Il est un organite intracellulaire qui n’en finira pas d’étonner la communauté scientifique. Mise en évidence par des colorations « appropriées » à la fin du XIXème siècle, la mitochondrie présente dans toutes les cellules (exception faite des érythrocytes et de quelques parasites), s’est vue attribuer le rôle de centrale énergétique. Parce qu’elle est conforme à un organisme procaryote, on a fait l’hypothèse qu’elle représentait un phénomène d’endocytose survenu il y a plusieurs milliards d’années. Il est vrai qu’elle a toutes les caractéristiques d’un procaryote : double membrane phospholipidique, ADN, division par scissiparité. Et aujourd’hui elle vient d’acquérir une mobilité, mais pas une mobilité intracellulaire, une mobilité extracellulaire. Elle se promène (Why do mitochondria move between cells?), un véritable « transfert mitochondrial » ! Est-ce leur origine qui explique leurs incroyables propriétés ? Si l’on peut répondre à la question du « comment » parce que trois voies possibles de cheminement ont été montrées, il n’en reste pas moins vrai que la question essentielle concerne le « pourquoi » de cette mobilité : besoin d’une aide extérieure, ou au contraire effet délétère ? Il est donc indispensable d’étudier ce transfert chez l’homme, ce qui s’avère être encore du domaine de la prouesse technique. Mais comme « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »
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