Le festin de Mékoné ou partage de Mékoné est connu pour être un grand moment de perfidie élaboré de toute pièce par Prométhée à l’encontre de Zeus. Avant d’aller plus loin, il n’est pas inutile de rappeler que les deux protagonistes se ressemblent dans la mesure où l’un comme l’autre a une parfaite connaissance de l’avenir : Zeus parce qu’il a avalé sa première épouse Métis qui est sagesse, ruse et intelligence, Prométhée parce qu’il est celui qui voit avant. On peut donc se poser la question de savoir ce que l’un et l’autre connaissaient des avantages qu’ils allaient retirer du dit banquet. Quoiqu’il en soit un banquet reste un banquet, c’est à dire une réunion festive, en général pour célébrer un évènement. Et il se pourrait que les hommes ne soient pas les seuls à ripailler puisque des chimpanzés ont été vus rassemblés, dégustant de concert des fruits contenant de l’alcool, certes en petite quantité, mais quand même (Chimps get together to enjoy a fruity tipple) ! Or donc, des chimpanzés ont été filmés « partageant du fruit à pain africain fermenté« . Un raisonnement analogique permet de voir dans cet acte à double composante, la réunion et la dégustation, une image comparable à celle que l’homme a développée, à savoir banqueter. D’où la question de l’origine de cette conduite sociétale qui pourrait ne pas être le propre de l’homme mais le fruit de l’évolution.
Archive for avril, 2025
Autour d’un verre
lundi, avril 28th, 2025Gardien du génome
dimanche, avril 20th, 2025Que sont les gardiens de la galaxie sinon les protecteurs indéfectibles d’un monde en danger dans un espace temps dynamique où les terriens ne sont pas nécessairement des contemporains. Par analogie et au regard d’un autre monde, mais lui bien réel, les chercheurs en oncologie on proposé le terme de « gardien du génome » pour une protéine douée d’un pouvoir protecteur à ne pas négliger comme on le verra plus loin. Au tout début du raisonnement il faut s’intéresser à deux facteurs : l’un concerne la taille des espèces vivantes, l’autre le pourcentage de survenue de néoplasies au regard des dites tailles. On sait qu’un processus néoplasique se manifeste par le biais de mutations oncogènes donc a priori, plus un organisme vivant est volumineux, plus il a de cellules, donc a fortiori, plus il a de cellules, plus il devrait être concerné par ces mutations oncogènes. C’est là où intervient le paradoxe de Peto « observation selon laquelle, d’une espèce à l’autre, il n’existe pas de forte corrélation entre le risque de cancer et la taille corporelle« . D’où la question : pourquoi ? Cette question est d’importance dans la mesure où s’il existe un système de protection dont bénéficient les individus de grande taille tels les éléphants ou les baleines bleues, on se plait à penser qu’il pourrait être profitable à l’homme. C’est tout l’objet de l’article Peto’s Paradox: How Gigantic Species Evolved to Beat Cancer, et le grand gagnant est un suppresseur tumoral essentiel, la protéine p53 découverte en 1979. Celle-ci existe sous forme de copies supplémentaires (non identiques) chez les animaux sus cités. A l’instar de ces animaux, serait-il possible d’utiliser des copies de telle sorte qu’elles jouent leur rôle de protection dans la survenue des processus néoplasiques chez l’homme ? Aujourd’hui on pourrait avoir besoin d’un plus gros que soi !
Rien ne sert de courir !
samedi, avril 5th, 2025Quel pourrait être le but de l’article » Your brain starts eating itself during a marathon, study finds » ? On n’imagine pas son intention de décourager d’hypothétiques marathoniens ! Car à en croire les auteurs plutôt que de conforter l’aphorisme, « mens sana in corpore sano« , la course extrême, comme celle pratiquée lors d’un marathon peut affecter défavorablement différents organes de celui qui pratique ce sport, et en particulier son cerveau. Il faut néanmoins rappeler que « Philippidès, qui aurait parcouru la distance de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs contre les Perses en 490 av. J. -C » serait mort en arrivant ! Un fait qui aurait du mettre la puce à l’oreille des sportifs. Le bon sens comprend facilement que tout travail demandé à une machine nécessite du carburant, et c’est ce qui se passe lorsque le corps est sollicité par un effort extrême. Lorsque le glucose, premier des carburants à être utilisé, fait défaut, le second à intervenir, la réserve en quelque sorte, est le stock des graisses, dont le cerveau est particulièrement riche. D’où son implication comme secours immédiat. Mais il est également logique de comprendre que cette « ponction » dans le tissu du système nerveux ne peut être que préjudiciable à celui-ci, puisque c’est son matériau constitutif en propre qui va diminuer portant atteinte au fonctionnement de ce dernier. Tout n’est pourtant pas définitif, la myéline, puisque c’est d’elle dont il s’agit peut se reconstituer, ce qu’elle fait déjà normalement sans interruption. Néanmoins peut-être les efforts doivent-ils être mesurés, au moins pour certains individus. La vertu aristotélicienne réside dans le juste mileu.


