2Nrai5ihxOfN08ztg_MY97zCUzFNcF4w&_hsmi=78977356) . La représenttion visuelle en cause est une/des photographie(s) dont on espère qu’aucune n’a été “photoshopée” pour répondre aux canons des stars de la vie sous marine. Car l’image est un domaine lourd de significations (L’image et les signes, Matine JOLY, Nathan, 1994, 188 p, Sylvie Thiéblemont-Dollet, https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/7557 ). Si l’on exclue l’idée antique selon laquelle “l’image a été soupçonnée de menacer le langage”, il n’en reste pas moins vrai surtout à l’époque actuelle, qu’à l’image “imitation” s’attache un soupçon de possible mensonge. Pour s’assurer que ce n’est pas le cas, il ne reste qu’à suivre l’auteur dans ses périgrinations.