Quid novi de “cellula”

Winter is coming: Le temps de la cryo-microscopie électronique – Top of the  Prots

En 1665, le microscope de Hooke grossit cinquante fois les structures observées et dix ans plus tard, le microscope de Leeuwenhoek atteint déjà un grandissement de soixante dix à deux cent cinquante fois, ce qui représente une amélioration subséquente et rapide quand on considère qu’il s’agit du XVII ème siècle ! L’utilisation de plusieurs lentilles provoquant des aberrations chromatiques en périphérie des objets étudiés, on lui préféra une seule lentille ce qui permit de décrire la brique indispensable à la théorie éponyme, à savoir la CELLULE. Mais c’est essentiellement la cellule végétale qui fut objet de description en raison de la “rigidité” de sa membrane externe. Le noyau est décrit en 1831 chez l’orchidée : son diamètre est de 5 à 10 microns. Golgi décrit en 1898 une nouvelle structure intra cellulaire, un empilement de sacs membraneux, de 100 nanomètres de diamètre, les dictyosomes auxquels sera attaché le nom de son “inventeur” en 1908. En 1969, Rambourg utilise les images de microscopie électronique tridimensionnelle pour préciser la structure en individualisant face trans et face cis. En 2021, c’est la microscopie cryo-électronique (Cells as you’ve never seen them before) qui porte un nouveau regard sur l’intimité cellulaire. Et les connaissances ne s’arrêtent pas là puisqu’il est possible d’associer microscopie électronique en 2D, modélisation en 3D et cerise sur le gâteau ajouter la 4D en répétant le processus à différents moments (New Studies Enable a Clearer View Inside Cells). Ainsi en trois siècles et demi, l’optique a-t-elle laissé place à l’électronique, la 2D à la 4D, la réalité simplifiée à la réalité augmentée, la statique à une modélisation dynamique ! Même si la progression technologique approche la vérité, il ne faut pas croire qu’elle l’a atteinte !

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