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L’IA et le scientifique

lundi, mars 11th, 2024

Peut-on établir une échelle dans l’inadéquation entre une technique et son application ? C’est une possibilité qui pourrait parfaitement avoir commencé dés la maitrise du feu. En effet depuis cette “époque” l’homme n’a cessé d’inventer et cette capacité le met en compétition avec la nature. Doit-il s’en rendre maitre, doit-il composer avec elle pour y trouver sa place ? Aujourd’hui le trouble est à son comble car se heurtent de plein fouet, un suprême outil de maitrise et une aspiration à un monde meilleur au sein d’une nature apaisée. Mais l’IA, puisqu’il s’agit bien d’elle, cache en son sein une capacité de tromperie dont son concepteur n’a pas encore pris la pleine mesure. Appliquant ce vertueux principe selon lequel tout idée de racisme doit être exclue, l’IA est parfaitement capable de générer des aberrations historiques qui défient l’imagination (https://www.numerama.com/tech/1635258-gemini-genere-des-images-de-nazis-noirs-google-panique.html). Dans la mesure où l’instantanéité a remplacé la réflexion, cette information prendra envol et consistance auprès des moins avertis. Mais elle est aussi capable de se manifester dans d’autres domaines qui, s’ils sont plus confidentiels n’en sont pas pour autant dénués d’une réelle importance (Why scientists trust AI too much — and what to do about it) puisque là aussi elle tout autant capable d’inventer, par exemple, de fausses expériences. Sans esprit de réflexion, sans application du doute constructif, celui qui interroge, l’outil serait à bannir. Car de même que Platon imaginait le livre comme un outil portant atteinte à la mémoire et altérant les facultés de compréhension de l’homme, de même l’IA pourrait-elle créer un enfer pour l’humanité. Il convient donc que les fées qui se penchent sur son berceau lui accordent la capacité de s’autocorriger dans les plus brefs délais

Savoir lire ses classiques

mercredi, février 14th, 2024

Épicure, philosophe grec du IVème/IIIème siècle av. J.-C, acquit sa notoriété non pas tant par une lithiase vésicale qui lui fut fatale que par la théorie philosophique éponyme, l’épicurisme. Dire avec les épicuriens que “Le plaisir, .., est le principe et la fin de la vie heureuse (À Ménécée, 129)” c’est savoir pratiquer l’ataraxie, qui conduit à la sérénité par l’absence de troubles, volontairement recherchée. De cet auteur sont connues les “81 Sentences vaticanes découvertes dans un manuscrit du Vatican” ainsi que les textes de son élève Lucrèce. A Herculanum gisaient des rouleaux de papyrus carbonisés lors de l’éruption du Vésuve en 79 ap. J.-C témoins de la philosophie du maitre. Point n’est besoin d’insister sur la destruction inévitable des dits rouleaux à vouloir les consulter, mais la technique est là pour venir au secours de l’art (Essay on pleasure revealed in ancient scroll). La lecture devenue possible de ces rouleaux est d’autant plus extraordinaire qu’elle met en lumière deux caractéristiques humaines, son pouvoir de réflexion et son pouvoir technique l’un et l’autre redevables de sa capacité à la conceptualisation. La question de base reste néanmoins toujours la même et de ce fait d’actualité. Dans la mesure où la technique ne va pas sans l’esprit, quel fut le primum movens ? Que l’invention du feu ait été le fruit du hasard est presque une certitude, mais la réflexion à propos de son utilité et donc de son utilisation certainement pas ! Aujourd’hui où il est de bon ton de s’interroger sur les dangers de l’IA, il n’est pas inutile de rappeler que le marteau n’est dangereux que par l’intention que l’homme lui donne. Que les avancées techniques de l’homme lui permettent d’avoir accès aux avancées conceptuelles de ses ancêtres, ressemble fort à une prodigieuse plongée dans l’histoire de l’humanité pour un avenir plus riche.

