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Pourquoi s’en priver ?

mercredi, août 17th, 2016

400x260-ctUne bonne nouvelle à laquelle on ne s’attendait pas forcément en cette époque qui vit quelques soubresauts sociétaux. Il pourrait exister une certaine forme de rapport entre la monogamie et l’altruisme, mais attention un altruisme de parentèle, ce qui en réduit quand même considérablement le concept (Opinion: Monogamy and Cooperation Are Connected Through Multiple Links, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46608/title/Opinion–Monogamy-and-Cooperation-Are-Connected-Through-Multiple-Links/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32676569&_hsenc=p2ANqtz80r72wkuJdtwJvClb4J4EWv1AdnW4GixDpRdaKWEg58mEMns8RnvR5VOML4pU1UUB416P55d3XsEhYGNQQpMWSRRPaKw&_hsmi=32676569) ! L’idée, née en 1964, est due à William Donald Hamilton et c’est pour sa théorie de la sélection de parentèle, qu’il a reçu la médaille  Darwin en 1988 attribuée pour des recherches effectuées dans un domaine de biologie exploré par l’auteur éponyme. Abondamment représentée dans le monde animal comme chez le loup aussi bien que l’abeille …, cette théorie démontre que l’altruisme augmente avec l’apparentement sous l’effet de la sélection naturelle ce qui permet de comprendre la sentence, Homo homini lupus ….  (selon Plaute copié par Hobbes) de la façon suivante : l’homme est un loup pour l’homme lorsqu’il ne le connait pas. L’homo politicus l’a si bien compris qu’il peut être apparenté à un autre parti politique que le sien dans un but, oh combien altruiste, de pouvoir être élu sans vraiment appartenir au groupe choisi !

Il y a évolution et évolution …. (suite)

dimanche, août 7th, 2016

genies-grotte-chauvet-film-christian-tranDonc l’évolution humaine ne s’est ni interrompue ni arrêtée (cf article précédent) à l’inverse d’un certains nombres de civilisations qui ont bel et bien disparu (Sumériens, Olmèques, Étrusques… Huit civilisations perdues, http://www.lepoint.fr/culture/sumeriens-olmeques-etrusques-huit-civilisations-perdues-05-08-2016-2059224_3.php). L’humanité a ainsi pu réaliser un certain nombre de ses rêves, voler sans se brûler les ailes (Icare),  échapper aux pièges marins (Ulysse), alunir (Savinien de Cyrano de Bergerac) et l’on pourrait donc penser que le génie de l’homme est sans limite. Le génie, peut-être, mais de quel génie parle-t-on ? Pour les latins, chaque homme était accompagné de son génie propre, ” qui veillait sur lui dès sa naissance, qui partageait toute sa destinée et disparaissait avec lui“. Il se pourrait bien que de vieux génies soient encore à l’oeuvre auprès de chacun (Opinion: Our Inner Caveman, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46607/title/Opinion–Our-Inner-Caveman/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32489515&_hsenc=p2ANqtz-_KfLFH6Uyc5qa5jUxx0kVMpy96nCHAind-IePabWKeX7YIGHtfX_I7cLFUix4jR-hSRpaWgXAqjGCjJJ3YcuoAeUQjZQ&_hsmi=32489515). En effet tout homme, aussi bien intégré qu’il soit dans la société, garderait en lui un instinct tribal : celui de se protéger. La raison pour laquelle on qualifie ce caractère de tribal tient  au fait que cette protection ne s’inscrit pas dans un futur éloigné mais dans un futur proche ce qui correspond bien à l’instinct de survie développé par les groupes humains ancestraux. C’est pourquoi il faut raisonner pour dépasser cette immédiateté personnelle quelque soit le domaine considéré, car il s’agit d’un réel moyen de pression, car il est certain que vivre en acceptant l’autre tout en refusant le grégarisme n’est pas chose simple ! Mais peut-être est-ce cette évolution qu’il faut avoir en ligne de mire !

