Archive for the ‘Non classé’ Category

Gagnant/gagnant !

dimanche, février 5th, 2023

Le loup et l’homme partagent des territoires communs depuis des millénaires et la possibilité/ la probabilité d’une commensalité entre les deux espèces a du permettre sa domestication. Le chien serait issu de deux apprivoisements indépendants de loups : l’une en Europe il a au moins quinze mille ans et l’autre en Asie il y a au moins douze mille cinq cents ans. Des analyses d’os incinérés dans des tumulus funéraires en Angleterre et datant du IX ème siècle ap. J.-C (Viking warriors sailed the seas with their pets, bone analysis finds) ont montré que les guerriers étaient accompagnés de certains de leurs animaux. Si les chevaux retrouvés accompagnaient les cavaliers et si les cochons devaient servir de nourriture, il est peu probable que les chiens n’aient pas été là en tant que compagnons. Ce qui laisse à penser que même un viking pouvait vouloir que son animal de compagnie l’escorte !Quoiqu’il en soit, ce compagnonnage déjà ancien a fait du chien le meilleur ami de l’homme, un ami peu avare de son aide. Ils travaillent souvent ensemble, mais si le gardiennage ou la chasse rapportent au maitre, ce n’est pas le cas pour celui qui l’aide. Il en est bien autrement entre l’homme et le dauphin à tel point qu’il n’y a ni maitre ni esclave dans cette association à but nettement lucratif (How dolphins and people fish together). En effet les dauphins font bel et bien équipe avec les pêcheurs dans le sud est du Brésil, : ils y gagnent une nourriture plus abondante et prolonge leur durée de vie dans le même temps où la pêche s’avère plus rentable pour l’homme. Cette façon de faire est ancestrale et c’est sur cette base que par analogie peut être confortée l’hypothèse selon laquelle la coopération loup/homme a permis sa domestication seconde. Comme les auteurs le soulignent, il serait dommage que cette action couplée homme/animal disparaisse dans la mesure où elle laisse ouverte la fenêtre qui permet de prendre la pleine mesure de l’antique proximité entre l’humanité et l’animalité.

A leurs risques et périls !

lundi, janvier 30th, 2023

Quelques dates presqu’au hasard en partant du temps de l’histoire, quand l’homme du monde méditerranéen s’est dit qu’il était temps pour lui de coucher sur un support pas encore de papier, ses transactions économiques puis des textes plus futiles. Avant peu de traces, si ce ne sont quelques artéfacts à commencer par les peintures pariétales paléolithiques, puis quelques statuettes du paléolithique supérieur , statuettes plus souvent féminines que masculines. S’il existe quelques représentations d’attribut masculin, ce sont, en fait, essentiellement des attributs féminins qui ont défié le temps sans que l’on sache avec précision quelle signification leur accorder. Jusqu’à encore récemment la femme n’était pas reconnue comme ayant une place dans la société des chasseurs-cueilleurs. Des analyses génétiques ont montré que des dystrophies osseuses dues au lancer de flèches n’appartenaient pas aux seuls hommes, les femmes étaient également impliquées dans la chasse. On fait actuellement l’hypothèse que si les langues trilitères écrites ne comportaient que des consonnes c’est que les voyelles par leur prononciation “mouillée” étaient représentatives de la gente féminine et devaient donc être exclues. Les grecs, faisant probablement preuve d’une grande avancée sociétale, inventèrent les voyelles. L’avenir n’était peut-être pas si sombre malgré un chemin encore long et semé d’embuches “du sang et des larmes” étaient encore à venir. Néanmoins depuis ces temps ancestraux, un certain nombre de femmes ont réussi à se faire inscrire au frontispice du Dictionnaire des Femmes Célèbres. L’une d’entre elles, injustement méconnue, trône pourtant en majesté sur la façade de la Faculté de Médecine de la rue des Saints pères. Mais qui sera capable de citer son nom ? “Αγνοδίκη: Η πρώτη γυναίκα γιατρός της Αρχαίας Ελλάδας (και του κόσμου) έχει απίστευτη ιστορία” Agnodicé : La première femme médecin de la Grèce antique (et du monde) une histoire incroyable ! (PR Jean-Noël Fabiani-Salmon, et https://fr.wikipedia.org/wiki/Agnodice )

