« Dis moi ce que tu fais de tes résultats, je te dirai qui tu fréquentes » semble être le lien entre ces deux articles parus simultanément dans deux revues différentes , Turning Data into Discovery (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43021/title/Turning-Data-into-Discovery/) et Funders must encourage scientists to share (http://www.nature.com/news/funders-must-encourage-scientists-to-share-1.17718?WT.ec_id=NATURE-20150611). Premier constat d’une aveuglante évidence : les données obtenues dans les différents domaines de la recherche scientifique ( ceux dont il est question, mais pas seulement ), s’accumulent posant une première question « que faut-il en faire » ? Un mauvais esprit n’ayant que de mauvaises pensées imaginerait sans peine que partage est synonyme d’appauvrissement : » ce que je donne, je ne l’ai plus » ! Mais ce n’est pas le but du jeu, puisqu’il s’agit au contraire de mettre en place un vrai et grand tissu dont la trame et la chaine sont chercheurs et leurs résultats, tissu dont l’étendue serait telle qu’il ferait du monde scientifique comme de l’univers un ensemble en expansion pour le plus grand bien de tous. Thésauriser, c’est bien mais analyser c’est mieux encore et quand on est seul, le travail s’apparente à celui du pauvre Sisyphe, pire même que de remettre cent fois sur le métier son ouvrage ! Mais pour analyser, il faut des analyseurs compétents, c’est là qu’interviennent des processus plus complexes comme la protection des données, ce qui sous entend un accès à ces données selon un processus défini qui ne doit pas être laissé au bon vouloir des différentes équipes. Il faut pour terminer mettre en place une interdisciplinarité qui ne soit pas de pacotille, chewing-gum a dit un homme politique français , il y a peu de temps encore. Donc chacun profitera au mieux des données des autres à condition que se fasse l’acceptation des autres à la fois en tant qu’individualité et en tant que tout.
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