Archive for the ‘Non classé’ Category

Ecologie et évolution

samedi, mai 8th, 2021
Licorne — Wikipédia

Où il est question d’un nouveau facteur de l’évolution qui peut être mis en rapport avec des modifications écologiques. En 1859, Charles Darwin publie “De l’origine des espèces” dont émergent deux grandes idées : l’unité et la diversité du vivant s’expliquent par l’évolution, et le moteur de l’évolution adaptative est la sélection naturelle. En 1866, Gregor Mendel publie les bases théoriques de la génétique et de l’hérédité, “Recherches sur des hybrides végétaux”. En 1869, Friedrich Miescher, décrit une nouvelle protéine nucléaire. En 1888, Wilhelm Waldeyer donne le nom de chromosomes à de petits filaments réfringents disposés dans le noyau cellulaire au cours de sa division. En cinquante ans à la fin du XIXème siècle, tout est en place pour que cent ans plus tard, en 1953, la découverte de la structure en double hélice de l’ADN vienne compléter le tableau. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, à condition d’ignorer les anti évolutionnistes. Et aujourd’hui on se pose la question de savoir ce que vont penser ces derniers à la lecture de l’article Hybrid Animals Are Not Nature’s Misfits. Non seulement des animaux d’espèces différentes peuvent avoir des descendants mais ceux-ci peuvent être fertiles. Lorsque le produit de ce croisement était stérile comme dans le cas du bardot ou du mulet, tout était conforme aux désirs de la nature puisque celle-ci ne pouvait pas accepter que ces croisements “inadaptés” puissent à leur tour procréer. Mais quand ils le peuvent, c’est le monde à l’envers, et ce d’autant plus qu’il s’agit probablement d’une possibilité que cette diablesse d’évolution avant dans sa manche et dont on ne tenait pas compte pas plus que des écosystèmes dont les modifications jouent aussi leur partition. Quand on croit avoir en main tous les outils , on s’aperçoit que la nature en a gardé en réserve !

Qu’est ce qu’une horloge ?

mardi, mai 4th, 2021
https://file1.science-et-vie.com/var/scienceetvie/storage/images/1/0/8/108373/a-recherche-temps-cache.jpg?alias=exact1024x768_l

L’horloge parle du temps, c’est la raison pour laquelle elle s’appelle horloge et l’homme tente depuis déjà un certain temps de mesurer cette dimension ! Clepsydre ou sablier, même rôle qu’il s’agisse d’eau ou de sable : mesure d’une portion de temps dans le temps, comme les trois minutes du sablier indiquent quand l’oeuf à la coque est bien à la coque. Pour connaître les heures du jour, ce qui est nettement plus facile que les heures de la nuit, c’est le cadran solaire que les grecs du IVème siècle ont emprunté, en l’améliorant, aux égyptiens. Du temps de l’oralité, du temps de la préhistoire dans le monde grec, la mesure du temps s’inscrit dans un autre temps ! Le temps est cyclique, se reproduit selon un schéma immuable, c’est donc un temps qui n’est pas le temps de l’histoire. Ce dernier n’apparaitra qu’avec le temps devenu linéaire selon la Bible. Mais ce temps de l’extériorité s’est vu complété d’un temps de l’intériorité, ô combien complexe ! Celui que vit l’individu et celui qui régit l’individu. C’est de ce dernier dont il est question dans l’article Tiny timekeepers in our cells. L’horloge biologique dont il est question n’est qu’une des multiples facettes du domaine de la chronobiologie. A l’évidence le mot “temps” pourrait bien servir de paradigme au concept de polysémie tant il est vrai que ses définitions se multiplient parallèlement aux acquisitions de la technique humaine. Ainsi ces micro horloges biologiques n’appartiennent-elles pas à un temps commun puisqu’elles sont spécifiques de chaque vivant. Prise séparément chacune de ces horloges mesure un temps absolu mais pour l’espèce considérée, ce qui le relativise. Alors doit-on chercher et peut-on trouver un  PPCM, quand on sait que ce dernier est le produit du PGCD par le reste des facteurs non communs ?