Nouveau gendarme

mardi, mai 17th, 2016

matrix-neo-hackerComment “hacker les hackeurs“, ou comment opposer la virtualité d’une mise en ligne de l’information à la virtualité de son détournement. On pourrait dire que sans propriété il n’y a pas de vol d’où la célèbre formule “la propriété c’est le vol “. Un nouveau domaine est venu s’ajouter à tous les précédents, de ceux qui appartenaient en propre à la matérialité, celui de la virtualité dans laquelle il apparaît qu’il est tout aussi facile de se mouvoir. Les serrures les plus sophistiquées peuvent être apposées aux portes les plus appropriées, il n’en reste pas moins vrai qu’avec le temps, seules peu d’entre elles demeurent inviolables. Qu’en est-il des données informatiques, de celles qui voyagent sans qu’il puisse être tenu compte d’une quelconque distance, d’une quelconque frontière ? Aucune abri possible aussi bien pour le particulier que pour l’état et l’on pourrait même dire qu’il existe plusieurs niveaux du vol : de particulier à particulier (PAP !), de particulier à état (PAE), d’état à état (EAE). Mais quelque soit le niveau envisagé, les systèmes de protection se doivent d’être performants et aujourd’hui doivent dépasser le simple stade des logiciels de sécurité informatique. C’est, ni plus ni moins le sujet de l’article : How to hack the hackers: The human side of cybercrime (http://www.nature.com/news/how-to-hack-the-hackers-the-human-side-of-cybercrime-1.19872) où l’on passe par l’étude de l’individu pour envisager la société, faisant intervenir sciences économiques et comportementales dans le but d’une cyber sécurité. Malheureusement il y aurait de quoi s’inquiéter puisque les pirates auraient une très large avance sur leurs cibles. D’où l’idée que les processus de défense ne doivent plus passer par des murs de nature numériques mais par une étude du comportement de la société pour y détecter les erreurs humaines et y pallier, sans oublier au delà de ces murs, l’impact de l’économie souterraine  engendré par ces actes de piraterie. On ne saurait trop recommander au lecteur de prendre le temps de lire la totalité des textes qui se terminent par l’option “accepter“, on ne saurait trop lui recommander de prendre le temps de faire  le jeu du mot de passe ! Mais attention aux changements répétitifs  de ce dernier, car il existe psychologiquement une graduation dans la difficulté de leur choix et ce n’est peut-être pas LA solution !  

Ce n’est peut-être pas vraiment étonnant !

jeudi, mai 5th, 2016

enfant-roi-2Un article récent,  The Social Origins of Sustained Attention in One-Year-Old Human Infants (http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)30202-0), aborde par une de ses faces, un thème général largement et longuement débattu ; que l’on se réfère en  particulier à l’opposition maintes fois commentée qui agite depuis le siècle des lumières les rousseauistes et les voltairiens.  Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’implication de la société dans la construction de l’individu. Ce n’est pas s’éloigner de cette question que de  constater curieusement qu’il existe deux versions concernant l’enfant élevé en dehors de la société humaine : une mythologie de l’enfant élevé par la gente animale qui se révèle différente des cas (parfois contestables) d’enfants dits sauvages. Dans le premier cas, il s’agit plus volontiers de personnages héroïques voire de Dieux de l’antiquité tels Zeus élevé par la chèvre Amalthée, ou Romulus et Remus élevés par une louve,  ce qui se rapproche également du thème de  Mowgli dans le Livre de la Jungle. Dans le second cas, l’enfant est loin de se réaliser en tant qu’individu, il est qualifié de “sauvage”. D’où l’on pourrait émettre l’hypothèse selon laquelle la société animalière permettrait à l’homme d’acquérir sa part d’humanité, ce que livré à lui-même il serait incapable de réaliser. Dans l’article cité ci dessus, l’étude porte sur une population  d’enfants âgés d’environ 12 mois soumis à différents tests  centrés sur le problème de l’attention dont l’expression passe par l’activité manuelle et les manifestations faciales, les tests étant pratiqués en présence active/passive ou en l’absence des parents. En résumé, il semble que bien qu’une attention conjointe et participative portée par les parents soit un facteur positif dans l’attention que porte à son tour le nourrisson,  et cette complémentarité entre les deux protagonistes va dans le sens d’une valorisation des acquisitions du plus jeune. Si différents facteurs comme l’attention soutenue, l’attention partagée, les mouvements oculaires, la gestuelle ont donné lieu à des mesures d’une grande précision, d’où un label scientifique accordé à la démarche, on peut douter qu’il s’agisse d’une réelle nouveauté pour les parents qui s’occupent de leurs enfants. Mais peut-on réellement imaginer que ceux qui ne s’en occupent pas changent d’attitude quand bien même on les obligerait à lire cet article dans une revue de vulgarisation !

