L’homéostasie sert à maintenir un facteur dans un état d’équilibre tel que le système auquel il appartient persiste sans changement dans la durée. Claude Bernard en définissant le terme au XIXème siècle ne faisait que reprendre un concept dont on parlait déjà au Vème siècle av. J.-C. Pour maintenir cet équilibre il est indispensable que l’organisme sache qu’il y a péril en la demeure et il faut donc qu’il soit capable d’y remédier, ce qui implique une réception de l’information, un décodage et une réponse adaptée en retour. La régulation de la température en est l’image la plus simple mais il existe un domaine plus inattendu qu’explore l’article Neuroscientists are searching for the ‘cellular substrate of loneliness’, celui de l’homéostasie sociale. En d’autres termes le vivant, animal et humain, a-t-il besoin d’évoluer dans un équilibre devenu nécessaire entre solitude et compagnie ? S’appuyer sur une structure anatomique qui telle un thermomètre serait à même de mesurer le phénomène serait la plus convaincante des preuves ! C’est le résultat des études rapportées dans l’article cité : il existerait bien des neurones dévolus à ce processus dans le tronc cérébral et dans l’hypothalamus et appartenant à un même système. Mais deux constatations sont particulièrement intéressantes : l’importance du sens tactile dans les rapports sociaux, ce dont on avait une connaissance empirique, mais surtout (peut-être) de la différence, à retenir, entre mâles et femelles dans les situations d’isolement prolongé !
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