Un air de ressemblance


L’Arabidopsis thaliana appartient aux taxons des dicotylédons, division des angiospermes, ordre des brassicales (anciennement crucifères). Cet ordre est riche de nombreux individus aussi bien sauvages que cultivés comme par exemple le colza ou la giroflée. La sus nommée, Arabette des dames, se caractérise par un cycle de vie rapide, une grande résistance et une possible auto fécondation, toutes qualités qui lui ont permis d’acquérir le statut d’organisme modèle de référence dans différents champs de recherche dont le dernier centré sur les exosomes (Exosomes Make Their Debut in Plant Research, https://www.the-scientist.com/features/exosomes-make-their-debut-in-plant-research-65336?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=69564489&_hsenc=p2ANqtz–l8B6i2w43AgyLxRJfakUzbn6QKNgl5xyeoyluigFvPjlc5vXU-UezMkKLX23HRX6lXMfKVyVOkIFMd5BzTUi982iVtQ&_hsmi=69564489). Les vésicules ne sont pas des inconnus dans la cellule quelle soit animale ou végétale. Mais la nouveauté est que cette dernière reproduit le comportement de la vésicule dédiée à l’exocytose dans la cellule animale, ce qui est loin d’être anodin puisque le mécanisme de fusion à la membrane cellulaire se révèle identique dans les deux règnes. Même si l’exosome végétal reste encore en grande partie énigmatique, il est le témoin d’une similitude d’organisation au niveau cellulaire entre les deux mondes, similitude qui pourrait être utilisée dans l’avenir. La question est de savoir qui va en bénéficier, l’homme ou la plante ?

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