Certains s’étonnent que l’homme du paléolithique (Aurignacien, Gravettien) ait pu être l’auteur d’œuvres picturales aussi exceptionnelles que celles dont on parle tant aujourd’hui et que l’on n’hésite pas à reproduire à l’identique pour que le XXI° siècle n’en soit pas privé et puisse même en profiter à loisir. Aussi serait-il logique que les mêmes s’étonnent de ce que les néandertaliens, contemporains des précédents (http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-cro-magnon.php) aient assaisonné leurs plats (Neanderthal chefs may have spiced up menus with wild herbs, http://www.newscientist.com/article/mg22630174.600?cmpid=NLC|NSNS|2015-0416-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS#.VUZHeF2JhYc). Mais pourquoi un tel étonnement ? Le sensible à cette époque y était certainement plus pur que le sensible d’aujourd’hui, si l’on excepte n’importe quel l’enfant lorsqu’il découvre son environnement. L’œil était composé des mêmes éléments que ceux qui composent l’œil d’aujourd’hui et nul ne dit que les papilles et bourgeons du goût différaient à cette époque ! Nul ne dit non plus, que les besoins alimentaires, tant nutritionnels que gustatifs, aient été différents en ce qui concerne la recherche d’une nouvelle perception. Il est tout aussi difficile de certifier l’absence d’un besoin esthétique et donc de sa quête chez l’homo sapiens. Quel qu’ait été le but de ces représentations, votif, magique, religieux, il est vrai que le choix de l’obscurité des cavernes ne témoigne pas à l’évidence d’une envie d’exposer les dites œuvres au vu et au su du groupe. Ce qui n’empêche aucunement l’art et la technique de cheminer de concert depuis la nuit des temps, comme il est dit……
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