Posts Tagged ‘nature’

La raison du plus fort

mercredi, août 19th, 2020
Biodiversité et crises biologiques
Evolution de la biodiversité

” … nous l’allons montrer tout à l’heure …”, Risk of Extinction Is Greatest for Large Herbivores: Study (https://www.the-scientist.com/news-opinion/risk-of-extinction-is-greatest-for-large-herbivores-study-67798?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2020&utm_medium=email&_hsmi=92750122&_hsenc=p2ANqtz-95rRO_AroXma8nlCaePsuh9GDcStQfG2PnDSj2itl4NG6hYm9CWQZse94a1spV7av2lNRRF77NAquoC9LhXAJ6gH4aSg&utm_content=92750122&utm_source=hs_email). La Terre comptabiliserait à ce jour, cinq grandes extinctions de masse et aborderait gaillardement sa sixième au grand dam de la nébuleuse écologique actuelle. On insiste très largement sur la disparition programmée des ursidés parmi lesquels ours polaires ou pandas, tout autant que sur celle des tigres ou des lynx. Or ce ne serait pas ces prédateurs les plus fragiles, puisque les insectes comme les hyménoptères dont les abeilles, les oiseaux dont les espèces nicheuses, et plus inattendus les gros herbivores qui paieraient également un lourd tribu ! En réalité ce qui est sujet d’inquiétude c’est l’accélération du phénomène d’extinction sur des espèces qui interagissent positivement avec celui qui interagit négativement avec elles. D’où cette idée selon laquelle la disparition de l’homme jouerait un rôle globalement positif. Mais que se passerait-il si ce but était atteint (What would happen to Earth if humans went extinct? https://www.livescience.com/earth-without-people.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9160&utm_content=LVS_newsletter+&utm_term=3192375&m_i=TknmStczyKyR84bxBGusFG5vxCECNdQrh1mkkEwcbGQp2x4c2CRA9fbkm5Vepl6rNidxgtm_P_bJxGTp5tbdqSwqFOzKFOizGitTCNTTTI) ? Il se pourrait que la nature reprenne effectivement le dessus après l’élimination d’effets néfastes comme ceux qu’elle a déjà connus puisque : “…pendant la période jurassique , il y avait cinq fois plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’aujourd’hui…”. En résumé et pour conclure : la situation présente n’est que la énième de ce type, et son existence a précédé celle de l’homme. Ce n’est pas la disparition de l’humanité qui résoudra les problèmes puisque l’homme n’est pas seul responsable, la nature en propre a sa part !

La beauté de dame Nature

dimanche, juillet 26th, 2020
pluie-piranhabouille - Manque Évident de motivation

Que sont les artefacts si ce n’est une preuve de l’activité humaine et la possibilité de sa datation. Mais quel est le poids de sa faculté d’ inventivité au regard de son immense faculté d’imitation. Cette dernière s’exprime depuis …, dans la mesure où l’homme n’invente rien d’autre que ce qu’il perçoit grâce à l’un de ses cinq sens. Dès qu’il a compris l’utilité de ce que la nature lui propose, il l’analyse, le reproduit et depuis peu tente même de dépasser le cadre d’une simple amélioration. Son activité en tant qu’artiste en propre est un peu différente en raison de la finalité qu’il lui applique puisqu’il s’agit, quelque soit le domaine choisi, de côtoyer le beau. Pourtant là encore, il ne peut s’affranchit de Dame nature dont les oeuvres n’ont rien à lui envier. Un exemple parmi tant d’autres cette savante construction, Strange, spiral bee combs look like fantastical crystal palaces. Now we know why (https://www.livescience.com/tetragonula-spiral-bee-comb-grow-like-crystals.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9160&utm_content=LVS_newsletter+&utm_term=3192375&m_i=6BJ1%2BZFxMRt2VsdK5gVErKO85X0sExFfVDwgL3ECEKLPZH1LqObPC49Omqmt8kHaXEaC2tCGznDT4KCBs7t_X1FlP50PhSBg0wtqwYJ66e). Découverte des auteurs cette construction en spirale se retrouve également dans des structures en spirale de mollusques à coquilles de nacre. Aujourd’hui rien de plus simple que de retrouver l’algorithme auquel répond cette construction. Avec cet exemple on aborde le problème du fait scientifique. L’épistémologie se pose donc depuis qu’elle existe cette question : “Comment est-il possible que la nature obéisse à nos conventions et à nos décrets“. Selon Poincaré, la loi naturelle est le fait du savant quand la loi objective ne peut être connue et il ne convient pas de s’en préoccuper. La loi naturelle est-elle immuable, la réponse est non ce qui ne l’invalide aucunement puisque elle sera incluse dans la loi qui la remplacera. Quand on en revient à cette merveilleuse construction naturelle, on connaît la loi de sa construction mais toujours sans pouvoir répondre au pourquoi de la dite loi !

