Posts Tagged ‘neurone’

Ancien adage et actualité !

samedi, février 14th, 2026

Qui ne s’est pas entendu dire « Mens sana in corpore sano » par un collègue/ami bien intentionné et néanmoins perfide ? Le sous entendu étant évidemment lourd de sens parmi les quels, l’esprit est sain si le corps l’est également. Aujourd’hui celui à qui s’adressait le malicieux est non seulement parfaitement au courant mais encore acquiesce d’autant plus vigoureusement qu’il en connaît l’explication (Exercise rewires the brain for endurance). En effet si les athlètes savent depuis longtemps qu’il leur est indispensable de s’entrainer pour améliorer leurs performances, on sait aujourd’hui que l’exercice physique « pourrait aussi stimuler les neurones« , c’est ce qui a été constaté chez les souris, elles qui travaillent comme on le sait pour le bien de l’humanité ! L’examen des neurones producteurs de la protéine SF1 impliquée dans la physiologie de l’endurance, non seulement montre qu’ils sont plus facilement excitables mais encore qu’ils augmentent le nombre de leurs synapses, ce qui correspond à une augmentation de leurs sites de connexion. Cette étude histo-physiologique a été confirmée par une autre approche dite opto-génétique, reposant sur l’illumination cérébrale. Si l’on ajoute l’influence bénéfique du sommeil sur le cerveau, dont fait partie son nettoyage par des cellules destinées à cet effet (These hungry immune cells tidy sleeping flies’ brains, https://rdcu.be/e3Y6t et https://www.livescience.com/health/sleep/does-the-brain-flush-out-toxins-while-you-sleep) personne ne pourra plus dire « Ça sert à quoi ? »

Encore une nouvelle discrimination !

samedi, octobre 17th, 2015

Sidebar1-1Pourquoi le terme « discrimination » souffre-t-il d’une réputation aussi sulfureuse ? Car est-il injuste et illégitime de distinguer au sein de l’humanité ce qui fait la spécificité de chacun ? Le tout est plus que la somme de ses parties mais nécessite aussi chacune d’entre elle pour sa complétude. Tel est le corps de chacun, et même si l’on a affublé certains organes du qualificatif de noble, personne ne peut vivre en l’absence de l’organe, lorsque celui ci est unique tout autant que des deux, lorsque ceux ci vont par pair. Ainsi vient-on de mettre en évidence une nouvelle façon de  « discriminer » les individus les uns des autres (Brain Activity Identifies Individuals, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44212/title/Brain-Activity-Identifies-Individuals/). Après les empreintes digitales (anciennes) et les microbiomes (plus récents) voici que s’avance le connectome neuronal. Là encore se manifeste ce qui fait de chaque homme une entité propre sur fond de communauté. Faut-il s’en attrister, certes non ! Pas plus qu’il ne convient de ne pas en parler. Bien au contraire puisque les avancées scientifiques tendent toutes à montrer/démontrer que chaque individu est bien unique au sein de l’humanité, qu’il possède une signature qui lui est propre qui le fait se distinguer de son/ses voisin(s). Ainsi devient-il possible d’expliquer ces inattendus quelque soit le domaine considéré. Si le normal a été défini comme l’expression de la majorité, celui qui s’en écarte n’est pas « anormal« . On ne dément pas fondamentalement la théorie de G. Canguilhem selon laquelle le pathologique constitue la réponse normale à une modification, quelle que soit la dite modification. Il peut s’agir d’un gène, d’un récepteur, d’un circuit, d’un agent pathogène …..  pour que l’inattendu survienne. C’est aussi le meilleur moyen pour adapter, par exemple, la thérapeutique. Mais on sait aussi que si l’approche de l’homme tient de plus en plus compte de ses sigularités, il deviendra aussi de plus en plus difficile de savoir faire jouer ensemble tous les différents éléments qui le constituent. La nature n’a pas dit son dernier mot !