Difficile d’être simple ?

shadock-lintelligent« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » il semble bien que rien ne soit plus vrai à l’heure où l’Australie (http://threeminutethesis.org/) met au point un concept, Three Minute Thesis que s’empresse de reprendre le CNRS sous le nom, suffisamment explicite de  Ma thèse en 180 secondes (http://mt180.fr/). Il s’agit donc de présenter publiquement son travail de recherche en trois minutes d’une façon à la fois concise, argumentée, et convaincante. Si cette compétition a pour but de choisir le meilleur des candidats au regard des qualités citées précédemment, l’important on aimerait dire le primordial, est plus le public que le jury puisqu’à l’inverse du second qui est spécialisé le premier est parfaitement profane. Ainsi cette manifestation s’inscrit-elle dans le sujet traité par l’article Being able to explain your work to passers-by is laudable — but not always possible (http://www.nature.com/news/being-able-to-explain-your-work-to-passers-by-is-laudable-but-not-always-possible-1.20981?WT.ec_id=NATURE-20161117&spMailingID=52782037&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1045580408&spReportId=MTA0NTU4MDQwOAS2) à la différence que son auteur introduit un léger soupçon quant à la faisabilité de l’exercice ! L’idée de parler à l’homme dans la rue est ancienne (1825) et attribuée à un français (Joseph Diaz Gergonne) ce qui n’est pas anodin quand on sait combien le peuple de France se revendique de son cartésianisme ! Mais au bout du compte, quid de l’exercice ? Alors on se plait à rêver d’une charte centrée sur la communicabilité par la compréhension d’un exposé de trois minutes sur des programmes politiques, scientifiques, sociétaux et autres … Henri Poincaré ne préconisait pas une autre attitude : le savant est un interprète, il devient le créateur d’une communauté de langage.

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Vous n'êtes pas un robot, n'est-ce pas ? *