De la Mer à la Terre

Rien n’est certain en ce qui concerne l’émergence de la vie sur Terre, mais il est néanmoins possible de dépasser la question de l’oeuf et de la poule. Si la date d’apparition de la première cellule n’est pas connue, on la situerait à environ quatre milliards d’années, il est plus que vraisemblable qu’elle a eu lieu au sein de l’élément liquide. Si l’on ignore hardiment les processus qui ont conduit un organisme unicellulaire à un organisme pluricellulaire, il est une autre étape qui interroge : celle qui propulse l’ancêtre aquatique vers la terre ferme et lui permet d’y prospérer. Un curieux poisson serait sur les rangs pour aider à expliquer ce phénomène : le mudskipper aux yeux bulbeux, autrement dit  » l’Oxudercinae  sous-famille de la famille des Gobiidae, regroupant certaines espèces de poissons appelés Gobies« . La question qui vient à l’esprit est la suivante : Pourquoi lui ? Cet animal qui a la capacité de vivre dans l’eau et sur terre, qui se sert de ses nageoires pectorales pour déambuler, qui respire par la peau et creuse des galeries dans les zones humides possède surtout une capacité qui intéresse les scientifiques, celle de cligner des yeux, une qualité qu’aucun poisson ne possède. Quel est donc le rapport avec l’adaptation du milieu marin au milieu terrestre ? L’article Weirdo blinking fish could hold the secrets to how our ancestors evolved to live on land, new study reveals en donne l’explication. Il ne s’agit ni plus ni moins que « d’évolution convergente » : développer indépendamment des traits caractéristiques différents pour des individus situés dans des conditions identiques. Ce que démontre cette qualité du mudskipper aux yeux bulbeux, c’est qu’il s’est servi de structures anatomiques existantes pour les utiliser différemment, ce qui est bien en accord avec le concept de d’évolution convergente, indispensable à la théorie darwinienne de la progression de la matière vivante.

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