Pour aller mieux

jeudi, mai 28th, 2020
Et si les espaces verts favorisaient le développement cérébral des ...

Naturopathie : « la Naturopathie est un ensemble de pratiques visant à aider l’organisme à guérir de lui-même, par des moyens exclusivement naturels. Elle repose sur une théorie selon laquelle la force vitale de l’organisme permet à celui-ci de défendre et de guérir spontanément. Elle consiste donc à renforcer les réactions de défense de l’organisme par diverses mesures d’hygiène (diététique, jeûne, musculation, relaxation, massages, thermalisme, thalassothérapie, etc.) aidées par les seuls agents naturels (plantes, eaux, soleil, air pur, etc.), un traitement médical ne devant intervenir qu’en cas d’urgence. »(définition Larousse Médical). La délicate question concernant cette définition concerne l’ambiguité soulevée par l’association de deux termes essentiels : ” défense et guérison spontanée” insuffisamment contrebalancée par les derniers termes “un traitement médical ne devant intervenir qu’en cas d’urgence“. On a mis en évidence depuis plusieurs années déjà les rapports entre neurohormones et système immunitaire. Aujourd’hui on voudrait en savoir plus sur le pourquoi et le comment des bienfaits de la Nature Interactive : How Does Nature Influence Human Health? (https://www.the-scientist.com/infographics/how-does-nature-influence-human-health-66927?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2020&utm_medium=email&_hsmi=88430221&_hsenc=p2ANqtz-8YK0o2QZyNemT1VT_LcD3ah22MBu9LOs7ffP_uZSUme8R3ollzTeGCMUwxMS-dDdKZ63MeR1j–Kemh5ItEKnHuQHmZg&utm_content=88430221&utm_source=hs_email). On y traite des arbres, des oiseaux, de l’humus et de la société sur la base d’expériences mais aussi d’interrogatoires rétrospectifs quand l’étude s’adresse spécifiquement à l’humain, ce qui est plus difficile pour la gente ailée où les micro-organismes telluriques. Si les bienfaits sont évidents est-on en mesure d’évaluer les méfaits liès à leur absence ? En d’autres termes, la nature est-elle un simple catalyseur c’est à dire qu’elle ne modifie pas le résultat final ou bien est-elle un élément indispendable à ce résultat : le bien être par/avec amélioration des défenses. Ceci n’est pas une QROC : question écrite précise permettant d’évaluer une réponse concise et également précise, mais une QCM : questionnaire à choix multiple.

La proportion divine

jeudi, octobre 17th, 2019

Comme une suite à “La place de l’homme dans la nature” le sujet du nombre d’or témoigne de la quête d’une loi universelle qui serait l’expression de l’harmonie si chère aux anciens. Dans ce monde : le nombre d’or est  une proportion, définie initialement en géométrie comme l’unique rapport a/b entre deux longueurs a et b telles que le rapport de la somme a + b des deux longueurs sur la plus grande (a) soit égal à celui de la plus grande (a) sur la plus petite (b) ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_d%27or ). Depuis une date précisément indéterminée mais peut- être antérieure aux pythagoriciens, tous les domaines ont été touchés par cet impérieux besoin de tout mesurer pour montrer qu’il existe une constance dans les rapports obtenus. L’art est peut-être le plus fécond d’entre tous par son ancienneté et par la quantité des oeuvres ayant ainsi pu voir le jour. Le corps humain est ainsi une référence certaine en témoignent Léonard Da Vinci après Vitruve, Salvador Dali ou Le Corbusier (La Cité Radieuse). Alors dans le but de faire de l’Homme une créature vraiment à part en terme d’évolution et d’aboutissement (?), le Docteur Rafael Tamargo, neurochirurgien de son état, a tenté de montrer que ce nombre d’or se retrouvait dans le crâne humain (The Human Skull Obeys the ‘Golden Ratio,’ Study Suggests. Anatomists Say That’s Ridiculous, https://www.livescience.com/golden-ratio-human-skull.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=8659&utm_content=20191013_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=pAspBqeVioz304GXFcBxW5UeW7Oz%2B_5RPvbgPAIR_OMV4tPKtO9EdpG3_vrEw_6TlRRd30JNm8QY0ZwuYAaaYPULV%2BWiqocppo ). Même si la tempête menée par les anatomistes s’est levée, il n’en reste pas moins vrai que le XXI° siècle n’a pas éliminé ce besoin d’une harmonie avec le cosmos comme une loi universelle (qu’elle soit ou non de nature divine) qui signerait cette improbable paix entre l’homme et la nature, que ce dernier met à mal depuis qu’il existe et ce de façon croissante, voir à ce propos Heidegger et la question de la Technique.

