Bâtir

Prométhée — Wikipédia

Construire est un acte riche en protagonistes inscrits dans une finalité qui commence avec une étape première et indispensable, le plan. L’homme a une appétence de connaissance et la perfection de son corps lui pose question. Son corps mais aussi celui de tout être vivant dans le mesure où chacun d’entre eux semble parfaitement remplir toutes les conditions nécessaires au déroulement de sa propre vie. Première interrogation, celle de la construction de l’être vivant à partir de deux cellules. Puis plus tard, la possible réparation d’une blessure, la possible régénération de certains de ses organes. Néanmoins il se peut que ces deux processus n’aboutissent pas exactement au résultat esompté et par ailleurs ses capacités se situent loin derrière celles d’un lézard auquel la queue aurait été coupée et plus loin encore de celles du lombric que l’on sectionne en deux. Plus ou moins parfaites ses reconstructions témoignent que l’organisme adopte pour la suivre une démarche ayant un but : la vision téléologique n’est pas loin ! Entre l’observation et la compréhension il y a un monde dont Zeus avait déjà une certaine conscience : le foie de Prométhée ne se reformait-il pas chaque nuit après qu’il ait été dévoré par l’aigle du Caucase! Ce qui pose réellement problème c’est le phénomène même de la coopération cellulaire pour aboutir à un résultat satisfaisant. Pour l’étudier aujourd’hui la génétique n’est plus l’outil requis, mais un nouvel artéfact né de la technicité, le biobot (https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/biologie-cellulaire/premiere-des-mini-biobots-sur-mesure-capables-d-avancer-transporter-ou-manipuler_140425). Il s’agit de nouvelles machines vivantes, (Feature: How Groups of Cells Cooperate to Build Organs and Organisms), auxquelles pourait fort bien s’appliquer le terme de “coquecigrue” (definition : sornette tout autant que créature imaginaire). Recette : prendre des cellules, qui répondront aux mécanismes chimiques et mécaniques ordinaires, mais surtout, surtout ne pas oublier la signalisation électrique ! En modélisant des circuits électriques, ces cellules livreront des sculptures différentes. L’homme programme, les cellules lui livrent le produit final ! Tout n’est pas encore résolu pour autant : si le génome artificiel est en bonne voie, la cellule synthétique n’est pas encore de ce monde. Que construira le prochain DR Frankenstein et de quoi aura-t-il besoin ?

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