Quand l’IA est en but à toutes les critiques (le mot est faible !) un article entrevoit un tout autre aspect la concernant. Paroles d’évangile n’est peut-être pas la meilleure des expressions dans la mesure où on peut se poser la question de savoir si elle est énonciatrice de « propos indiscutables, et de vérité absolue« . Mais c’est pourtant la question qui pourrait être posée quand une médaillée Fields rapporte « qu’un amateur vient de résoudre un problème mathématique vieux de a cinquante ans — en interrogeant une IA : « L’IA de ChatGPT a prouvé une conjecture grâce à une méthode à laquelle aucun humain n’avait pensé (Fields medallist: AI makes us rethink maths), Erdős problem #1196 as a notable success story) ». D’où l’idée pas si absurde selon laquelle « les experts estiment qu’elle pourrait avoir d’autres applications« , car il est évident que dans cette occurrence, l’IA a bien émis un propos indiscutable, une vérité absolue. Et plus même puisqu’elle autorise à repenser le concept de démonstration en mathématiques, ce qui n’est pas rien d’autant plus que la démarche suivie par l’IA pourrait être appliquée à d’autres problèmes encore non solutionnés. Alors que va-t-il se passer quand deux IA conversent entre elles sans intervention humaine (Be quiet, the AIs are talking) ? Vont-elles pouvoir s’échanger ce qu’elles auront découvert comme par exemple la démonstration décrite dans l’exemple précédent ? Au quel cas auront-elles l’outrecuidance de se gausser de leurs concepteurs ? Quand la réalité dépasse la fiction !