La Place de l’Homme dans la Nature

mardi, octobre 15th, 2019

Ne pas se méprendre, il ne s’agit aucunement de paraphraser l’oeuvre de Th.H. Huxley, parue en 1863 (édition française 1891 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6271096t/f9.image.texteImage ) traitant de l’Evolution humaine. Le sujet est alors d’actualité en cette fin du XIX° siècle après Lamarck et Darwin et peut-être peut-on considérer la théorie de la sélection naturelle comme aussi révolutionnaire que l’abandon du géocentrisme cher à Aristote et Ptolémée. Cent cinquante ans plus tard, le scientisme est plus vivant que jamais et l’article de Nathaniel Comfort, How science has shifted our sense of identity ( https://www.nature.com/articles/d41586-019-03014-4?WT.ec_id=NATURE-20191010&utm_source=nature_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=20191010&sap-outbound-id=DA6C2F286063EEA8DC7AC2E1A487123681D56F54&utm_source=hybris-campaign&utm_medium=email&utm_campaign=000_SKN6563_0000015833_41586-Nature-20191010-EAlert&utm_content=EN_internal_34768_20191010&mkt-key=005056B0331B1EE888EF831BEF037191 ) a tous les mérites d’une piqure de rappel. En effet il n’est jamais trop tard pour revisiter (éléments de langage !) la façon qu’a l’Homme de voir et de se voir dans le monde vivant quand il regarde le chemin passé à son étude. Qu’est devenu le “soi”, comment se décline ” l’identité”, existe-t-il des “spécificités humaines discriminantes” ? Si des réponses ont été apportées elles ont surtout généré de nouvelles questions comme s’enfoncerait une vis sans fin. D’autant qu’il convient de ne pas oublier la découverte d’un invariant universel, The structure of DNA ( https://www.nature.com/articles/d41586-019-02554-z?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=af3ffdc666-briefing-dy-20191014&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-af3ffdc666-43241421 ).

Un mot à propos de technique

lundi, mai 1st, 2017

Du grec τέχνη, la technique apparaît avec l’homme et a donc le même âge que lui, comme en témoignent les peintures pariétales où les premiers d’entre eux  ont su tirer parti de la paroi rocheuse et de la couleur pour donner une représentation de leur corps par la représentation de leur propre main. Prométhée pourrait ainsi être l’inventeur de la technique quand il désacralise le feu pour l’offrir à l’homme que son frère Épiméthée a oublié dans sa distribution. La nature par sa domestication, sa dédivinisation, peut dès lors être utilisée. Ainsi a-t-on pu dire que la technique était l’arraisonnement de la nature. Mais si l’équilibre entre la nature et son utilisation par l’homme a eu son heure, il n’en est plus de même selon Heidegger pour qui l’homme après avoir dévoilée la dite nature la provoque quand la deep ecology  la considère comme un objet de droit. On aurait donc toute raison de s’alarmer s’il ne se trouvait que la technique dédiée à un objet ne trouve un autre angle d’efficacité : en un mot trivial que l’on ne puisse pas utiliser un bâton pour autre chose que frapper. Or c’est bien ce qui est non seulement préconisé mais aussi réalisable comme le souligne l’article,  Planetariums — not just for kids (http://www.nature.com/news/planetariums-not-just-for-kids-1.21888?WT.ec_id=NATURE-20170427&spMailingID=53937339&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1144433736&spReportId=MTE0NDQzMzczNgS2). Il y est évident que la technique indispensable au voyage parmi les étoiles (pour les terriens qui s’y intéressent) peut servir (on aurait envie de dire, doit servir) d’autres buts. La vision que l’on porte sur la technique devient alors toute autre. Tel un éventail se déployant elle tend vers le général et ouvre à partir de chacun de ses  plis et contre plis un nouveau monde d’utilisations. Un seul problème, mais que l’histoire a démontré comme étant de taille : l’homme est aussi capable/coupable d’avoir déjà dévier pour les pervertir, de nombreuses avancées techniques !

