Battre sa coulpe : » L’expression évoque la faute (culpa) aussi bien que les moyens de s’en repentir (se battre la poitrine). Battre sa coulpe c’est faire son mea culpa, reconnaître ses torts« . Lorsqu’il s’agissait d’un pénitent à l’expression verbale venait s’ajouter une repentance publique, dont l’effet n’était pas le moindre. Aujourd’hui le public a pris une importance dont il est difficile d’apprécier la réalité puisqu’il a largement dépassé l’environnement immédiat du pénitent. Néanmoins le cadre reste le même : toute erreur se doit d’être rectifiée, même si l’erreur par méconnaissance peut sembler moins répréhensible que la faute qui mène à l’erreur. Il n’est pas douteux que les scientifiques qui reviennent sur une publication en raison d’erreurs involontaires ne devraient pas avoir à subir les foudres de leurs collègues outrés mais au contraire les remerciements de ceux-ci (There’s no shame in the right retraction) pour cette remise dans le droit chemin utile à la communauté car elle est l’exacte réplique de la méthode essai-erreur indispensable à un apprentissage raisonné. C’est la raison pour laquelle même si on se félicite de la création du « Prix Ctrl-Z : Récompensant le courage de corriger ou de retirer un travail publié » (https://retractionwatch.com/ctrl-z-award/), on est également en droit de s’étonner qu’il faille encourager celui qui travaille à apporter des réponses aux questions que tous se posent quand il doit reconnaître ses erreurs Chaque parution d’article est un passage dans le domaine public puisqu’aucun chercheur n’espère et ne veut que son travail reste totalement inconnu de ses paires. Le mystère n’est pas son but au contraire de la vérité qui s’inscrit dans le temps.
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