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Il y a un commencement à tout

dimanche, novembre 5th, 2017

Pour Pythagore c’est une affirmation, « Le commencement est la moitié du tout ». Pour Leibniz c’est une question « Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ».  Sans oublier qu’ « Au commencement était le verbe ». La première considère l’agir, la seconde plutôt sa conséquence, la troisième le versant théologique. Mais il ne faudrait pas pour autant négliger une quatrième version elle aussi interrogative et qui reste tout autant fondamentale, « Comment il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Le comment est d’importance et interroge l’humanité depuis … la nuit des temps. C’est l’acquisition de la technique qui autorise à aller plus avant dans  cette quête. Les dernières découvertes seront elles en mesure d’expliquer ce passage de la non vie à la vie, puisque seule la présence de la première permet de définir son absence . Un point positif : l’obtention d’une réaction indispensable, la phosphorylation avec la certitude que cette étape n’a probablement pas nécessité de grandes quantités de matière liquide (Abiotic production of sugar phosphates and uridine ribonucleoside in aqueous microdroplets, http://www.pnas.org/content/early/2017/10/30/1714896114.full, ou en résumé, Building Blocks of Life May Have Formed in Water Droplets, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50699/title/Building-Blocks-of-Life-May-Have-Formed-in-Water-Droplets/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=57682692&_hsenc=p2ANqtz–Ks4Sxv2X_2d8yTsALH6dNt8tNZMXQ6QipT5rgpr8sgcoj1PFZEZj5DG46jKfbMbv-XSotBEXS3YoCWFqhqDItze4M7A&_hsmi=57682692), le point négatif : qu’est-il advenu de ses molécules primitives ? Mais il n’en reste pas moins que le problème concernant les acides nucléiques et les protéines n’est pas pour autant résolu puisque les premiers stockent l’information génétique et que les secondes servent à fabriquer les premiers ! Le lecteur se trouve donc devant deux paradoxes entre les quels  il ne pourra peut -être pas choisir : l’œuf ou la poule, Achille et la tortue !

 

On s’en rapproche ou pas encore ?

mercredi, juin 10th, 2015

cause-première-d-écriture-d-homme-d-affaires-39863711Toujours plus loin sans jamais être réellement plus près, ce que l’on pourrait encore exprimer par :  où, quand, comment en excluant le pourquoi (véritable autre étape du questionnement) le but ultime a été, est et restera de trouver les origines de la vie (sur terre). D’une incomparable richesse par l’immensité des domaines qu’elle embrasse, cette recherche pourrait aussi permettre en fonction du chemin qu’elle emprunte ouvrir les champ d ‘une interdisciplinarité, terme particulièrement en vogue par les temps qui courent. Si l’on ne sait pas exactement ce que ce terme recouvre, il a le mérite d’évoquer une mise en commun des connaissances de tous qui ne peut qu’être bénéfique à chacun. C’est un peu dans ce sens que ce termine, mais de façon non conclusive,  le long article, The Living Set (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43082/title/The-Living-Set/).  Mais pour en arriver à cette mise en commun de domaines aussi différents que l’origine de la vie, l’écologie, l’économie aussi bien que les sciences cognitives et sociales,  la construction requiert plusieurs étapes :  la première, un principe simple (connu du lycéen moyen des années 60), la catalyse (un catalyseur est une molécule qui accélère la vitesse à laquelle une réaction chimique se produit sans être utilisée dans la dite réaction) en est le pivot central, la deuxième étape, partir du principe qu’un système vivant peut être défini comme un réseau de réactions chimiques fonctionnellement clos et autonome, enfin passer de la catalyse à l’autocatalyse. Progressivement les critiques à propos des systèmes autocatalytiques s’amenuisent et ce modèle devient pertinent. Si la démarche est complexe a suivre pour un non spécialiste des modèles mathématique et des algorithmes, il n’est pas inintéressant de considérer que les systèmes autoctalytiques de grande taille résultent de systèmes autoctalytiques de plus petite taille dont le premier est dit irréductible. Si la démarche est exacte, alors pourquoi ne pas envisager qu' »un écosystème, [c’est à dire] un réseau d’organismes interdépendants, puisse  être considéré comme un sur-ensemble autocatalytique de sous-ensembles autocatalytiques … ? D’où l’application à des écosystèmes différents comme l’écologie, l’économie etc. Les possibilités sont énormes, mais pas en ce qui concerne la première question « quid de la cause première ? »

Vingt mille lieux sous les mers

dimanche, décembre 28th, 2014

640px-Tree_of_life_by_HaeckelTandis que Philae et Rosetta se dépêchaient d’atteindre la comète Tchourioumov-Guérassimenko sous les yeux énamourés de leurs concepteurs, d’autres scientifiques regardaient à l’opposé des cieux pour   interroger les profondeurs marines (Life-Finding Expéditions, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41712/title/Life-Finding-Expeditions/), (Microbes discovered by deepest marine drill analysed, http://www.bbc.com/news/science-environment-30489814). A la recherche d’un monde perdu tout autant qu’à la recherche de nouvelles vies non encore répertoriées, l’homme est à l’affut de ses ancêtres comme d’un certain genre de contemporains qui lui seraient encore inconnus, tout en s’interrogeant sur sa solitude dans l’univers ! Combien difficile a été la prise de conscience de l’abandon devenu obligatoire d’un anthropocentrisme conquérant mais comme corollaire combien est fécond cet abandon puisqu’il repousse les limites de son monde en l’enrichissant.  Par ailleurs, de même que la découverte d’une vie possible dans un milieu  pauvre en eau et en nutriments, dépourvu de lumière et d’oxygène pourrait aider à apporter des éclaircissements sur l’origine de la vie, de même  la découverte d’eau et de molécules organiques sur la comète sus dite pourrait être considérée comme un pas de plus dans cette quête. Faire feu de tout bois, c’est se servir de tous les moyens, de toutes les ressources dont on dispose, l’exploration de l’espace aussi bien que celle des grands fonds répond parfaitement à cette expression qui restera toujours d’actualité !