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De 1675 à 2016

mercredi, octobre 19th, 2016

slide_3-2Toujours la même envie, celle de décrire pour comptabiliser et faire un état des lieux dont on aimerait à penser qu’il est définitif. Parce que l’homme sait qu’il est fini, il aime à finir pour inscrire, quand lui ne fait que passer. Il existe néanmoins des exceptions à cette immense liste d’inconnus. Ainsi  en est-il d’Antoni Van Leeuwenhoeck, Théodore Schwann, Virchow (énumération largement non exhaustive …) qui eux se sont inscrits dans une séquence de découvertes successives, d’interprétations  pour une mise en place de cette théorie cellulaire qui a permis ce concept à la fois simple et géant, car indispensable à une construction universelle du vivant qu’il soit animal ou végétal, de la cellule comme unité. Comme le recensement des êtres vivants qui se continue encore aujourd’hui et fait la joie de ses découvreurs, leur nom risquant de passer à la postérité (grâce en soit rendue à  la classification taxonomique !) une grande idée vient de voir le jour :  celle d’un atlas complet de toutes les cellules du corps humain ! (Cellular Cartography, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47277/title/Cellular-Cartography/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36025090&_hsenc=p2ANqtz-9nmI6Y6Jv620ex1vb1wdmMBVhpzOeowMKe_ZUgtXbrc3WZ3jyeVSTCQrZ6JM1_ZOJZaYlgznTd3vvTBiqxMaYajV8qKw&_hsmi=36025090). Si l’on a, au fil du temps, déjà décrit un certain nombre de types cellulaires on a également progressivement reconnu des sous types. Aussi la question est-elle peut être de savoir sur quels critères s’appuiera la définition d’une variété cellulaire : niche, morphologie, fonction, renouvellement, gènes ….., la liste semble infinie. Quoiqu’il en soit, le sujet risque de mobiliser un certain nombre d’intervenants en leur donnant du travail pour un certain temps, mais comment sera-t-on sûr qu’il n’y aura pas d’oubli  !

Un peu d’épistémologie !

jeudi, janvier 12th, 2012

Il est toujours utile de revenir “aux fondamentaux” pour apprécier le chemin parcouru. Depuis la théorie cellulaire enoncée par Virchow, résultat de nombreuses années d’observation et de réflexion, quelle épopée ! C’est ce que fait vivre le dernier article de N.A Wright et R. Poulsom (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/path.v226.2/issuetoc) dans leur dernier article “Omnis cellula e cellula“. La lecture n’est jamais qu’un raccourci saisisssant, mais la conclusion mérite un petit arrêt. Tel Saint Paul, Virchow, en son temps, se mit à croire à la division cellulaire. On n’ose pas envisager ce qui se serait passé, ou plutôt ce qui ne se serait pas passé s’il n’avait eu cette révélation ! D’un autre côté, il ne pouvait pas ne pas l’avoir ! Ce n’était qu’une question de temps, une question de rupture épistémologique, comme le préconisait G. Bachelard. Et c’est du haut d’un Walhallad dédié à la pathologie que tous ces maîtres regardent le monde de la biologie avancer en posant pierre sur pierre pour un ouvrage sans fin ;  ce n’est pas un mouvement perpetuel, c’est la poièse dans toute sa beauté !