L’IA, toujours l’IA

dimanche, janvier 14th, 2024

Faut-il s’en réjouir, mais les jours se suivent et se ressemblent en ce qui concerne ce nouvel outil qu’est l’IA. Peut-être induit-elle autant d’effroi que de réconfort comme le fut la découverte du feu à la fois destructeur et protecteur. Daté d’il y a environ 800000 ans car il est difficile de distinguer un feu naturel d’un feu entretenu à moins que de déceler des artéfacts à proximité, l’homo erectus n’a peut-être pas été convaincu immédiatement de son immense utilité ! C’est la raison pour laquelle Prométhée prit l’affaire en main et fit de la technè un outil pour l’art. Néanmoins chacun est au courant du détournement qu’en fit l’homme. C’est donc en toute connaissance de cause que l’homme du XXIème siècle pressent les déviations dont il est tout à fait capable. Schématiquement l’IA repose sur la réalisation d’algorithmes “exprimés dans un langage informatique, sous la forme d’un logiciel“. Elle est capable d’apprendre via des modèles mathématiques. Pour le Parlement Européen  “l’intelligence artificielle représente tout outil utilisé par une machine afin de  reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité ». Et voici comment soixante quatorze ans plus tard, Video: What is ChatGPT not?, on parle avec Turing Mais aussi comment soixante quatorze ans plus tard, l’horizon s’étant éloigné, il est bon de questionner la communauté :There are holes in Europe’s AI Act — and researchers can help to fill them.

La Mort en question

mardi, janvier 9th, 2024

C’est peut-être un article un peu “trop long” (https://arxiv.org/pdf/2306.03009.pdf) dans son intégralité, ce qui est dommage car le titre en est particulièrement prometteur “Using Sequences of Life-events to Predict Human Lives” puisqu’il cache plusieurs thèmes d’actualité. Trois points de réflexion en particulier peuvent en être extraits : la Vie, la Mort et leur accointance avec l’IA. La Mort a aujourd’hui tellement perdu de sa réalité qu’elle passe de l’état de sujet à celui d’objet dont on serait en mesure de prédire la date de survenue, ce qui peut être intéressant pour un tiers mais à tout le moins point d’achoppement pour l’intéressé. La Vie quant à elle peut être assimilée le plus simplement du monde à une suite d’évènements qui du fait de leur similitude avec des séquences, autorise l’utilisation d’un algorithme puisque défini par “la description d’une suite d’étapes permettant d’obtenir un résultat à partir d’éléments fournis en entrée“. Personne n’a pourtant oublié Malraux pour qui si “La vie ne vaut rien, rien ne vaut une vie “. A l’évidence réifier la Mort comme la Vie ne posent aucun problème aux auteurs de l’étude. Et donc se pose LA question : ont-ils connaissance du mot magique, ETHIQUE et du domaine auquel il s’applique ? Alors pour en terminer, mieux vaut se référer à la conclusion “pleine d’humour” de l’article du JIM “IA : la mort est son métier”(https://www.jim.fr/medecin/jimplus/e-docs/ia_la_mort_est_son_metier_200205/document_jim_plus.phtml). A suivre ?

Corrélation vs causalité

samedi, mars 4th, 2023

Une corrélation est une relation statistique entre deux variables dont les valeurs varient dans le même sens ou dans le sens opposé. Ainsi la corrélation peut-elle être positive ou négative. Une causalité est une corrélation dans laquelle une variable dépend de l’autre et cette relation persiste dans le temps. Le problème de la relation cause/effet a pris une importance toute particulière avec le développement des sciences soit donc à partir du XIXème siècle. “L’homme a naturellement envie de savoir” ce qui explique le monde des questions qu’il pose et se pose. Il est donc vraisemblable que cette appétence est à l’origine de la technique, concevant des objets dont le but est bel et bien de lui venir en aide grâce aux réponses qu’elle sera en mesure de lui apporter. Mais le problème vient de ce que trouver qu’il existe des corrélations entre des facteurs ne signifie pas qu’il y ait une relation de cause à effet. La relation entre deux variables, qu’elle soit négative ou positive ne signifie pas que l’une agit sur l’autre ce qui signe la causalité. La recherche de corrélation implique donc d’étudier des variables sans chercher à les manipuler. La relation de cause a effet ne peut intervenir dans la démarche du chercheur que dans un second temps : la recherche causale nécessite une expérience programmée dont les variables seront contrôlées. Mais aujourd’hui ce problème va se poser à l’Intelligence Artificielle qui détecte parfaitement les corrélations mais se révèle particulièrement mutique en ce qui concerne le domaine de la causalité (Why AI needs to understand consequences). D’où la question que peut faire l’homme pour sa machine s’il veut valider sa prise de décision ? Il faudra donc adapter la machine pour transformer ses capacités et les rapprocher des qualités humaines qui font que l’appréciation de la causalité est le résultat de nombreuses acquisitions et qualités humaines parmi lesquelles l’imagination et les retours en arrière ! C’est “l’inférence causale” où les mathématiques vont devoir prendre en main l’acte décisionnel humain pour le meilleur en évitant le pire !

