Platon, au secours !

impassedessinLe monde du sensible et le monde des idées ne sont pas propriétés exclusives de Platon, c’est ce que démontre aujourd’hui encore les reproches que l’on adresse à ceux qui se sont éloignés du premier pour le second, l’inverse étant tout aussi vrai (Twitterstorm shows why scientific evidence matters, http://www.nature.com/news/twitterstorm-shows-why-scientific-evidence-matters-1.20910?WT.ec_id=NATURE-20161103&spMailingID=52679502&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1041399035&spReportId=MTA0MTM5OTAzNQS2) ! Cette dualité n’a pas attendu aujourd’hui pour s’exprimer et Max Weber en avait fait un brillant constat  dés le début du XX° siècle quand il interpellait le scientifique et le politique. Mais il s’agit d’une divergence qui a du s’accentuer au fil des siècles conjointement aux progrès techniques car il fut un temps où l’expérimentateur était aussi celui qui conceptualisait : le XIX° en fut un exemple abouti. Il devrait donc nécessairement exister un point de rencontre entre ces deux mondes au risque de porter préjudice à l’un comme à l’autre, au regard d’une société non informée. C’est en effet cette dernière, en bout de chaîne, qui va juger sur preuve, de telle sorte que finalement la question va se poser de savoir ce qu’est une preuve ! On pourrait dire que la preuve sensible valide l’idée et qu’elle représente donc de ce fait le point de rencontre évoqué ci dessus. Et dans ces conditions, cette preuve se doit d’être exacte, vraie, aboutie, définitive …. L’histoire est là pour démontrer que ce n’est pas le cas ! Qui a parlé d’aporie ?

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