Réflexion à propos du vieillissement

vendredi, novembre 18th, 2016

200px-hans_baldung_009Oedipe fut  le premier à avoir répondu à cette énigme que lui posa le sphinx “Quel est l’animal qui marche le matin sur quatre pattes, à midi sur deux pattes et le soir sur trois pattes ? Depuis nombreux sont ceux qui on repris la troisième partie de la question en y ajoutant des informations  que la vulgate populaire a rendues célèbres   ” La vieillesse est un naufrage” (Chateaubriand),  ou ” Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait” (Henri Estienne). Alors qu’Oedipe n’avait introduit aucune connotation péjorative dans sa réponse, ces expressions semblent bien faire état  d’une certaine désespérance que l’augmentation de la longévité ne pas fait disparaître. C’est certainement la raison pour laquelle mourir en bonne santé pourrait sembler une meilleure option. Une autre possibilité soulevée par l’article Opinion: Aging, Just Another Disease (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47264/title/Opinion–Aging–Just-Another-Disease/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=37707742&_hsenc=p2ANqtz–EqdP7PAtVIlbNWwbrBkUONQAo2ckxc9gjQmun4Xyj_5ArJnTIQGjLzF77aBDqgABBbdsh5nUp5S7fFVygSJxDQVqRxw&_hsmi=37707742) revient à poser un regard différent sur le vieillissement si l’on considérait ce dernier comme une maladie ! Mais qui dit maladie dit remède et s’il n’est pas encore connu, rien n’interdit de tout mettre en oeuvre pour le mettre au point. D’où cette conséquence d’une clarté aveuglante : un traitement efficace est celui qui guérit la maladie, la vieillesse étant une maladie tout traitement efficace la guérira ! La question est donc réglée : l’homme a toujours été immortel ! Une précision pourtant, il est bon de lire l’article avant de conclure !

Comment ne pas perdre son temps !

dimanche, mars 13th, 2016

Ethique-et-consumérisme-3S’il est un sujet qui occupe, dans ce monde grands et petits, c’est bien celui de la préservation de la biodiversité. Pourtant le peu de résultats obtenus depuis qu’il en est question prouve à l’évidence que toutes les raisons invoquées ne sont pas suffisantes pour entrainer l’adhésion de la communauté des nations. A moins que ces raisons ne se répartissent en fait en deux groupes qui s’opposent sans trouver de terrain d’entente ce qui fait que l’on ne porte pas le débat sur la place publique ! Sans que l’on en ait vraiment parlé, il vient naturellement à l’esprit que la nature ne pourra se réapproprier sa qualité première, la biodiversité, que par la remédiation humaine et c’est alors que l’on se trouve face à l’éthique environnementale, terme apparu dans les années soixante dix. Il s’agit d’un questionnement concernant la morale et son domaine d’implication, soit exclusivement restreint à homme ou tenant compte plus largement du monde naturel. C’est une question ancienne et sans remonter jusqu’aux philosophes grecs, la maitrise cartésienne de la nature en est une forme d’expression. On retrouve un débat plus proche : c’est celui qui a opposé Heidegger et Jonas. Chez les deux philosophes, c’est la technique qui en occupe le centre. Pour le premier l’arraisonnement de  la nature passe par la technique de telle sorte que la seconde somme la première de fournir à l’homme ce dont il a besoin. Pour le second, la technique est destructrice : pour y pallier l’homme n’a d’autre possibilité que de recourir à une technique plus performante. Le principe de précaution est là pour mettre un terme à cette escalade infernale. Il n’est pas impossible que ces deux attitudes soient le résultat des deux positions suivantes.  D’un côté, la conservation de la nature est un impératif moral (impératif kantien) et tout discours de monétisation la chosifie , de l’autre, la conservation de la nature ne peut entrer en conflit ave le progrès humain qui tire sa valeur de ce que l’homme a construit. Peut-on les  réconcilier ? C’est le sujet de l’article Reasons to Conserve Nature (http://www.cell.com/trends/ecology-evolution/fulltext/S0169-5347(16)00050-1) : montrer qu’il n’est pas antinomique de réconcilier utilité et valeur intrinsèque à condition de définir des espaces et des niveaux d’organisation biologique. Bien sûr, on peut se poser la question ” pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué”, mais on doit aussi se demander “comment savoir sans essayer”. Mais un tel choix implique de savoir prendre son temps et d’aucuns diront que l’on n’a plus le temps !

