Ecosystème humain

ego-natureL’écosystème est un sujet dont il est largement question depuis Sir Arthur George Tansley, botaniste britannique (1871-1955) qui crée le terme. Le microbiome est un sujet dont il est largement question depuis plus longtemps que l’on croit, puisque le microbiote auquel il se réfère est la vision élargie d’un monde ancien connu sous le nom de microflore (exemple la microflore intestinale). Il aurait été anormal que l’un ne fasse pas partie de l’autre et peut-être plus anormal encore que l’homme n’y soit pas impliqué. Heureusement ce n’est pas le cas : il existe bien un écosystème humain dont fait partie un microbiome ubiquitaire dont l’espace ne cesse de s’étendre. Ce dont il est question dans l’article Skin Microbes Help Clear Infection (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44001/title/Skin-Microbes-Help-Clear-Infection/) est particulièrement intéressant dans la mesure où il est question du microbiome cutané humain qui non seulement serait l’équivalent d’une signature (à l’instar des empreintes digitales) mais encore qui conforte l’idée ancienne d’une barrière de protection, qui de passive est à l’évidence a tous les caractères d’une barrière active. A partir d’une étude, qui quoi qu’on en dise, reste ethiquement discutable, le microbiome cutané se révèle, en fonction de l’individu, plus ou moins efficace dans la résolution de l’infection inoculée. Mais c’est cette constation en elle-même qui pose la vraie question : la place exacte du microbiome cutané (dans le cas présent) dans la gestion de l’infection par l’organisme. Et d’une façon plus générale, comment doit-on envisager la place de l’écosystème humain dans l’équilibre de la communauté des êtres vivants ?

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