On a su depuis longtemps, mais sans en comprendre le processus, qu’un premier contact avec certaines maladies évitait qu’une personne soit touchée deux fois par la même affection. Toujours sans plus d’explication, au XVIIIème siècle pour la première fois, on pratiqua sur plusieurs individus d’une même société une variolisation en mettant en contact un sujet sain avec le pus des pustules de la variole d’une vache : c’était la naissance officielle de la vaccination (variola vaccīna). Les fées semblaient bien s’être penchées sur cet acte de médecine préventive car son futur devait montrer toute sa richesse au fil des siècles. Mais, peu à peu, peut-être du fait même de cette richesse, le doute s’insinua faisant le lit du complot, attirant toujours plus d’individus, nécessairement éclairés, vers le côté noir de la force … A tel point qu’il ne se trouvent dans le monde des groupes persuadés de l’inefficacité au mieux, du danger au pire de cette pratique. On ne peut choisir de meilleur moment pour apprécier l’article Vaccine-carrying mosquitoes inoculate bats, puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que de vacciner non pas l’humain mais le vecteur de la maladie envers l’homme. Mais avant même que d’institutionaliser la vaccination des chauves-souris, un vrai problème se pose quant à la méthode elle-même. Le moustique modifié n’a pas pour unique but de ne piquer que les chauves-souris ! Et par ailleurs comment vacciner tous ces chiroptères dont certains sont certainement porteurs des virus incriminés ! On peut sans trop faire d’erreur considérer qu’il s’agit d’une étude préliminaire !
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