Mise à niveau

lundi, avril 26th, 2021
Darwin : penser le vivant autrement - Saison 2015-2016 - Saisons -  Conférences en ligne - Ressources - Cité des sciences et de l'industrie

Deux articles récents interrogent sur un sujet particulièrement actuel, le vivant et deux de ses espèces constituantes : l’homme et l’animal. Depuis plus de deux millions d’années leur coexistence n’a pas été sans poser un certain nombre de problèmes résolus ou non. Parmi ceux qui attendent toujours une solution : définir l’homme par rapport à l’animal. Depuis Prométhée, nombreux sont ceux qui se sont sentis intéressés quelque soit leur domaine, anatomistes tout autant que physiologistes et philosophes. L’homme comme animal social n’est plus défendable, pas plus que ne l’est l’animal comme machine ! D’où les deux questions posées par ces deux articles récents : Qu’est-ce que la dignité de l’homme Opinion: Facing Assumptions About the Duality of Human and Animal, et quand on mélange l’homme et l’animal, en quittant le domaine du centaure, ou celui de la sirène, quel monde habitera-t-on : Monkey–human embryos reignite debate. Alors lorsque l’homme réussi à cultiver des embryons de singe contenant des cellules humaines, les questions sont multiples : qu’en est-il de la dualité homme/animal, l’homme assume-t-il sa dignité en se livrant à cette expérience, dans quel camp se situe la dignité ? Esprit et matière, vie en tant que moyen ou fin en soi n’ont rien perdu de leur actualité. Les questions restent les mêmes que celles que se sont posés les anciens ; les avancées techniques ne sont là que pour les actualiser.

Honni soit qui mal y pense !

dimanche, avril 18th, 2021

D'où vient le (long) cou de la girafe ? De la recherche de feuilles dans  les grands arbres ? De la sélection ? De l'adaptation ? De la lutte pour la  vie ?

Devenir reine à la place de la reine chez les fourmis Harpegnathos saltator (fourmi sauteuse indienne ) relève d’un processus légèrement différent de celui nécessaire pour devenir calife à la place du calife. Dans un premier temps, il faut que la reine en place disparaisse point n’est besoin de la faire disparaître, ce qui est déjà le signe d’une société respectueuse. Ensuite, il va falloir qu’un choix s’effectue entre les différentes prétendantes, ce qui est un autre signe d’une société égalitaire. La joute animalière qui s’en suit manifeste d’ une saine émulation. Mais après, au regard des évènements qui vont suivre, les avis pourraient être diversement interprétés. La gagnante va subir une profonde transformation qui affecte une partie indispensable de ses organes reproducteurs mais aussi un organe que l’on pourrait imaginer non concerné : les ovaires pour les premiers, le cerveau en ce qui concerne le second (To become queen, these ants shrink their brains and balloon their ovaries (then, they reverse it) : les ovaires s’hypertrophient, le cerveau s’atrophie ! Mais un nouvel exploit est à venir puisque le processus est réversible ! Il ne convient certes pas de tirer des conséquences de ces modifications ovariennes et cérébrales dans l’obtention de ce poste suprême, mais la question de savoir si la fonction crée l’organe se pose de nouveau !

Peut-on le dire ?

jeudi, avril 8th, 2021
Sigmund freud images vectorielles, Sigmund freud vecteurs libres de droits  | Depositphotos

Au début furent les sexes masculin et féminin selon l’ordre chronologique biblique, féminin et masculin selon l’ordre alphabétique. Il existe également des différences macroscopiques comme le morphotype et des différences microscopiques comme la carte chromosomique. Il existe des ambiguïtés qui peuvent également être macroscopiques ou microscopiques, naturelles ou artificielles. Puis se révéla le genre qui entretient avec le sexe des rapports qui ressemblent fort à ceux qu’entretiennent l’inné et l’acquis. D’un système binaire la société a évolué vers un système dont on ne sait pas s’il est ternaire, quinaire ou sénaire. Quoiqu’il en soit, non seulement la simplicité n’est plus de ce monde mais encore il est très mal venu de vouloir y revenir. Or en ces temps d’épreuves dont l’ignorance n’est pas la moindre, plusieurs articles semblent faire preuve d’un malin plaisir en appuyant là où ça fait mal, à savoir en se concentrant sur le système binaire qui convenait assez bien à nos ancêtres. Voici simplement deux domaines dans lesquels les différences suivent le sexe chromosomique, les réponses immunitaires : Covid 19, sexe, hormones et immunité (https://www.jim.fr/e-docs/covid_19_sexe_hormones_et_immunite_186943/document_actu_med.phtml), Sex Differences in Immune Responses to Viral Infection (https://www.the-scientist.com/features/sex-differences-in-immune-responses-to-viral-infection-68466), schématiquement la neuropsychiatrie : Genetic Variants Tied to Sex Differences in Psychiatric Disorders (https://www.the-scientist.com/news-opinion/genetic-variants-tied-to-sex-differences-in-psychiatric-disorders-68624), voire même le cerveau, thème largement débattu depuis des siècles, Sex differencies in the brain( https://www.the-scientist.com/features/sex-differences-in-the-brain-34758). LA question est donc de savoir, si l’on est toujours en droit de lire ces articles, si l’on est en droit d’en parler et si les auteurs ne risquent pas la mise à l’index !

