L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions !

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Deux définitions en guise de préambule (indispensable ?) : Utopie : la société idéale et impossible de Thomas More, Dystopie : l’utopie qui vire au cauchemar, la différence avec la contre utopie ne faisant pas vraiment l’unanimité. C’est en 1516 que naît l’utopie, et le concept d’intelligence artificielle en 1950 quand Turing évoque la possibilité d’une machine qui pense. Si l’on a tendance à voir le mal partout, on pourrait avoir envie de dater le début de l’obsolescence programmée du libre arbitre humain à cette moitié du XX° siècle. Comme par ailleurs de l’intelligence artificielle on est passé à l’intelligence artificielle augmentée, le livre de Stuart Russell commenté dans Raging robots, hapless humans: the AI dystopia ( https://www.nature.com/articles/d41586-019-02939-0?WT.ec_id=NATURE-20191003&utm_source=nature_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=20191003&sap-outbound-id=9606D7B56EFAB7B3771C49FE87CFC3130D5654A2&utm_source=hybris-campaign&utm_medium=email&utm_campaign=000_SKN6563_0000015602_41586-Nature-20191003-EAlert&utm_content=EN_internal_34350_20191003&mkt-key=005056B0331B1EE888EF831BEF037191 ) ne devrait pas être inutile. Les deux principales questions auxquelles il faudrait être en mesure de répondre sont les suivantes : des effets bénéfiques ou délérères générés par les applications de cette technologie, lesquels doit-on retenir pour l’avenir de l’humanité et sera-t-il toujours possible de garder le pouvoir sur des machines qui ne ressembleront plus en rien à des machines ? En effet lorsqu’un artifice dépasse largement les capacités de celui qui l’a construit on a tout lieu dêtre inquiet. Il est à craindre que les lois d’Isaac Asimov ne soient plus respectées. L’inquiétude est d’autant plus grande que le vocabulaire choisi à propos de ces constructions est celui que l’on utilise pour l’homme : intelligence, cognition, compréhension comme si les concepteurs avaient déjà anticipé la suprématie de leur création. Est-ce voeu pieux de répéter que la machine n’est que ce que l’homme veut qu’elle soit et qui le croit encore ?

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