Une évolution régressive !

dimanche, janvier 22nd, 2023

Encore une oxymore ? Peut-être ou bien peut-être pas, tout pourrait dépendre de la définition que l’on donne au processus de l’évolution. Et en particulier est-on en droit d’assimiler évolution à complexification ? Selon le dictionnaire de l’Académie française en Biologie : ” Se dit de l’ensemble des transformations qui ont affecté ou qui peuvent affecter les espèces vivantes“. Pour Lamarck, comme pour Darwin, “toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d’un seul ou quelques ancêtres communs ” Et si le second devint pour l’éternité, le père de la théorie de l’évolution c’est parce qu’il a avancé dés son époque la possibilité de transmission des caractères acquis. L’idée générale que l’évolution est une amélioration repose sur la “transformation du monde vivant au cours de génération” transformation qui suit toujours le chemin d’un perfectionnement en éliminant les anomalies et en préservant le meilleur. L’article Does evolution ever go backward?, reprend le terme dévolution régressive pour démontrer que “l’évolution ne revient pas sur ses pas“. Le terme d’évolution régressive date de 1943 (Georges Salet et Louis Lafont) mais leur point de vue reposait sur un substratum théologique qui leur faisait parler d’âge d’or évoquant celui d’Hésiode. Ce dont il est question ici, repose sur la constatation qu’il existe un possible processus de disparition. Or lorsqu’un tel fait se produit il ne s’agit ni plus ni moins que d’une adaptation à un nouveau milieu par exemple. La disparition est donc une amélioration qui a sa place dans le processus même de l’évolution : elle n’est pas perte mais gain. Ainsi pourrait-on voir la conclusion du conte du dragon bleu et du dragon jaune :”Enfin, la dernière peinture est celle que l’artiste a reportée sur le paravent, un trait bleu et l’autre jaune… Dans ces deux dernières images est contenue toute la puissance de tous les dragons que le peintre avait représentés durant tout ce temps…”. La nature réalise ce qu’il y a de mieux à l’instant donné, et chaque individu est ce qui est le plus abouti dans son domaine en ce même instant. Mais l’évolution, c’est aussi un processus dont on ne connaît pas encore de fin, une construction une “poièse“. Et l’homme lui même, n’est pas en reste, il développe encore de nouveaux gènes, Humans Are Still Evolving Thanks to Microgenes. Ce sont de microgènes dont toutes les possibilités ne sont pas encore répertoriées, qui codent pour de nouvelles protéines qui auront ou non un impact sur l’homme du futur. Ce qui est fascinant c’est que cette zone d’inconnu du futur explique peut-être des étapes du passé !

L’art et l’écriture

mardi, janvier 10th, 2023

Avant le temps de l’histoire, c’est la préhistoire et la frontière intangible entre les deux époques, c’est l’écriture. Mais, et c’est là toute l’ironie de cette frontière, si l’on ne doit pas y toucher, on ne peut pas non plus la toucher ! En effet il est encore impossible de la situer dans le temps avec précision. L’activité humaine que l’on est en droit de qualifier d’art, puisqu’il s’agit d’une production non naturelle, est connue grâce à ce que l’on nomme les artéfacts que l’on s’attache à dater au moyen de techniques de plus en plus sophistiquées. Encore faut-il qu’elles aient défié les attaques du temps, c’est à dire que leur support ait pu résister pour avoir été retrouvés et reconnus comme telles. Les peintures pariétales ou rupestres font partie de ces manifestations humaines de la préhistoires essentiellement animalières, les hommes y étant rarement représentés. La plus ancienne d’entre elle, un porc sauvage, daterait de quarante cinq mille cinq cents ans av. J.-C. Lorsque la datation est possible, les mains pariétales sont datées de vingt sept mille ans. Mais il est des mains qui ne comptent pas cinq doigts et la question se pose déjà de savoir s’il s’agit d’anomalies innées ou acquises. Une autre possibilité existe : celle d’une signification donnée à cette anomalie. Est-ce l’indication d’un nombre ou d’une direction ? En d’autres termes, si le mot n’est pas écrit, cette main porte-t-elle un sens autre que celui d’être une main ?. Des points, traits et figures en Y surchargeant des représentations animalières vont plus avant (20,000-year-old cave painting ‘dots’ are the earliest written language, study claims. But not everyone agrees). Il pourrait s’agir d’indications portant sur des comportements saisonniers d’animaux sauvages, proies des chasseurs du paléolithique. Si cette hypothèse est confirmée, ce qui n’est pas encore le cas, la complexité de ces dessins s’accroit puisque l’homme a trouvé le moyen de donner plusieurs informations à partir de sa représentation picturale. Si ce ne sont pas des mots, celui qui voit le dessin en comprend la complexité. Ce qui invite à poser l’hypothèse d’une “proto écriture” vieille de vingt mille ans quand on date l’apparition de l’écriture à trois mille cinq cents av. J.-C. ! Les points, lignes et figures en Y valent-il déjà concept de nombre ou de repères dans le temps ?

