Qui ne s’est pas entendu dire « Mens sana in corpore sano » par un collègue/ami bien intentionné et néanmoins perfide ? Le sous entendu étant évidemment lourd de sens parmi les quels, l’esprit est sain si le corps l’est également. Aujourd’hui celui à qui s’adressait le malicieux est non seulement parfaitement au courant mais encore acquiesce d’autant plus vigoureusement qu’il en connaît l’explication (Exercise rewires the brain for endurance). En effet si les athlètes savent depuis longtemps qu’il leur est indispensable de s’entrainer pour améliorer leurs performances, on sait aujourd’hui que l’exercice physique « pourrait aussi stimuler les neurones« , c’est ce qui a été constaté chez les souris, elles qui travaillent comme on le sait pour le bien de l’humanité ! L’examen des neurones producteurs de la protéine SF1 impliquée dans la physiologie de l’endurance, non seulement montre qu’ils sont plus facilement excitables mais encore qu’ils augmentent le nombre de leurs synapses, ce qui correspond à une augmentation de leurs sites de connexion. Cette étude histo-physiologique a été confirmée par une autre approche dite opto-génétique, reposant sur l’illumination cérébrale. Si l’on ajoute l’influence bénéfique du sommeil sur le cerveau, dont fait partie son nettoyage par des cellules destinées à cet effet (These hungry immune cells tidy sleeping flies’ brains, https://rdcu.be/e3Y6t et https://www.livescience.com/health/sleep/does-the-brain-flush-out-toxins-while-you-sleep) personne ne pourra plus dire « Ça sert à quoi ? »
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