Savoir choisir

Choisir le plus grand bien, met l’âne de Buridan dans un profond dilemme, ce dont Aristote avait déjà traité en envisageant la difficulté à faire choisir l’homme entre l’eau et la nourriture. Le choix est un moment important, qui n’a rien d’unique puisqu’il peut se répéter un nombre incalculable de fois dans une même journée. Si certains des individus manifestent une quasi impossibilité à se décider, un nombre bien plus grand en est tout à fait capable et ce qu’ils effectuent dans un temps relativement court relève pourtant d’une démarche qui n’a rien d’irréfléchi et qui répond à la théorie de l’arrêt optimal ou de l’arrêt anticipé :  » maximiser le plaisir cumulatif « . En 1970, Richard Feynman (Physicist Richard Feynman’s forgotten notes on ‘the restaurant problem’ finally deciphered after 50 years) transforme ce choix en un problème mathématique qu’il transcrit sous forme d’une équation mathématique. Ainsi si ce problème spécifique du choix et donc de la décision est connu pour appartenir au domaine philosophique on voit qu’il peut également être traité dans le cadre des sciences cognitives quand on s’attache à explorer le cadre de la stratégie optimale. Et la conclusion inattendue est la suivante : si l’humain ne choisit pas rationnellement, il utilise néanmoins au mieux ses ressources qui sont nécessairement limitées. D’où il en ressort que la machine pour ressembler à l’humain doit abandonner une pure rationalité !

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