Hans,le malin

On est en 1910 et en Allemagne un cheval défie le monde scientifique. En tapant du sabot, celui que l’on dénomme Hans le Malin, semble capable de répondre à toutes les questions posées. Son propriétaire l’a éduqué pendant quatre ans à la lecture et au calcul. Si les résultats sont matière à controverse ils donnent aussi lieu à la création d’une commission d’étude qui teste l’animal. Si les polémiques sont nombreuses, une des questions soulevées concerne la conscience animale à propos de laquelle les débats ne se sont toujours pas éteints. Aujourd’hui c’est le perroquet qui est à l’honneur : Kea show three signatures of domain-general statistical inference ( https://www.nature.com/articles/s41467-020-14695-1 ), il semblerait dépasser les capacités des grands singes. Selon les auteurs « Nos résultats montrent que le kéa présente trois signatures d’inférence statistique, et peut donc intégrer les connaissances dans différents domaines cognitifs pour ajuster de manière flexible leurs prédictions d’événements d’échantillonnage. Ce résultat fournit la preuve qu’une véritable inférence statistique se trouve en dehors des grands singes, et que des aspects de la pensée générale peuvent évoluer de manière convergente dans des cerveaux avec une structure très différente de celle des primates » ( https://trustmyscience.com/perroquets-capables-comprendre-utiliser-probabilites/ Or l’inférence statistique met en jeu une démarche d’une grande complexité puisqu’il s’agit de la possibilité d’induire à partir d’un échantillonnage les caractéristiques d’une population. S’il ne s’agit pas à proprement parler du problème de la conscience animale, ces résultats abordent néanmoins un volet de ce tout qu’est intelligence. Sera-ce un pas pour comprendre le comment de l’acquisition de cette capacité qu’est l’intelligence ou bien une aide à sa définition ?

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