Est-il déjà trop tard ?

dimanche, mai 1st, 2016

imagesL’intelligence artificielle, dite aussi (pour les initiés) AI (en anglais, bien sûr !) également titre éponyme d’un film de Steven Spielberg vieux déjà de 15 ans, compte parmi l’un des nouveaux croque-mitaines en charge de faire frémir au moins une partie de la société. Depuis l’utilisation des pointes taillées, l’homme ne semble avoir parmi ses besoins immédiats que l’envie de soulager sa peine quand pour certains il ne serait sur terre que pour y travailler “à la sueur de son front”. Ainsi le progrès a-t-il  au minimum comme but de soulager, d’améliorer les conditions de vie de la société humaine. Si l’idéologie du progrès de nature scientiste, héritée du XIX° siècle réussit à imposer cette idée majeure selon laquelle le salut réside dans la maitrise totale du future, le XXI° siècle a lui inventé l’heuristique de la peur selon laquelle, après H. Jonas, les avancées technologiques induisent sur la nature des bouleversements inexistants jusqu’alors, qui mettent en péril l’humanité elle-même d’où l’émergence du principe de responsabilité. Le robot qui n’était jusqu’à récemment que science fiction, s’est installé dans les chaines de montage et ce n’est pas le Charlot des temps modernes qui s’en serait plaint ! Néanmoins le temps est certainement venu de faire la part du vrai et du faux dans ce nouvel épouvantail à moineaux. Ce qui ne pourra être fait que dans la mesure où d’une part ses bienfaits non seulement seront supérieurs à ses méfaits mais aussi d’autre part où ses bienfaits profiteront à l’ensemble de la société. En médecine il existe déjà des applications telles qu’il ne viendrait (plus) à l’idée de personne de les rejeter. Mais il existe au moins deux domaines où cette intrusion non contrôlée peut être imaginée comme plus redoutable pour la société : le remplacement et le contrôle de l’homme par la machine. C’est alors que pour éviter un post modernisme où se fragmentent société et individu, il est urgent de pouvoir et savoir anticiper  (Anticipating artificial intelligence! http://www.nature.com/news/anticipating-artificial-intelligence-1.19825?WT.ec_id=NATURE-20160428&spMailingID=51249830&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=903461217&spReportId=OTAzNDYxMjE3S0). Pour contrer le luddisme, ce conflit industriel violent né de la révolution industrielle qui bouleversa l’Angleterre du début du XX° siècle, pourquoi ne pas utiliser le programme informatique AlphaGo. S’il a finalement triomphé de son compétiteur humain il saura anticiper son implication dans la société de ceux qui l’ont créé.