Pourquoi il faut faire attention mais aussi comment !

mardi, août 11th, 2015

image003Qu’appelle-t-on solidarité et quel est son champ d’application ? Ne prend-elle en compte que la race humaine (ce serait déjà beaucoup si elle était efficace !) ou englobe-t-elle ceux des animaux qui ne sont pas les petits accompagnants chéris de la vie quotidienne. Car les premiers risquent leur vie et pas les seconds. Le maître protège son fidèle compagnon (enfin, presque tous les maîtres !), mais montre une certaine indifférence vis à vis de ceux qui lui sont inconnus, qu’ils volent ou qu’ils nagent (Drugging the Environment, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43615/title/Drugging-the-Environment/). Or on se murmure aujourd’hui que si l’homme comprenait l’animal il lui serait peut-être difficile de s’en nourrir, il devrait alors lui être tout aussi difficile de savoir qu’il l’intoxique. De plus il sait bien qu’il existe une chaîne alimentaire, et s’il ne mange pas les vautours (directement), il mange des poissons ! Ce qui est tout aussi utile de rappeler, c’est que tout médicament est une substance chimique qui se doit d’avoir un effet biologique ! Il serait donc curieux d’imaginer que cet effet n’existe pas en dehors du traitement en propre. D’où l’idée, dont on se demande comment il se fait que l’on y ait pas penser avant, d’étudier le dit effet (le ou les) au regard de la nature en général. Et c’est alors que le chercheur s’inquiète à son tour. Comment va-t-il être en mesure de gérer dans l’ordre (?) au moins ces trois principes : principe du double effet, attribué à Thomas d’Aquin et repris par Philippa Foot (1967), principes de morale et de conviction selon Max Weber (Le savant et le politique, 1917-1919)), principe de précaution (constitution, février 2005) inspiré d’Hans Jonas. On conçoit volontiers ses difficultés ! D’où la question : comment faire pour continuer d’avance tout en regardant autour de soi ?

Le bon modèle

jeudi, août 6th, 2015

homme natureDe même que l’appareil photographique s’est approprié les caractéristiques de l’œil humain, de même l’ordinateur s’est-il approprié le concept de circuits. C’est ainsi que l’humanité peut utiliser ses caractéristiques après les avoir comprises pour faire avancer son domaine technique dans toutes les directions possibles. Mais ce n’est pas uniquement l’homme le modèle, c’est la nature elle même, qui donne des idées, à condition de ne pas hésiter à l’observer attentivement et, pourquoi ne pas oser le dire, avec un certain amour pour en tirer le meilleur. C’est ce qu’évoque l’article Inspired by Nature (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43625/title/Inspired-by-Nature/) au travers de nombreux exemples du meilleur effet, d’où ce néologisme de “bio inspiration” qui semble particulièrement bien adapté quand on décline déjà depuis longtemps le préfixe bio sous toutes ses formes, à tel point qu “hors du bio, point de salut” ! Quoiqu’il en soit, la nature inspire : pour aller capturer  à distance, coller, percer, suturer, nettoyer, refouler, éviter, délivrer, “désadicter”. Il est vrai que chaque organisme est abouti et que de ce fait il est l’expression de milliers de siècles d’évolution. Pourquoi aller plus loin chercher ce que l’on a sous les yeux. Il n’y a qu’à se pencher pour recueillir ce dont on a besoin. L’homme n’invente pas il transcrit ce qu’il déchiffre. C’est pourquoi il n’est pas le plus grand prédateur de la nature mais son plus grand fan. Si l’on doit avoir peur de quelque chose c’est des détournements qui parfois surviennent.