Une vie de transparence !

mardi, janvier 3rd, 2023

Vivre au vu et au su de tous et de chacun ne peut être nécessairement considéré comme une sinécure. A vrai dire, on ne connait pas de cas chez l’humain et la maladie dite des os de verre ne signifie pas que les dits os sont transparents (comme le verre) mais particulièrement fragiles. Chez les animaux au contraire, la situation est loin d’être rare. Qu’on en juge : vingt d’entre eux sont répertoriés sur la toile, principalement des animaux marins. Celui dont il est question, est une grenouille, famille des Centrolenidae , dont il existe, quand même cent cinquante six espèces. Un des problèmes de la vie des amphibiens, mais pas qu’eux, concerne les prédateurs auxquels ils ont à faire face. Si la transparence de leurs organes n’est pas en cause, c’est la non transparence de son système vasculaire qui pose problème. En effet les hématies qu’il renferme vont trahir leur présence et le danger s’accroit avec l’immobilisme couplé à l’absence de défense durant la phase de repos de l’animal. Il est évident que si Épiméthée n’en avait pas été conscient, les grenouilles de verre n’auraient bénéficié que d’une très courte existence ! Mais ce n’est pas le cas, puisqu’il les a dotées d’une capacité qui leur permet de parer à ce défaut. Elles deviennent exsangues (Glass frogs hide their blood when they sleep) : plus de sang, plus de visibilité ! La séquestration est efficace. Reste une question à laquelle les scientifiques ne savent pas “encore” répondre. Comment peuvent-elles dormir sans hématies et survivre ?? Ce n’est plus “mirabile visu” mais “mirabile [non] visu

Un bon principe : celui de simplicité

samedi, décembre 24th, 2022

Pour ceux qui auraient besoin d’étayer ce principe, il n’est besoin que de se référer à Guillaume d’Ockham qu’il ne faut pas confondre avec Guillaume de Baskerville, le personnage fictif crée par Umberto Eco, même s’ils évoluent tous les deux au XIVème siècle. Si le second se situe plutôt dans la lignée des moines enquêteurs médiévaux, le premier est un moine philosophe reconnu, dont la devise “Pluralitas non est ponenda sine necessitate” soit encore “les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité” sert de sujet à l’article What is Occam’s razor?. Beaucoup moins connue que la théorie du “Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué”, la théorie du “rasoir d’Occam/Ockham” est donc beaucoup moins suivie. Et pourtant ! Nombreux furent ceux qui vantèrent les bienfaits de la simplicité, toutes choses étant égales par ailleurs. Quelques siècles auparavant, Aristote et Ptolémée ne disaient pas autre chose, et quelques siècles plus tard, Einstein en était d’accord. Mais attention, rechercher la simplicité ne signifie pas nier la complexité ! En fait, ce qu’il faut c’est avoir conscience de la possible inutilité de la complexité, et ce n’est certainement pas le plus simple dans une démarche explicative d’un phénomène encore inconnu. Il convient donc d’utiliser le dit rasoir avec circonspection pour ne pas entraver la résolution de problèmes naturellement complexes. Ce que Wittgenstein a ainsi exprimé : « Si un signe n’a pas d’usage, il n’a pas de signification. Tel est le sens de la devise d’Occam”.