Intimidation

mardi, avril 5th, 2016

jeu_videoQuand on parle avec une certaine inquiétude des avancées de l’intelligence artificielle on devrait également considérer avec au moins la même inquiétude l’évolution des réseaux sociaux. Aujourd’hui ce qualificatif de social ne reste adapté qu’à condition d’y inclure une connotation autrement plus péjorative que le terme lui même ne pourrait le laisser à penser. En fait les réseaux sociaux, comme l’intelligence artificielle, ne sont que l’expression de leurs concepteurs mais ils leurs échappent et évoluent selon leurs règles. Malheureusement ces règles proviennent d’utilisateurs indifférenciés dont le nombre ne fait que croitre sans distinction de leurs motivations ni de leurs environnements . Ainsi  des voies qui n’avaient certainement pas été envisagées lors de la conception du système, se sont elles manifestées. On peut distinguer trois grandes directions : l’une est vertueuse, c’est celle de la connaissance, tandis que deux autres le sont beaucoup moins puisqu’elles s’inscrivent dans le voyeurisme et l’emprise : mettre en lumière sous couvert d’une certaine obscurité, dévoiler sans être vu. On peut imaginer en amont une gestion des risques, mais quelles n’auraient pas été les critiques virulentes du même type que celles qui fustigent toute atteinte à la liberté, de telle sorte que pas plus avant qu’après il n’est possible de mettre un frein à cette “scriptorrhée” dont on ne soupçonnait même pas l’ampleur. Si la parole est un agir difficile parce qu’il y a visibilité de son expression, l’écriture qui peut se cacher ne présente aucune difficulté. Elle peut s’affranchir de tout code éthique et c’est ce que dénonce aujourd’hui enfin certaines prises de position avec l’idée que finalement d’un mal puisse naitre un bien (Play nicely, http://www.nature.com/news/play-nicely-1.19639?WT.ec_id=NATURE-20160331&spMailingID=51037895&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=883880186&spReportId=ODgzODgwMTg2S0). Il est de fait que la culture et l’appétence pour la connaissance ont été les premiers acquis de la toile lorsqu’elle était encore confidentielle, mais pourquoi justement ne pas essayer de tirer partie de son succès par l’analyse même des comportements qui s’y dévoilent ! Les jeux en ligne, tout particulièrement, peuvent être à la fois objet et sujet d’étude comportementale (Can a video game company tame toxic behaviour? http://www.nature.com/news/can-a-video-game-company-tame-toxic-behaviour-1.19647?WT.mc_id=SFB_NNEWS_1508_RHBox) ce qui est le cas pour  League of legends, le seul jeu en ligne du groupe Riot Games (2006) qui regroupe aujourd’hui 80 millions de comptes actifs et, chaque jour, plus de 8 millions de joueurs connectés simultanément. L’avenir dira si oui ou non tout est ” pourri au royaume du Danemark”.

Ami, ami !

vendredi, janvier 22nd, 2016

5570005-Mains-de-l-homme-et-le-singe-de-jonction-Mixed-Breed-entre-Chimpanz-et-Bonobo-20-ans-devant-un-fond--Banque-d'imagesOn connaît l’adage selon lequel il faut savoir choisir entre “Boire ou conduire”, peut-être ne serait-il pas non plus inutile d’en envisager un autre. Il ne s’agit en fait que d’une toute petite conséquence de la vie en société. Deux études récentes posent une question dans le cadre de la société des chimpanzés,  Chimpanzees Trust Their Friends (http://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(15)01431-1) et Chimps Share Microbes When Socializing (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/45090/title/Chimps-Share-Microbes-When-Socializing/) ; ce que l’on pourrait aussi résumer par : la confiance et le germe ! La cause première, sans laquelle la question n’aurait même aucune raison d’être posée,  c’est donc le fait (prouvé) que le chimpanzé construit des relations de confiance inter individu, créant de ce fait deux domaines qui ne s’interpénètrent pas, puisque des échanges se font dans le premier pas dans le second. Mais si échanges il y a, il sont schématiquement de deux types : matériels et non matériels. C’est le premier qu’il convient d’envisager sans pour autant négliger le fait que des chimpanzés savent construire autour d’eux un espace particulier  où se reconnaissent ceux qui s’apprécient. Donc, reconnaître son ami amène à manifester certains signes qui passent plus ou moins par le contact physique et c’est à ce niveau que se font certains échanges comme par exemple des échanges de germes. Comme le souligne le premier article et c’est ce qui est “extraordinaire” c’est que le chimpanzé comme l’homme (à moins que ce ne soit, l’homme comme le chimpanzé : évolution vous avez dit évolution !) accepte d’encourir un refus lorsqu’il est dans la démarche d’établir un lien de confiance avec l’autre, ce qui amène à considérer qu’un microbiome échangé  entre “copains  et de ce fait devenu comparable, n’a plus qu’une valeur anecdotique !