Après la dactyloscopie ?

samedi, novembre 21st, 2020
Qu'est-ce que la biométrie ? IDEMIA vous répond !

Même si le nom de Bertillon reste attaché en criminologie à l’utilisation des empreintes digitales dès 1902, les papilles et crêtes dermiques étaient connues depuis 1678 et déjà utilisées en 1880. En réalité, Bertillon n’y croyait pas trop ! Pourtant leur valeur signalétique fut reconnue à la hauteur “de tout autre ensemble de caractères physiques”. Aujourd’hui les empreintes digitales restent utilisées dans différentes situations : ainsi celle de l’index gauche est indispensable pour l’établissement de la carte d’identité française, une autre peut servir de clef pour remplacer la saisie d’un mot de passe : c’est donc bel et bien une donnée biométrique. Alors qu’en est-il de cette nouvelle application de l’IA, à savoir l’utilisation de la reconnaissance faciale, toute nouvelle donnée biométrique. Car à cette donnée se rattache un questionnement éthique absent du recueil des empreintes digitales (Ethical questions confront facial recognition). La biométrie est selon la CNIL une “Caractéristique physique ou biologique permettant d’identifier une personne”, c’est ce que permet l’empreinte digitale, l’ADN, la voix tout autant que les relevés de biométrie foetale indispensables aux études de datation ou de trophicité dans la surveillance d’une grossesse à risque. Quelles sont alors les conditions pour que le recueil de paramètres morphométriques interroge l’éthique ? Les conditions d’obtention et/ou les conditions d’utilisation ? Chacun sait qu’à la technique ne s’attache aucune qualité : elle n’est ni bonne ni mauvaise, c’est ce que l’homme en fait qui peut poser question. Ainsi en est-il de la finalité du marteau ! Avant que d’être traitées, les informations ont dû être obtenues : c’est le comment qui est en cause par exemple le volontariat de l’individu. Enfin le troisième point important est le paramètre lui-même et dans le cas présent, la reconnaissance faciale. Car si le visage est le médiateur à la relation d’autrui selon Levinas, cette capture subie le dépossède de sa qualité essentielle, sa responsabilité envers l’autre.

C’était il y a soixante quinze ans …

samedi, mai 11th, 2019

En 1944, Erwin Schrödinger, qui depuis dix ans s’amusait déjà beaucoup avec son chat, commet un ouvrage de vulgarisation dans lequel il pose une question essentielle : Qu’est-ce que la vie ? La question semble tout aussi difficile à résoudre que la question de la définition du temps à laquelle Saint Augustin avait apporté la réponse suivante : “Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore “. Et c’est un peu en le paraphrasant que François Jacob avait répondu sans répondre ” ..chacun de nous sait ce qu’est la vie”. C’est avec plus d’acuité encore que se pose de nouveau la question au regard des robots et autres dérivés de l’Intelligence Artificielle (Opinion: How to Define Life, https://www.the-scientist.com/news-opinion/opinion–how-to-define-life-65831 ), cette dernière n’arrêtant pas de s’améliorer. La question est d’autant plus prégnante que l’industrie en cause se mobilise pour définir à son profit des lois à propos de la robotique, autres que celles d’Isaac Asimov ! (Don’t let industry write the rules for AI,
https://www.nature.com/articles/d41586-019-01413-1?WT.ec_id=NATURE-20190509 ). Un robot ne s’est-il pas vu attribué une nationalité ? Parmi tous les critères proposés, il en est certains auxquels répondent les produits de l’IA et on pourrait poser comme indispensable qu’ils répondent à tous. Il en est pourtant deux qui jusqu’à aujourd’hui sont encore spécifiquement humains : l’évolution darwinienne mais aussi la connaissance qu’a l’homme de sa finitude. Mais il ne peut s’agir là que d’une réponse à l’aune des connaissances actuelles. L’expression “Demain est un autre jour” reste on ne peu plus pertinente !

