Posts Tagged ‘intelligence artificielle’

L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions !

samedi, octobre 5th, 2019

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Deux définitions en guise de préambule (indispensable ?) : Utopie : la société idéale et impossible de Thomas More, Dystopie : l’utopie qui vire au cauchemar, la différence avec la contre utopie ne faisant pas vraiment l’unanimité. C’est en 1516 que naît l’utopie, et le concept d’intelligence artificielle en 1950 quand Turing évoque la possibilité d’une machine qui pense. Si l’on a tendance à voir le mal partout, on pourrait avoir envie de dater le début de l’obsolescence programmée du libre arbitre humain à cette moitié du XX° siècle. Comme par ailleurs de l’intelligence artificielle on est passé à l’intelligence artificielle augmentée, le livre de Stuart Russell commenté dans Raging robots, hapless humans: the AI dystopia ( https://www.nature.com/articles/d41586-019-02939-0?WT.ec_id=NATURE-20191003&utm_source=nature_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=20191003&sap-outbound-id=9606D7B56EFAB7B3771C49FE87CFC3130D5654A2&utm_source=hybris-campaign&utm_medium=email&utm_campaign=000_SKN6563_0000015602_41586-Nature-20191003-EAlert&utm_content=EN_internal_34350_20191003&mkt-key=005056B0331B1EE888EF831BEF037191 ) ne devrait pas être inutile. Les deux principales questions auxquelles il faudrait être en mesure de répondre sont les suivantes : des effets bénéfiques ou délérères générés par les applications de cette technologie, lesquels doit-on retenir pour l’avenir de l’humanité et sera-t-il toujours possible de garder le pouvoir sur des machines qui ne ressembleront plus en rien à des machines ? En effet lorsqu’un artifice dépasse largement les capacités de celui qui l’a construit on a tout lieu dêtre inquiet. Il est à craindre que les lois d’Isaac Asimov ne soient plus respectées. L’inquiétude est d’autant plus grande que le vocabulaire choisi à propos de ces constructions est celui que l’on utilise pour l’homme : intelligence, cognition, compréhension comme si les concepteurs avaient déjà anticipé la suprématie de leur création. Est-ce voeu pieux de répéter que la machine n’est que ce que l’homme veut qu’elle soit et qui le croit encore ?

Robot trop humain vs humain trop robot !

samedi, mars 10th, 2018

La distinction entre robot humanoïde et androïde n’est pas rigoureusement claire quand il peut être question aussi bien de l’un que de l’autre en particulier dans la littérature de science fiction. On pourrait dire que : le robot humanoïde est une machine dont l’apparence se rapproche de celle de l’homme, tandis que l’androïde est un robot à forme humaine comme l’atteste le qualificatif  “androïde” quand l’enveloppe est masculine, et “gynoïde” quand l’enveloppe est féminine (Humanoïdes et androïdes : Définitions, http://ia-2011tpe.e-monsite.com/pages/les-robots/humanoides-et-androides-definitions.html). En réalité le problème ne vient pas tant de la forme que du fond de ces presque nouveaux personnages et en particulier de la présence ou de l’absence d’une qualité, si peu partagée qu’elle ne peut être qualifiée de commune, l’empathie. Les androïdes de Ph K. Dick ont-ils la capacité de “se mettre à la place de l’autre ” :  c’est ce que Rick Deckard recherche dans sa quête destructrice. S’il utilise le test imaginaire dit de VOIGT-KAMPFF, ce denier repose néanmoins sur un test lui bien réel, le test de TURING (1950) utilisé dans un débat prémonitoire, à cette date, de la possibilité d’une Intelligence Artificielle (IA). Si ce test “simple” a été depuis sa description largement critiqué (http://www.artificiel.net/test-de-turing), il n’en reste pas moins le témoin d’une question majeure concernant dualisme et matérialisme de l’esprit humain. C’est pourquoi cette question se pose aujourd’hui avec d’autant plus d’acuité que l’IA en envahissant  la société crée une nouvelle interface entre deux entités ontologiquement différentes, homme vs machine. C’est aussi la raison pour laquelle l’article Where Blade Runner began: 50 years of Do Androids Dream of Electric Sheep? (http://www.nature.com/articles/d41586-018-02695-7?WT.ec_id=NATURE-20180309&spMailingID=56151484&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1361248578&spReportId=MTM2MTI0ODU3OAS2) mérite d’être lu. Il introduit en effet une nouvelle dimension : celle qui considère ces nouveaux liens que l’homme pourrait tisser avec sa machine pouvant modifier le statut de chacun des protagonistes. Ce qui se traduit in fine par le problème de la robotisation humaine, problème évoqué en son temps et à sa façon par Chaplin !

Pic de la Mirandolle était -il un robot ?

vendredi, février 22nd, 2013

Mort à l’âge de 31 ans, probablement empoisonné, Jean Pic de la Mirandolle est resté dans la vulgate populaire comme l’archétype du savoir universel. Encensé par les uns, vilipendé par les autres, il est certain que s’attache toujours à son nom, un savoir qualifié d’encyclopédique pour le  XV° siècle ! Sans être le rêve de tous, une connaissance étendue reste un des buts de l’existence de beaucoup ! Aussi pourquoi la robotique ne pourrait-elle pas aider l’homme en raison des capacités insoupçonnables de ses programmes d’acquisition et de stockage autorisant la possibilité d’un réel apprentissage de la machine,  et pourquoi pas d’intelligence artificielle, dont la définition reste encore à préciser ! Quoiqu’il en soit, pourquoi ne pas se faire aider d’un robot dans certaines tâches comme l’envisage l’article “Watson, MD” (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/34160/title/Watson–MD/). Avec humour, le docteur Watson qui aidait si bien Sherlock Holmes est devenu ce robot qui aide le futur praticien dans ses tâches d’apprentissage aussi bien que le praticien confirmé lorsqu’il officie. Ce qui est particulièrement intéressant mais aussi tout à fait réconfortant, c’est que ce soit la traduction du langage qui soit l’étape la plus difficile que rencontre le programme de coopération entre la  Clinique de Cleveland et IBM. Parce que le langage est une façon d’exprimer une pensée et qu’il est caractéristique de la communication il reste encore une spécificité du vivant.