Instructif !

samedi, décembre 17th, 2022

Les nuages ont ceci de bien, c’est que leur nom reflète parfaitement leur aspect dans le ciel. Le cirrus évoque une boucle de cheveux, le stratus une étendue, le cumulus une boursouflure. S’ils peuvent sembler plus ou moins éloignés, c’est qu’ils se situent à des hauteurs différentes de la stratosphère. Pour les philosophes de l’Antiquité, la nature humide des nuages est acquise puisqu’ils émanent de la mer et des cours d’eau. Parce qu’il peut être plus ou moins vaporeux ou menaçant, il n’est pas vraiment incongru de se demander quel peut bien en être le poids ? Jusqu’à aujourd’hui il pouvait sembler difficile de répondre à la question à moins que de peser des millions de gouttelettes ! Mais ce n’est plus le cas puisque l’article How much does a cloud weigh? donne la solution. En assimilant, pour le cumulus par exemple, la forme du nuage à celle d’un cube et en tenant compte de la densité des gouttelettes d’eau, Margaret LeMone estime le poids à environ cinq cent cinquante tonnes , soit à peu près le poids correspondant à cent éléphants. on comprend que les gaulois aient eu peur que le ciel ne leur tombe sur la tête ! D’où la question corollaire : pourquoi ces cinq cent cinquante tonnent ne tombent-elles pas sur les épaules de la pauvre humanité au décours des épisodes pluvieux ? Pour ne pas être pris de panique, il n’y a qu’à penser à la taille des gouttelettes dans le nuage, aux courants des vents et à la convection thermique. Après quoi, toute inquiétude aura définitivement disparue …

Comme quoi !

dimanche, décembre 4th, 2022

L’archéologie est un merveilleux domaine en ce qu’il offre à celui qui s’y consacre une lucarne sur le passé qui a conduit à l’homme d’aujourd’hui. Si la première étape consiste en des difficultés matérielles lors de la mise a jour de l’artefact, la seconde n’en est pas moins périlleuse. C’est celle de l’interprétation de la “chose découverte” et depuis que l’homme arpente son histoire, nombreuses furent les explications proposées, récusées, modifiées sans qu’il soit possible d’être certain que la dernière exégèse soit la bonne et donc garde sa place. En témoigne l’exemple suivant Ancient Egyptian mummification was never intended to preserve bodies, new exhibit reveals. Il était établi que l’homme était le “seul” du règne vivant reconnu pour enterrer ses morts. Certains animaux pourtant suivent des procédures spécifiques envers leurs congénères morts, comme les insectes, les éléphants, les chimpanzés. Pourtant ils ne suivent pas de processus rituels comme ceux dont l’homme fait preuve et dont il semble bien être le seul capable. Une manifestation de ces pratiques consiste dans le procédé de momification que l’on a retrouvé sous différents cieux. Le titre de l’article sus cité interroge d’emblée. Pourquoi expliquer la momification “uniquement” par le besoin de conserver les corps quand ceux-ci sont accompagnés à tout le moins d’objets de la vie courante du défunt ? Est-il difficile d’imaginer qu’une vie autre que terrestre est envisagée et que dans cette hypothèse, le mort a besoin de partir dans l’au delà avec une partie de ses biens. Peut-on vraiment croire que l’on procédait à la momification des corps comme on procédait à la conservation des poissons en se basant sur une similitude des produits utilisé pour ce faire ! D’où vient donc une telle interprétation, qui a jamais pu croire que l’on gardait les corps comme on conservait le poisson, sous entendu, pour le déguster plus tard ? Honte aux chercheurs victoriens. Par contre, la découverte de momies aux langues d’or (Gold tongues found in 2,000-year-old mummies in Egypt) peut-être parce que les temps sont autres propose d’emblée une interprétation plus conforme à l’idée de divin attaché au précieux métal. Que faut-il retenir ? Le poids de l’époque au regard de l’interprétation et/ou le rôle de l’origine de celui qui interprète ? Quoi qu’il en soit savoir ne pas se précipiter.

