Il ne dort donc jamais !

bebe-reve-bonbonLes mois se suivent, ainsi en est-il également des articles dont le centre d’intérêt est cette boite noire aussi dénommée cerveau dont le mystère reste “presque total”. D’après E. Zarifian (1941-2007), qui suivit de près les avancées de l’imagerie médicale, si l’imagerie est bien scientifique, son interprétation est encore à l’étape préliminaire des hypothèses, car si des images se forment quand on demande au patient d’effectuer différentes taches intellectuelles, “voir le cerveau penser n’est qu’une métaphore poétique“. Il n’en reste pas moins vrai que les méthodes s’affinant on peut enfin démontrer que le cerveau de celui qui dort, ne dort aucunement puisqu’il permet toujours la réalisation de certaines taches.  Ainsi ne dormirait-on que d’un œil (http://lesveritesscientifiques.com/2016/04/pourquoi-est-ce-encore-vrai) ce qui ferait dire à d‘aucuns qu’il s’agit d’une  propriété ancestrale, de celle qui aurait permis aux hominidés de  rester sur leurs gardes et donc de réagir au plus vite lorsque l’environnement leur était encore largement hostile et ce d’autant qu’il existe des aires encéphaliques de repos ( http://lesveritesscientifiques.com/2016/03/le-cerveau-et-petri).  Mais il n’y a pas que la survie matérielle il y a aussi une survie intellectuelle, de celle qui permet d’apprendre en dormant ( http://lesveritesscientifiques.com/2013/03/dormir-pour-travailler-mieux). Alors que durant l’état de veille, l’influx nerveux  traverse le corps cellulaire des dendrites vers l’axone, durant l’état de repos, un cheminement inverse et possible (Study indicates reverse impulses clear useless information, prime brain for Learning, http://medicalxpress.com/news/2013-03-reverse-impulses-useless-prime-brain.html), processus qui permettrait d’effacer les informations “en trop” (?) et qui pourrait également aider à un apprentissage ultérieur. Les deux derniers articles parus (Brain Listens During Sleep, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46320/title/Brain-Listens-During-Sleep/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30675741&_hsenc=p2ANqtz-_WTldkMK0XV2NY13FENenO8ELPwx7B3N60sBFFNBLn5lgbsqS1qrgMCFNMHAJZM97WtGFc5OjKRWIJpN4I0U45rLDZ2A&_hsmi=30675741, Examining Sleep’s Roles in Memory and Learning, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46305/title/Examining-Sleep-s-Roles-in-Memory-and-Learning/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30573260&_hsenc=p2ANqtz–ZBfB6rJ-mISD-oDs6KA9paAeXePQg0wOAHzRWyBkbDtYC56fx-vNmax1Eir6-tVSGOXent5-FVCsaNTJgQvuhJxMoxg&_hsmi=30573260) reprennent cette particularité : un état de veille active durant une phase particulière du sommeil : celle du sommeil paradoxal (Mouvements Oculaires Rapides). Pendant cette période, on le  sait depuis les enregistrement polygraphiques, il existe également une accélération du rythme cardiaque, ce qui pourrait inviter à s’intéresser plus au rôle du système nerveux autonome. Quoiqu’il en soit le sommeil paradoxal, décrit en 1957 par W. Dement et N. Kleitman (The relation of eye movements during sleep to dream activity: an objective method for the study of dreaming, Journal of Experimental Psychology, 53, 5, 339-346, 1957) pour son rapport avec la période des rêves, n’a pas fini de faire parler de lui. La preuve en est que tout individu privé de rêves a du mal à survivre !

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