Transfert de gène

lundi, mars 29th, 2021
Transferts horizontaux de gènes et arbres phylogénétiques - SVT Lyon

A l’heure où celui qui ne sait pas, s’inquiète qu’un vaccin a été construit en utilisant un ARN messager (et s’il avait l’idée absurde de s’incorporer au génome du receveur !), la nature nous montre qu’il existe des transferts d’un type particulier mais peut-être pas si inhabituel (Gene transfer from plant to insect). Bien sûr dans le cas présent, ne sont en présence qu’une plante et un insecte, et l’homme n’y apparaît pas. L’affaire a du se dérouler il y a quelques millions d’années et il semble bien qu’elle ne soit pas si banale que l’on pourrait le croire. Si l’homme peut tirer profit de ce rapt pour lutter efficacement contre les effets néfastes de certains insectes, il n’en est pas l’auteur et restent les questions du pourquoi et du comment. Pour le comment, interviendrait un intermédiaire peut-être de nature virale ? Pour le pourquoi, ce gène incorporé au génome du dit insecte lui permet de résister aux toxines de la plante incriminée. En fait ce que l’on nomme transfert horizontal de gènes est connu depuis environ cinquante ans et s’avère être un processus important de l’évolution (https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2012/09/medsci2012288-9p695/medsci2012288-9p695.html). Il s’étend en effet à de nombreux règnes du vivant et finalement l’homme en fait bien partie : on estime qu’environ deux cent gènes seraient redevables à ce processus d’être inclus dans le génome humain. Quelles sont les conséquences de ce phénomène ? En premier lieu il est apparu que dans ces conditions, il n’était pas aussi facile d’établir un arbre phylogénétique puisqu’au processus de transfert vertical vient s’ajouter le transfert horizontal, ce qui, conséquence anecdotique, rend plus difficile la mise en évidence des parentés entre des groupes d’êtres vivants. Par contre l’insecte qui est devenu apte à résister au végétal qui lui était toxique ne peut lui, que se féliciter d’une telle aubaine. Par contre si ce même processus est responsable d’une augmentation de la résistance de microorganismes pathogènes chez l’homme, celui-ci n’aura pas lieu de se réjouir. C’est probablement un des facteurs de la résistance à l’antibiothérapie qui s’est progressivement développée. Pour résumer le cas présent : une cause responsable au minimum de trois effets reconnus. D’où la question : comment établit-on une certitude ?

Le marchand de Venise

mercredi, mars 24th, 2021
La nouvelle peau électronique ouvre la voie à de meilleures prothèses

Une livre de chaire, c’était le montant établi par contrat et qu’aurait dû payer Antonio en cas de non remboursement de la dette contractée. De valeur pécuniaire il n’était pas question en 1600 (première édition : The Merchant of Venice in quarto) mais de valeur allégorique. Aujourd’hui c’est la “peau électronique” dont la valeur est inestimable au regard de ses capacités. La peau est reconnue comme un organe exceptionnel de par sa taille, son poids et surtout, la multiplicité de ses fonctions. Tellement nombreuses, qu’elles ne peuvent pas encore être toutes présentes dans cette “e-skin/peau électronique” mise au point depuis 2008. Ce revêtement d’un type particulier qui se présente comme une réelle interface électronique, possède déjà plusieurs fonctions , mais ses applications ne sont pas encore toutes exploitées. On cherche depuis longtemps déjà à réaliser un modèle de peau artificielle, mais dans le cas présent il s’agit d’un équivalent d’épiderme, la partie la plus superficielle du revêtement cutané, riche en terminaisons nerveuses ainsi qu’en de véritables petits organes de la sensibilité. La question est de savoir comment loger des capteurs thermiques ou autres (https://fre.kyhistotechs.com/sensor-array-using-multi-functional-field-effect-transistors-with-ultrahigh-sensitivity-28687448) dans un matériau qui subit des déformations incessantes. C’est donc le support en lui-même qui doit être d’une sophistication extrême et c’est ce qui a été réalisé : un circuit flexible imprimé sur la peau (Flexible circuits inspired by human skin) ! Au commencement cette flexibilité reposait sur des molécules ou des polymères flexibles à base de carbone qui conduisent l’électricité et sont utilisés dans d’autres domaines comme celui de la bio électronique. Si cette “e-skin” se révèle déjà aussi efficace mais aussi si prometteuse, c’est que nombreux sont ceux qui venus d’horizons différents se sont attelés à une tâche commune, reproduire ce que la nature sait faire mais en transformant ces capacités en données accessibles. Reste à ne pas dévoyer les informations : ce n’est pas la technique qui est en cause, c’est l’utilisation que l’homme en fait.

