La science et le bon sens !

Il est rare que la science conforte le bon sens de façon éclatante c’est pourtant aujourd’hui le cas avec deux articles dont la lecture conforte a peu de prix tout lecteur attentif. Bien que les sujets abordés ne soient pas les mêmes, ils se situent néanmoins dans deux domaines comparables, la qualité de vie. L’un s’attache à étudier certains des facteurs impliqués dans le combat « général » que doit mener celui qui est atteint d’un processus néoplasique (Social Interactions Slow Cancer Via an Anxiety-Reducing Neural Circuit), l’autre (Being multilingual es bueno para el cerebro) explore l’aspect relationnel de l’individu vieillissant. Qu’il s’agisse d’affronter la maladie cancéreuse ou la « déchéance » de l’âge, il est une certitude, celle que l’homme seul se trouve avoir besoin de toutes ses forces à commencer par sa façon d’appréhender pour les surmonter, les épreuves qu’il aura à affronter. La première étude a mis en évidence, chez la souris comme il est habituel pour commencer, un circuit neuronal qui comprend le cortex cingulaire antérieur et les neurones inhibiteurs de l’amygdale, circuit impliqué dans le processus anxiété/processus tumoral. Dans la seconde étude c’est le déclin cognitif qui est investigué avec pour conclusion : le multilinguisme retarde le vieillissement. Or il y a peu de chance qu’un polyglotte se parle exclusivement à lui-même. D’où dans les deux cas, la notion que la société quand elle arme l’individu vis à vis de lui-même, n’est certainement pas à rejeter.

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