Il pourrait sembler parfaitement logique qu’une navigation nocturne s’appuie sur la lecture du ciel, c’est effectivement ce que l’homme pratique depuis des millénaires. Ulysse en était d’autant plus conscient que ses marins lui répétaient souvent : « Tu connais les dangers de la navigation nocturne« . L’astronomie est en effet un domaine particulièrement important pour les peuples et peut-être encore plus pour leurs dirigeants. En effet l’observation du mouvement des astres donnait lieu à un double calendrier, cultuel et agricole comme en témoignent Les tables Sultaniennes écrites en Perse en 1437. Mais aujourd’hui, il n’est pas question de vertébrés supérieurs mais de vertébrés inférieurs, des insectes, dont on vient de s’apercevoir qu’il se dirigeaient « nuitamment » grâce aux étoiles : A moth’s path is written in the stars. Il s’agit d’un papillon de nuit, le Bogong, capable d’effectuer des vols de plusieurs centaines de kilomètres, probablement parce qu’il possède des neurones visuels intracérébraux et qu’il peut utiliser les champs magnétiques. L’article se conclut sur la surprise des chercheurs : mais ce qui surprend c’est cette surprise ! Comment à l’époque où l’homme miniaturise peut-il s’étonner que la nature sache le faire aussi bien que lui, depuis plus longtemps ?
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