Rien de nouveau depuis 1931

dimanche, janvier 20th, 2019


Peut-être cette découverte sera-t-elle en mesure de rassurer les opposants à l’IA augmentée. En effet ceux qui actuellement s’y intéressent de près, viennent de se heurter de nouveau à une aporie formulée il y a déjà près de quatre vingt dix ans. En 1930, Gödel, mathématicien autrichien âgé de 25 ans à l’époque, énonce deux théorèmes dits “théorèmes d’incomplétude”, dont seul le premier sera détaillé (!!) : “il existe des énoncés mathématiques vrais, mais indémontrables” ! (Le théorème d’incomplétude de Gödel, https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/). La question est d’importance : tout ce qui est vrai est-il forcément démontrable mais aussi, ce qui n’est pas démontrable est-il faux ? Dans l’article, Mathematicians Discovered a Computer Problem that No One Can Ever Solve (https://www.livescience.com/64469-unsolvable-math-problem.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190113-ls) il s’agit de traiter du problème de l’apprenabilité. Or comme celle ci repose sur la quantité de données fournies, elle se situe donc dans le cadre de l’hypothèse du continu (voir la théorie des ensembles). Attention, si l’hypothèse du continu ( Hypothèse du continu, https://www.techno-science.net/definition/6080.html) n’est pas reconnue par tous les mathématiciens et si elle est particulièrement difficile a comprendre pour un béotien en la matière, il n’en reste pas moins vrai qu’il est intéressant de savoir qu’il existe encore des barrières à la progression de l’IA. Pour autant quelle(s) est (sont) la(les) différence(s) entre les barrières humaines et celle(s) des machines à l’apprenabilité ?

Pourquoi pas un peu d’humour ?

lundi, août 6th, 2018

Des discussions enflammées, des séminaires à l’infini, des publications à ne plus savoir que lire, tels sont les manifestations que provoque le thème actuel de l’Intelligence Artificielle. Pas de salut sans avoir choisi entre le Pour et le Contre. Pour choisir entre ces deux extrêmes de quels arguments dispose-t -on ? Des bienfaits tout autant que des méfaits supposés de l’une ou l’autre de ces deux attitudes et contrairement à ce que l’on pourrait penser le Candide serait bien en mal de trancher au vu et au su des confrontations entre spécialistes. Contrairement à ce que R. Poincaré préconisait, le scientifique n’est pas toujours le mieux placé pour traduire en termes compréhensibles le fait scientifique. Mais peut-être est-ce parce qu’il n’y a rien de scientifique dans ce domaine ! Comme cette affirmation est à  tout le moins compatible avec la définition  d’une oxymore pourquoi ne pas lire l’article Officially Intelligent de Bob Gran (https://www.the-scientist.com/editorial/officially-intelligent-64587?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=64887135&_hsenc=p2ANqtz–xDvzS5n-Mv14EfKwbZ8C6eyepYKrql06jAcRQoBaxVwyrHc9PBxWynZggLUy3Ic7QzHX42IGqG3deynskPWaAaXO5RQ&_hsmi=64887135). A la manière des adorateurs de la Deep Ecology pour qui la nature ne retrouvera son équilibre originel qu’avec la disparition de l’homme, le biocentrisme l’emportant sur l’anthropocentrisme, l’avenir pourrait-il être meilleur si  l’homme disparaissait au profit de la machine ? Une seule solution à ce cauchemar ! Foin de genre, la femme n’est plus le devenir de l’homme, c’est la créativité de l’un comme de l’autre qui sauvera l’humanité !