Qu’est ce qui est le mieux ?

samedi, mars 20th, 2021
Motivation carotte ou bâton ? - LE MANAGER ETHIQUE

Le bâton ou la carotte, récompense ou punition, l’âne, parait-il, répond de la même façon à l’une ou l’autre de ces deux propositions. Qu’en est-il de l’homme ? C’est la question qu’aimerait résoudre Tali Sharot (To quell fake news, offer ‘carrots’ for truth) et elle préfèrerait nettement que la récompense surpasse la punition en terme d’efficacité. Le domaine choisi par l’auteur de l’article est particulièrement d’actualité, puisqu’il s’agit de s’attaquer aux fausses nouvelles qui ont la fâcheuse tendance à devenir “virales” selon l’expression consacrée actuellement. Expression en réalité assez bien adaptée dans la mesure où la fausse nouvelle se répand dans une temporalité presque réduite à l’instantanéité et que sa capacité à muter rappelle dangereusement celle du virus. Le poids de la fausse nouvelle est par ailleurs d’autant plus important qu’il s’intègre à un biais cognitif : croire sans en débattre toute opinion qui correspond à celle que l’on a déjà . L’idée proposée serait donc de récompenser celui qui propose l’information vérifiée, ce qui suppose une autre vision du temps et une acceptation du débat. Mais le cadre dépasse largement celui que propose l’article puisqu’il s’adresse en réalité à la construction de l’homme moral . L’apprentissage par renforcement positif fut étudié par Burrhus Frederic Skinner qui appartenait au courant “comportementaliste”, courant dont l’importance diminua au fur et à mesure ou le courant cognitif se développait. L’article devient alors plus complexe qu’il n’y paraît dans la mesure où il mélange les deux théories sus citées d’où une fragilisation de l’argumentation proposée !

Souvenirs,souvenirs

lundi, mars 15th, 2021
Guide : installer un SSD dans son PC portable

On n’en finira pas d’explorer cette faculté, non exclusivement humaine, qu’est la mémoire. Neurophysiologistes tout autant que philosophes, aiment à se pencher sur les mystères qui l’entourent parmi lesquels son fonctionnement et ses rôles. Si l’on peut affirmer que sans mémoire, un ordinateur devient plus encombrant qu’utile c’est que cette capacité est un attribut majeur des systèmes d’information. En effet les données qu’on lui a fournies sont non seulement conservées mais accessibles dans un autre temps. Or ces “mémoires” ne sont pas sans rappeler celles du “vivant” : la mémoire vive, qui peut être consultée et modifiée, la mémoire morte qui est stockée et non modifiable. H. Bergson avait exploré cette faculté en différenciant la mémoire-habitude qui n’est pas vécue comme un passé et la mémoire-souvenir qui est un passé-image. Mais il s’agissait là d’une problématique classique, celle du corps et de l’esprit, toujours non résolue. Dans l’article Your brain warps your memories so you can remember them better, la neurophysiologie explore ce qui peut être considéré comme un plus chez l’homme, la possibilité de mieux se souvenir. L’homme sait le faire, sa solution c’est l’exagération, la machine ne le fait pas. Copier la nature a toujours été l’activité principale de l’humanité mais apparemment une fois encore, il convient de préférer l’original à la copie !

L’éthologie cognitive

dimanche, mars 7th, 2021
Homemade Marshmallows Recipe | Ina Garten | Food Network

L’animal-machine de Descartes n’est pas réellement une machine. S’il le compare à la mécanique de l’horloge c’est parce que contrairement à l’homme, il ne possède pas d’âme, mais uniquement un corps. Et si celui ci exprime une réponse à un stimulus extérieur, sa réponse est prévisible et répond à un simple principe de causalité. Depuis Aristote, nombreux furent ceux qui se penchèrent sur le comportement animal : les oies du Capitole firent parler d’elles pour leur capacité à donner l’alerte puis beaucoup plus tard vint Konrad Lorenz qui conceptualisa le principe d’empreinte chez les oisillons. Ainsi l’éthologie gravit-elle progressivement les barreaux de l’échelle de la cognition animale quand il fut montré que certains réussissaient le test du miroir. Aujourd’hui un nouveau pas est franchi avec le test dit du marshmallow que réussit parfaitement la seiche (Cuttlefish show self-control, pass ‘marshmallow test’) ! La signification de cette expérience est lourde d’enseignement car il s’agit ni plus ni moins pour l’animal que de montrer sa “maitrise de soi”. Ce céphalopode a donc intégré un double concept, temps et but : un plus dans le futur par rapport à un moins dans le présent ce qui influe sur l’acte décisionnel ! Peut-on intégrer cette capacité dans le processus d’évolution pour une amélioration de sa survie acquise au cours des siècles et que l’on retrouve chez d’autres espèces. Intelligente, la seiche ? D’autres qualités sont à découvrir pour l’affirmer, mais elle sait se retenir quand il le faut pour son bien.