Parlez-vous extra terrestre ?

dimanche, novembre 13th, 2022

On dit d’Anaximandre, philosophe présocratique qu’il fut le “premier” à envisager une pluralité de mondes extra terrestres habités. Cette croyance en des vies extraterrestres fut nourrie de plusieurs signes interprétés comme des “preuves” avant que des études archéologiques sérieuses n’en démontre l’origine parfaitement humaine. La littérature devait également s’en emparer mais il s’agissait dans ses débuts d’oeuvres à portée philosophique ou politique. La scientifisation de la société qui devait commencer avec le XVIII ème siècle, autorisa le genre littéraire dit de science fiction qui allait prendre un envol qui n’a toujours pas pris fin. Mais le clou de l’aventure est du à l’affaire de Roswell en 1947 dans la mesure où elle initie le règne des Objets Volants Non Identifiés, les trop fameux OVNI. Que l’on parle de Mythe ou d’Ufologie (ou ovniologie) la communauté scientifique continue à se poser la question de savoir si l’humanité est prête à établir le contact avec ces “autres venus d’ailleurs”. En 1970, “Pioneer 10 transporte un message de l’humanité dans les étoiles. Gravé sur une plaque d’aluminium anodisé à l’or de quinze centimètres sur vingt-deux, le message commémore la Terre et indique à quiconque le trouvera comment nous trouve” (https://www.nationalgeographic.fr › espace › 2020/09) . En 2022 l’Université Sait Andrews élabore un programme de coordination des recherches centrées sur la vie extra terrestre et ses rapports possibles avec l’humanité ( https://news.st-andrews.ac.uk/archive/do-you-speak-extra-terrestrial-research-hub-considers-response-to-life-beyond-earth/). On voit que la tentation reste grande de retourner au paradoxe de Fermi ” alors qu’environ deux cents milliards d’étoiles existent dans notre galaxie, et que très probablement, comme nous le savons assez précisément aujourd’hui, plusieurs centaines de milliards de planètes orbitent également autour d’elles, comment peut-il se faire que nous n’ayons pas encore été visités par de (nombreuses) civilisations d’extraterrestres ?

150 : Nombre fatidique !

lundi, octobre 31st, 2022

Des chiffres et nombres signifiants, il en est de connus : 7, 13. Des chiffres et des nombres essentiels, il en est de connus : 3,141, 2,718. Mais qui connait le numéro de Dunbar ? nombre maximum d’individus avec lesquels une personne peut entretenir simultanément une relation humaine stable” (Are humans limited to 150 friends?). C’est le résultat auquel a abouti l’anthropologue Robin Dunbar en 1992 à partir d’un étude portant sur la taille du néocortex de différents primates comparée au nombre d’individus de leurs groupes respectifs. Ces résultats ont ensuite été extrapolés aux humains chez lesquels cette zone se caractérise par sa très grands complexité et son implication dans les fonctions cognitives supérieures. Entretenir des relations humaines stables est un processus qui a du se modifier au fil du temps, dépendantes qu’elles sont de la richesse de la société dans laquelle se situe l’individu étudié, du maintien de son intégrité eu égard à l’agressivité de l’environnement. De même l’expression de “relation humaine” peut recouvrir une large palette de perceptions sensorielles et tout autant d’expressions pouvant aller de l’empathie à un simple comportement social. Plus encore et même peut-être premier point, chaque individu se caractérise par son attitude de repli ou d’ouverture à l’autre. On voit donc combien ce nombre, dont “l’inventeur” a dit lui-même qu’il n’était qu’un nombre moyen, doit être retenu avec précaution. A l’heure des réseaux sociaux, la question se pose avec plus d’acuité encore : que sont les “followers” individus réels d’un groupe virtuel et les participants réels d’une rencontre festive ?