L’Homme et sa Machine

vendredi, mai 18th, 2018

A propos de l’IA les articles se suivent et se succèdent à un rythme tel qu’une intelligence non artificielle peine pour se maintenir à niveau. Et pour atteindre le niveau supérieur de l’intelligence artificielle, celui dit de l’ apprentissage profond, le chemin semble plus escarpé encore. Mais il existe aussi un autre obstacle (probablement pas le dernier) à franchir celui du sujet lui même que l’on aimerait bien décrypter. Aujourd’hui, il ne s’agit ni plus ni moins que de celui qui fut récompensé par le Prix Nobel de physiologie ou médecine attribué en 2014 à Edvard Moser, May-Britt Moser et John O’Keefe : soit sous une forme extrêmement simplifiée, le comment du positionnement dans l’espace. A ce propos, deux articles analysent une lettre parue dans Nature (pour les plus avertis), Vector-based navigation using grid-like representations in artificial agents (http://www.nature.com/articles/s41586-018-0102-6.epdf?referrer_access_token=_lWNU8gc6P54Xyucs60zx9RgN0jAjWel9jnR3ZoTv0OEfySMT4t78PpPpCS7uExWqGH8Y85zx5sxUAfevtKBQhbJLTAeVlbUdZL1p8FMUwKd4qZMsU8gbExV1eNrCWgjyC9yqW3vQfcsml21Pu27QUUA4UjZLGUDRiLLfbcuOzknt2kNcLH672UsJIqltTUIk9mhOv-Mh5mx6OXvkjXf_Ue2UA6fDm55IYYG__qEH2enmCI3iGBsf8rZW9MhvmmfS10vUQ2DfmQzxiFZ7xlDj_iRfVtWBHdZb2YYkd3Q81IUDDdoRjX6ovQghMzXIctvzKkTQD7c0WSLCz9F6mFgUb5SqbTLcSX2eNdVTo180wC4VWMaxdunMcF0bH9EoyKk5JxKrDVp750hNsfG8ygqHgU6Ms_WYLql7geeoCD5gH_9WNORVT_XozsaqXSRdvIoy4jlgJqSAe7dbYOpG3KhBjPj-HTYs7T6u0nAUjJRZW2pvP9qWv-VGLzOtD4eYE0ZYH_jhewQ4WAHvjZGtw2_zvwQ4m54gyIx-3tQsZF1j_Sa1JgSJF20PQ2ZMdRk98yUgBqGpmqJVAOoqxVeq3CrzIAytJyAdiaCLJfxSir3K0F00MRJXr2wLELvk9eSbQREiJTIA5V3h3E2R6cmH2fqZA%3D%3D&tracking_referrer=www.the-scientist.com ). Pour les moins avertis, voici une des deux analyses parues récemment et qui s’y rapportent  : AI recreates activity patterns that brain cells use in navigation (https://www.nature.com/articles/d41586-018-05133-w?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180510). Aujourd’hui, la puissance des algorithmes va plus loin que les succès obtenus au jeu de Go  puisqu’ils réalisent des circuits neuronaux complexes comme ceux que suivent les cellules de grille (cf plus haut) permettant le cheminement de rats virtuels avec des performances supérieures à celles obtenues par des humains. En dehors de toute explication, ces prouesses pourraient s’apparenter à une magie moderne, magie qui devrait pourtant aider à la compréhension de certains fonctionnements neuronaux humains. Alors pour insister sur la pluralité des domaines embrassés par l’IA pourquoi ne pas se pencher sur cet  article parce qu’il envisage une autre facette, La bêtise de l’IA est révolutionnaire  (https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-betise-de-l-intelligence-artificielle-est-revolutionnaire_2008927.html). Comme quoi avant de participer en société à ce débat controversé,  il faut savoir de quoi on parle !