Mais qu’est-ce que la mémoire ?

La question est d’autant plus importante qu’il semble bien exister plusieurs réponses et ce en fonction de la personne à laquelle la question est posée. Selon l’Académie Française elle  » … désigne la faculté de l’esprit de conserver et de rappeler des idées, des situations, des personnes, etc. ». Pourtant un psychologue aura tendance à prolonger cette capacité de l’être vivant par son implication dans son adaptabilité. Ainsi la mémoire d’une situation antérieure permet-elle d’ajuster au mieux un comportement ultérieur. Un neurophysiologiste envisagera différentes mémoires parmi lesquelles la mémoire à court terme, et la mémoire à long terme. Quant aux littérateurs et philosophes, il n’est que lire Marcel Proust ou Henri Bergson. Mais ce ne sont là que quelques exemples qui concernent la mémoire envisagée comme potentialité du cerveau, c’est à dire d’un tissu cellulaire, d’un ensemble de cellules qui travaillent en réseau dans une communauté de finalité. La question posée par l’article ‘What does a cell know of itself?’, interroge une cellule, quand il ne s’agit pas d’une cellule du système nerveux. Qu’une cellule réagisse à un stimulus, est une évidence, de même qu’elle est capable d’adapter sa réponse au dit stimulus. Mais une seule cellule garde -t-elle en mémoire un stimulus et sa réponse pour devenir l’expérience dont elle tirera profit ultérieurement ? De nombreuses études menées sur des être unicellulaires montrent à l’évidence que leur conduite traduit l’existence d’un phénomène de mémorisation ; la question étant de distinguer une réponse de nature réflexe à une réponse élaborée. Néanmoins, il est conceptuellement possible d’imaginer qu’une faculté de mémorisation chez un être unicellulaire ancestral ait anticipé une complexification ultérieure tout en préservant cette faculté pour chaque cellule « ordinaire » prise séparément.

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