L’art du pliage

Savoir plier du papier pour en faire une cocotte constitue la toute première étape dans l’art des origamis. Le mot vient du japonais, peut-être lui-même importé du chinois, mais quoiqu’il en soit il s’agit d’un art populaire ancien remis au goût du jour et qui permet la réalisation de structures d’une grande complexité. Il s’agit d’oeuvres ornementales mais c’est leur concept qui a servi de modèle, pour la création de l’origami ADN par Paul Rothemund en 2006. A partir d’une longue chaîne d’ADN linéaire dont on connaît la séquence, on localise les points où la molécule doit être pliée pour obtenir la forme désirée. C’est à partir de ces nouvelles structures que des formes assimilables à de petites cages ont été créées capables d’englober de petites particules virales. Des blocs de taille supérieure en forme de triangle ont été réalisés, puis ceux-ci sont assemblés (“Origami” DNA Tps Could Keep Large Viruses From Infecting Cells) en des corps creux en forme d’icosaèdre dont la cavité interne peut atteindre 280nm (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/des-nano-objets-en-origami-dadn-pour-le-piegeage-de-virus-102598/#:~:text=Une%20%C3%A9quipe%20internationale%20de%20chercheurs,inhiber%20efficacement%20une%20infection%20virale). Il suffit alors “tout simplement” d’enduire la face interne du volume creux ainsi créée d’une substance piège qui retiendra le virus ciblé ! Le point positif : le piège serait supérieur au traitement par anticorps. Le point d’interrogation : l’introduction de ces dispositifs peut-elle entraîner des effets délétères ? Ce serait intéressant de le savoir !

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