Elucubration ?

mardi, juin 23rd, 2015

LienSi  le chanteur Antoine les a mises en musique jusqu’où peuvent aller les élucubrations de certains chercheurs/scientifiques ? Suffit-il de faire des constatations à un instant t, à propos d’une population puis de les plaquer sur  une conduite sociétale de la dite population pour en tirer des informations d’ordre téléologique ? L’obsession explicative n’autorise pas tous les débordements. Des vérifications sont nécessaires et Popper n’avait pas nécessairement tort quand il traitait de la connaissance objective : la meilleure des théories est celle qui à la fois est “ … la mieux testable et la mieux testée…” ce qui ressemble fort au sentiment de Poincaré selon qui “… toute explication invérifiable est par la même irréfutable …”. Pour en débattre il n’est pas inutile de lire l’article Touchy Feely (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43014/title/Touchy-Feely/) que l’on pourrait résumer par : le microbiome fait la société d’où on pourrait en tirer le concept de microbiome sociétal ! Et pour aller toujours plus loin, pourquoi ne pas en tirer la conclusion que les contacts physiques entre individus ont pour rôle de structurer la société sur la base d’un échange de germes ! La prochaine étape devrait logiquement être de rechercher quelle est la démarche qui sous tend cet échange. En d’autres termes, il ne reste plus qu’à savoir pourquoi vouloir échanger son microbiome avec tel individu !

Sexe et société

mardi, février 24th, 2015

afiay965off6mwvPour ne parler que de la population chrétienne, dés le Moyen Age, toute déclaration de naissance s’accompagnait nécessairement de celle du sexe anatomique comme en témoignent d’abord les registres paroissiaux, puis les registres d’état civil, qui précisent que l’enfant a réellement été présenté par son père. Ainsi très tôt et pour longtemps le sexe anatomique a-t-il été le sexe sociétal régit sous un régime binaire : mâle/femelle. Pourtant sexe anatomique et sexe sociétal pouvaient sembler ne pas concorder, Sodome et Lesbos en témoignent plus élégamment que ne le fait le terme d’inverti. Puis ce fut à la théorie du genre de venir bousculer les idées précédentes, dont on peut dire pour certaines qu’il s’agit d’idées recues. Aujourd’hui tout s’explique, mais rien n’est moins simple (Sex redefined, http://www.nature.com/news/sex-redefined-1.16943?WT.ec_id=NATURE-20150219) et les idées sur le sexe s’entrechoquent car les gonades ne sont pas les seuls déterminants et le sexe (anatomique/génétique), peut subir différents types de variations dites modérées ou subtiles. Comme elles peuvent intervenir dans l’un et l’autre des deux cas, les désordres sont obligatoirement multiples, facilement accessibles ou de découverte plus ou moins tardive. Le syndrome de Turner est connu depuis 1938 , d’autres sont à découvrir probablement en grande partie en fonction des consultations ! D’où le retour à l’importance de la détermination du sexe au sein d’une société qui veut expliquer mais ne comprend pas toujours qu’un système peut n’être pas binaire et qu’il n’existe pas d’autre solution que de l’accepter !

La climatologie en question

dimanche, août 4th, 2013

Il se pourrait bien que le réchauffement climatique n’ait pas comme seules conséquences l’amenuisement de la calotte glacière ainsi que la modification de la flore et de la faune. Il se pourrait que conjointement les populations manifestent une agressivité en hausse (Climate Change and Violence, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/36822/title/Climate-Change-and-Violence/). Il est évident que dans ces conditions il deviendrait nécessaire d’investir durablement dans l’efficacité policière sans peut-être néanmoins aller jusqu’à l’application préconisée par Ph. K. Dick (Minority report). Soit donc d’une part un réchauffement, des tempêtes, des  ouragans et d’autre part un comportement sociétal dont la violence progresse de façon proportionnelle. Regardons maintenant ce qui fut appelé le petit âge glaciaire en Europe, probablement entre 1303 et 1860. Il semble bien, si les dates en sont confirmées, qu’en 1789 survint une période relativement agitée qui laissa un certain nombre de traces au moins dans la société française. Furent mises en cause entre autre facteur, les famines à répétition dont souffrit le peuple. La question que l’on se pose alors concerne la robustessse présumée des résultats dans la mesure où les auteurs n’apportent aucun détail sur le poids relatif des critères de mesure pris en compte, des critères dont on imagine volontiers qu’ils ont du se modifier au cours du temps. Le pire est peut être pour demain mais en dehors d’arguments convaincants le doute reste permis et doit être encouragé !