Prométhée

On le sait depuis longtemps déjà, Prométhée était celui qui voyait loin, très loin : on peut même dire sans se tromper « qu’il en savait des choses ! ». Ainsi en fut il de quelques esprits novateurs, parmi lesquels, on ne citera qu’Archimède (le plus connu) et Leonard de Vinci (non moins connu) tandis que plus récemment, Jules Vernes ne fut pas en reste. Les visionnaires s’accomplirent lorsqu’ils se doublèrent de scientifiques véridiques comme Isaac Asimov. Ce domaine plut tellement qu’il s’accapara le cinématographe avec pour premier représentant, Georges Méliès, et ses effets spéciaux magiques. Aujourd’hui la technique a rendu facile la conjugaison de la science et des images donnant crédibilité ce qui, il y a encore peu d’années, appartenait au pur domaine de l’imagination. Si l’on fait abstraction du thème du héros solitaire sauveur de la vie sur terre, il n’en reste pas moins que la science est à l’œuvre dans le film Project Hail Mary (Science to the rescue in Project Hail Mary). Il est bon que le divertissement quel qu’il soit permette de rendre compte auprès de tous de la réalité de la science. Que celle-ci devienne compréhensible, qu’elle se démystifie, qu’elle fasse jaillir des appétences pour les domaines qu’elle arpente et qu’elle permette de poser DES questions qui deviendront LES questions à propos desquelles il sera possible de débattre parce qu’elle aura apporté les arguments manquants aux néophytes. Ce pourrait être le cheminement vers le démantèlement de la pseudoscience et l’abord rationnel de l’inconnu. En quelque sorte, allier l’utile à l’agréable.

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