Hors d’âge

“Les conseilleurs ne sont pas les payeurs” Pourtant  lorsqu’un conseil repose sur le bon sens ce pourrait probablement ne pas être le cas. C’est la réflexion qui vient  à l’esprit quand on lit les deux articles suivants (l’ordre importe peu, encore que !): Longevity examined: an ancient Greek’s very modern views on ageing (https://www.nature.com/articles/d41586-018-05986-1?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180820) et Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population (https://www.ahajournals.org/doi/abs/10.1161/CIRCULATIONAHA.117.032047). C’est en lisant le second que l’on ne peut que reconnaître la justesse des propos du natif de Pergame, à tel point que l’on ne peut que s’étonner de l’affirmation selon laquelle c’est un ancien grec qui aurait eu des idées modernes sur le vieillissement ! Pourquoi ne seraient ce pas les secondes qui devraient être qualifiées d’anciennes ? Qu’est-ce qu’une idée moderne ? Une idée qui romprait avec l’époque à laquelle elle est exprimée ? Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une des formes que peut prendre la rupture épistémologique chère à G. Bachelard. Par ailleurs les idées ne sont pas modernes quand elles sont reprises plusieurs siècles plus tard ! En fait il ne s’agit ni plus ni moins que d’idées qui se situent en dehors du temps. Inaccessibles aux découvertes, transcendantes et non immanentes, elles tendent à toucher au plus près ces vérités dont la quête est l’un des moteurs de vie de l’homme. Et quand il s’agit du vivre mieux on ne peut qu’applaudir et œuvrer à les propager car le mieux vivre ne peut que s’inscrire dans la recherche d’une vie bonne au sens des anciens.

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